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    Pourquoi boire un verre de vin peut-il boucher le nez ?

    27/1/2026 | 2 min
    Vous avez déjà vécu ça ? Vous buvez un verre de vin, tranquillement… et quelques minutes plus tard, votre nez se bouche. Comme si vous attrapiez un rhume instantané. Chez certaines personnes, c’est très net : un seul verre suffit. Et non, ce n’est pas forcément une allergie au vin. Très souvent, c’est une autre histoire. Une histoire chimique. Une histoire d’histamine.

    L’histamine, c’est une molécule naturellement présente dans notre corps. Elle joue un rôle central dans les réactions inflammatoires et allergiques. C’est elle, par exemple, qui provoque le nez qui coule, les éternuements, les yeux qui grattent. En temps normal, l’histamine est utile : elle sert de signal d’alerte. Mais en excès, elle devient gênante.

    Or, le vin — surtout le vin rouge — contient de l’histamine. Pourquoi ? Parce qu’elle se forme pendant la fermentation, comme d’autres substances qu’on appelle des “amines biogènes”. Plus un vin est fermenté, plus il a été en contact avec certaines levures ou bactéries, plus il peut être riche en histamine. Et chez certaines personnes, cet apport suffit à déclencher une réaction.

    Mais le vrai twist, c’est que l’alcool ne fait pas qu’apporter de l’histamine. Il aggrave aussi le problème.

    Normalement, quand vous mangez ou buvez de l’histamine, votre organisme la dégrade grâce à une enzyme : la DAO, pour “diamine oxydase”. C’est un peu votre système de neutralisation. Sauf que chez certaines personnes, la DAO fonctionne moins bien. Ça peut être génétique, lié à une fragilité intestinale, ou à certains médicaments. Résultat : l’histamine reste dans le corps plus longtemps, et agit plus fort.

    Et l’alcool, lui, vient mettre de l’huile sur le feu : il favorise la libération d’histamine par certaines cellules immunitaires et il peut aussi freiner sa dégradation. Donc vous avez un double effet : plus d’histamine qui arrive… et moins d’histamine éliminée.

    Et que fait l’histamine ? Elle dilate les vaisseaux sanguins et provoque un gonflement des muqueuses. Dans le nez, c’est radical : la muqueuse gonfle, les canaux se rétrécissent, et vous avez la sensation d’un nez bouché, parfois avec des écoulements.

    D’ailleurs, des travaux scientifiques sur l’intolérance à l’histamine et sur les réactions au vin décrivent précisément ces symptômes : rhinite, congestion nasale, éternuements, bouffées vasomotrices… le tout sans allergie classique.

    Conclusion : si vous avez le nez bouché après un verre de vin, ce n’est pas dans votre tête. C’est très probablement votre histamine qui parle.
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    Pourquoi se gratter l'oreille peut procurer du plaisir ?

    26/1/2026 | 2 min
    Pour écouter les deux épisodes recommandés:

    1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/pourquoi-votre-opinion-change-t-elle-sans-que-vous/id1048372492?i=1000746638428
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/0dzW7snN390LBqxeDluaoW?si=kTTF4LlVSMGVOQ9S_5XAEA

    2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
    Apple Podcast:
    https://podcasts.apple.com/us/podcast/dans-quel-pays-est-il-interdit-de-chanter-en-playback/id1048372492?i=1000746550059
    Spotify:
    https://open.spotify.com/episode/3Ocem5LLM6sPtRnuyrll6W?si=MEBGO8qeSFGMVpiqLh9_3A

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    Chez certaines personnes, se gratter l’oreille procure une sensation de plaisir parce que cette zone est l’une des plus riches du corps en terminaisons nerveuses sensibles. Le conduit auditif externe (la partie “à l’entrée” de l’oreille) est tapissé d’une peau très fine, peu épaisse, et il contient de nombreux récepteurs sensoriels : mécanorécepteurs (pression, frottement), nocicepteurs (douleur/irritation), et fibres du prurit (démangeaison). Lorsque vous vous grattez, vous activez ces capteurs, ce qui envoie au cerveau un signal puissant.

    Or, la démangeaison (prurit) est un signal particulier : elle est souvent déclenchée par une irritation minime, une sécheresse, du cérumen, ou un micro-inflammatoire local. Le cerveau interprète ça comme : “il faut enlever quelque chose”. Se gratter déclenche alors une réponse immédiate : un soulagement, et ce soulagement est perçu comme agréable.

    Mais ce qui rend l’oreille spéciale, c’est aussi son innervation. Le conduit auditif est innervé par plusieurs nerfs, notamment :
    le nerf auriculo-temporal (branche du trijumeau),
    le grand nerf auriculaire (plexus cervical),
    et surtout une branche du nerf vague (Arnold), qui innerve une partie du conduit.

    Le nerf vague est connecté à des zones profondes impliquées dans les réflexes viscéraux et le bien-être. Résultat : chez certaines personnes, stimuler cette zone peut déclencher des réponses surprenantes : frissons, toux réflexe (“réflexe d’Arnold”), voire une sensation relaxante.

    Enfin, le plaisir vient aussi des circuits centraux : se gratter active indirectement les systèmes de récompense via la libération de neuromédiateurs comme la dopamine (renforcement du comportement) et des opioïdes endogènes (sensation apaisante). C’est pour cela qu’on peut ressentir une forme de “mini-addiction” : plus on gratte, plus le cerveau associe l’acte au soulagement.

    En résumé, l’oreille est une zone sensorielle dense, reliée à des nerfs très particuliers, et le grattage déclenche un cocktail de stimulation + soulagement + récompense, parfois vécu comme un véritable plaisir.
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    Pourquoi l’allaitement maternel diminue-t-il le risque de cancer du sein ?

    25/1/2026 | 1 min
    D'abord, oui, on le sait désormais, l’allaitement maternel diminue légèrement, mais réellement, le risque de cancer du sein — et cet effet protecteur augmente avec la durée totale d’allaitement au cours de la vie.

    La preuve la plus souvent citée vient d’une méta-analyse géante publiée dans The Lancet : elle regroupe les données individuelles de 47 études menées dans 30 pays, soit plus de 50 000 femmes atteintes d’un cancer du sein comparées à près de 97 000 femmes non atteintes.
    Conclusion : le risque relatif de cancer du sein diminue d’environ 4,3% pour chaque 12 mois d’allaitement, et cela en plus de la baisse de risque déjà associée au fait d’avoir eu des enfants.
    Autrement dit : l’allaitement n’est pas un “bouclier magique”, mais il contribue à réduire le risque, de façon dose-dépendante (plus longtemps = plus protecteur).

    Pourquoi l’allaitement protège ?
    Plusieurs mécanismes biologiques sont proposés :
    pendant l’allaitement, certaines hormones (notamment les œstrogènes) sont plus basses, ce qui réduit la stimulation hormonale du tissu mammaire ;
    la grossesse et l’allaitement entraînent une maturation des cellules mammaires, qui les rendrait moins susceptibles de devenir cancéreuses ;
    après l’allaitement, la “remise à zéro” du tissu mammaire (involution) éliminerait aussi certaines cellules potentiellement anormales.

    Est-ce vrai pour tous les cancers du sein ?
    L’effet protecteur semble particulièrement marqué pour certains sous-types, notamment les cancers dits hormono-négatifs, comme le triple négatif (plus agressif, plus fréquent chez les femmes jeunes). Une méta-analyse (Annals of Oncology, 2015) retrouve justement une association protectrice plus nette pour ces formes-là.
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    Pourquoi le froid fatigue-t-il le cœur ?

    22/1/2026 | 1 min
    Derrière cette sensation de fatigue ou d’essoufflement par temps froid se cachent des mécanismes physiologiques bien précis.

    Lorsque la température extérieure baisse, le corps doit en priorité préserver sa chaleur interne. Pour y parvenir, les vaisseaux sanguins situés à la surface de la peau se contractent : c’est ce qu’on appelle la vasoconstriction. Ce réflexe limite les pertes de chaleur, mais il a une conséquence directe : le sang circule dans des vaisseaux plus étroits. Le cœur doit alors pomper plus fort pour maintenir une circulation suffisante vers les organes vitaux.

    Cette augmentation de l’effort cardiaque entraîne une élévation de la pression artérielle. En hiver, on observe d’ailleurs une hausse moyenne de la tension chez de nombreuses personnes, même chez celles qui ne sont pas hypertendues le reste de l’année. Pour le cœur, cela signifie un travail supplémentaire, jour après jour.
    Le froid agit aussi sur la fréquence cardiaque. Face au stress thermique, le système nerveux sympathique — celui de l’alerte — s’active. Il accélère le rythme cardiaque et augmente la force de contraction du muscle cardiaque. Là encore, ce mécanisme est utile à court terme, mais il devient fatigant lorsqu’il est sollicité de manière prolongée.

    Autre point souvent sous-estimé : le froid augmente la viscosité du sang. À basse température, le sang devient légèrement plus épais, ce qui complique son passage dans les petits vaisseaux. Le cœur doit fournir un effort supplémentaire pour assurer une bonne oxygénation des tissus. Chez les personnes à risque, cela peut favoriser la formation de caillots.

    L’effort physique en milieu froid représente un stress supplémentaire. Respirer de l’air froid contracte les bronches et augmente les besoins en oxygène du cœur. Monter une côte ou marcher vite par temps glacial peut ainsi provoquer un essoufflement ou des douleurs thoraciques plus rapidement qu’en été, surtout chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

    C’est pour ces raisons que les statistiques montrent une augmentation des infarctus et des accidents cardiovasculaires en hiver, en particulier lors des vagues de froid. Le cœur doit lutter sur plusieurs fronts à la fois : pression artérielle plus élevée, rythme accéléré, sang plus épais et demandes énergétiques accrues.

    En résumé, le froid fatigue le cœur parce qu’il l’oblige à travailler plus dur pour maintenir l’équilibre du corps. Se couvrir correctement, éviter les efforts brutaux par temps froid et surveiller sa tension sont des gestes simples mais essentiels pour protéger son cœur durant l’hiver.
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    Quelle est la règle du 3-3-3, la méthode pour calmer l’anxiété ?

    21/1/2026 | 2 min
    La règle du 3-3-3 est une technique de recentrage mental utilisée en cas d’anxiété aiguë, de stress intense ou de début de crise d’angoisse. Elle est très populaire en psychologie cognitive, car elle est simple, rapide et utilisable partout, sans matériel ni préparation.

    Son principe repose sur trois étapes successives, qui mobilisent volontairement l’attention.

    Première étape : regarder autour de soi et nommer trois choses que l’on voit. Il peut s’agir d’objets anodins : une fenêtre, une chaise, une couleur sur un mur. L’objectif n’est pas de juger ou d’interpréter, mais simplement d’observer. Cette étape force le cerveau à quitter le flot des pensées anxieuses, souvent tournées vers l’avenir ou vers des scénarios catastrophes, pour revenir à l’environnement immédiat.

    Deuxième étape : écouter et identifier trois sons. Là encore, peu importe leur importance : un bruit de ventilation, une voix lointaine, le son de sa respiration. Cette focalisation auditive mobilise une autre zone du cerveau et renforce l’ancrage dans le moment présent.

    Troisième étape : bouger trois parties du corps. Par exemple, remuer les doigts, rouler les épaules, fléchir les chevilles. Ce mouvement conscient réintroduit le corps dans l’expérience, ce qui est fondamental, car l’anxiété est souvent une réaction corporelle amplifiée par le mental.

    Pourquoi cette méthode est-elle efficace ? Parce que l’anxiété active le système nerveux sympathique, celui de l’alerte et du danger. Le cerveau se comporte alors comme si une menace imminente existait. La règle du 3-3-3 agit comme un signal de sécurité. En sollicitant les sens et le mouvement volontaire, elle stimule le cortex préfrontal, la zone du cerveau impliquée dans le raisonnement et la régulation émotionnelle. Cela aide à calmer l’amygdale, structure centrale dans les réactions de peur.
    Il est important de comprendre que la règle du 3-3-3 ne supprime pas l’anxiété de manière magique. Elle ne traite pas la cause profonde. En revanche, elle permet de faire redescendre l’intensité, de reprendre le contrôle et d’éviter l’escalade vers une crise plus sévère.

    En résumé, la règle du 3-3-3 est un outil de premiers secours psychologiques. Facile à mémoriser, discrète et efficace, elle rappelle une chose essentielle : pour apaiser l’anxiété, revenir au présent est souvent la première étape vers le calme.
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