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Bénonces, dans l’Ain. 31 août 1895.
Un champ en bordure du village. Le soleil qui écrase tout. Et un garçon de quatorze ans qui garde ses bêtes dans le silence. On entendrait presque le vent dans les herbes hautes, le froissement lent des pas, le rythme immuable d’une journée qui avance. Une journée ordinaire, une de plus, dans cette France rurale de la fin du XIXᵉ siècle, au cœur de l’histoire des crimes anciens, où l’on vit dehors, où l’on travaille seul, où l’on peut disparaître sans que personne ne le voie.
Et puis, sans prévenir, ce paysage paisible bascule.
Ce qu’on découvre là — et ce qu’on découvrira ailleurs, avant et après — ne ressemble pas aux crimes « habituels » des faits divers. Ce n’est pas une querelle de voisinage. Ce n’est pas une histoire de jalousie. Ce n’est pas une vengeance. Il n’y a pas de mobile évident, pas de logique immédiate. C’est autre chose. Quelque chose de plus froid, de plus répétitif, de plus dérangeant. Un crime qui n’est pas un point final, mais un maillon. Un meurtre qui s’inscrit dans une mécanique plus vaste.
Car ce meurtre n’est pas isolé. Il appartient à une série, même si personne, à l’époque, ne sait encore penser en ces termes. Chaque affaire criminelle est traitée seule, enfermée dans son village, classée comme un fait divers local. On cherche un coupable du coin, un rôdeur, un vagabond de passage. L’enquête s’arrête vite. Les dossiers se ferment. Les crimes oubliés s’accumulent.
Et pendant ce temps, sur les routes, quelqu’un marche.
Un homme traverse les campagnes françaises. À pied. Toujours. Il passe de département en département, de ferme en ferme. Son visage est marqué à jamais : un rictus figé, une oreille mutilée, un regard étrange. Il apparaît, demande parfois du pain ou de l’eau, puis disparaît. Il marche encore. Il marche vite. Et derrière lui, les champs se taisent.
Quand il est enfin arrêté, ce n’est pas seulement un suspect que l’on enferme. C’est une question que la justice doit affronter. Parce que cet homme a déjà été interné. Parce qu’il a été déclaré fou, puis guéri. Et parce qu’à présent, il parle. Il écrit. Il explique. Il se raconte.
Alors la justice tente de relier ce que personne ne reliait. Juges, médecins, experts se penchent sur ces crimes, sur cette trajectoire, sur cette frontière incertaine entre responsabilité et folie. Une interrogation qui va marquer durablement l’histoire du crime.
Folie réelle… ou folie jouée ?
Et surtout : peut-on être à la fois malade et responsable ?
Dans cette saison de Crimes Oubliés, je vous raconte l’affaire Joseph Vacher. Trois épisodes d’enquête, de meurtres et de débats judiciaires, au cœur d’une affaire criminelle fondatrice du true crime moderne.
Prêt(e)s pour ce crime oublié ?
Toutes les affaires criminelles que je vous raconte dans Crimes Oubliés sont vraies. Soit un meurtre, une Histoire de mœurs, des crimes, des faits divers… Qui ont plus ou moins marqué l’Histoire.
PS : Si vous aimez Hondelatte Raconte, Affaires Sensibles, ou les histoires de Pierre Bellemare, vous allez aimer Crimes Oubliés !
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Un podcast de la collection Les Indés, produit par l'Agence Spotted
Écrit, raconté et réalisé par Camille Debreuille
Musique : Snow Wonders de Myuu
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.