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Choses à Savoir - Culture générale

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  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi dit-on « faire des messes basses » ?

    03/09/2026 | 1 min
    L’expression nous vient directement de la religion catholique. Et contrairement à ce que son sens actuel pourrait laisser croire, les « messes basses » n’avaient à l’origine rien de clandestin.

    Pendant des siècles, on distinguait en effet plusieurs manières de célébrer la messe. Il existait notamment la messe solennelle, ou messe chantée, accompagnée de chants et parfois célébrée avec plusieurs membres du clergé. Mais il existait aussi ce qu’on appelait une « messe basse ».

    Cette dernière était beaucoup plus sobre. Elle était célébrée par un prêtre sans chant, et les différentes prières étaient prononcées à voix relativement faible. Le terme « basse » faisait donc simplement référence au niveau de la voix, par opposition à une messe chantée ou dite à haute voix.

    Cette pratique était particulièrement courante avant les grandes réformes liturgiques du XXe siècle. Dans la liturgie catholique traditionnelle en latin, certaines prières étaient même dites très discrètement par le prêtre, parfois au point que les fidèles présents dans l’église ne pouvaient pas les entendre distinctement.

    C’est précisément cette idée de paroles prononcées à voix basse qui va progressivement sortir du domaine religieux.
    L’expression « faire des messes basses » commence alors à être employée au sens figuré pour désigner des personnes qui se parlent tout bas, à l’écart des autres. Mais une nuance supplémentaire apparaît : si l’on chuchote ainsi, pense-t-on, c’est probablement parce qu’on ne veut pas que les autres entendent ce que l’on raconte.

    Les messes basses deviennent donc synonymes de conversations secrètes, de confidences et parfois même de médisances ou de petits complots.
    C’est ce sens qui subsiste aujourd’hui. Lorsque, pendant une réunion, deux personnes chuchotent entre elles et que quelqu’un leur lance : « Arrêtez vos messes basses ! », personne n’imagine évidemment qu’elles sont en train de célébrer discrètement un office religieux.

    On leur reproche simplement d’avoir une conversation dont les autres sont exclus.

    L’expression est donc un bel exemple de ces formules françaises dont le sens religieux originel s’est presque complètement effacé avec le temps. Et pourtant, chaque fois que nous faisons des « messes basses », nous utilisons sans le savoir le vocabulaire de la liturgie catholique.
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  • Choses à Savoir - Culture générale

    On se retrouve très vite !

    05/06/2026 | 0 min
    Je suis contraint de faire une pause. Toutes mes excuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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    Pourquoi les Belges disent-ils "septante" et non “soixante-dix” ?

    02/06/2026 | 2 min
    La réponse se trouve dans l’histoire… et dans la logique !

    Commençons par le constat : en français, nous avons des systèmes de numération un peu… hybrides. Jusqu’à 69, tout est régulier : soixante-neuf, pas de souci. Mais ensuite, les choses se compliquent : on passe à "soixante-dix" (soixante + dix), puis "quatre-vingt" (4 x 20), "quatre-vingt-dix" (4 x 20 + 10). D’où vient ce casse-tête ?
    Cela remonte au Moyen Âge. À cette époque, en français, plusieurs systèmes de comptage coexistaient. Il y avait le système décimal (basé sur 10), plus simple, et le système vicésimal (basé sur 20), hérité des Celtes et des Normands. Dans certaines régions de France, notamment au nord-ouest, le système vicésimal était courant : on comptait en "vingtaines". C’est ce qui a donné "quatre-vingts", resté dans l’usage en France.

    Mais en Belgique, en Suisse et dans certaines régions de France (par exemple en Savoie), c’est le système décimal qui a prévalu : "septante", "octante" (anciennement), "nonante". Ces formes sont claires, régulières et en usage depuis longtemps dans ces régions.

    Alors pourquoi la France a-t-elle gardé les formes complexes ? Cela vient en partie de la centralisation de la langue sous l’Ancien Régime, puis sous la Révolution. Le français "standard" s’est fixé à Paris, où le système vicésimal était dominant. Avec l’école républicaine et l’imprimerie, ce modèle s’est imposé dans toute la France.
    En revanche, la Belgique, indépendante depuis 1830, a gardé une plus grande liberté linguistique. Le français belge s’est appuyé sur des formes plus régulières, plus claires : "septante", "nonante". Le même phénomène s’observe en Suisse romande.

    Fait amusant : au XVIIe siècle, même en France, des grammairiens recommandaient "septante" et "nonante", jugés plus logiques ! Mais l’usage parisien l’a emporté.
    En résumé : les Belges (et les Suisses) disent "septante" et "nonante" car ils ont conservé un système décimal ancien, plus cohérent. Les Français, eux, sont restés fidèles à un héritage médiéval basé sur le système vicésimal. Une petite différence qui raconte toute une histoire de la langue !
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    Pourquoi dit-on "Côte d’Azur" ?

    02/06/2026 | 2 min
    Le terme "Côte d’Azur" semble aujourd’hui évident, tant il est associé aux images de soleil, de mer bleue et de villas luxueuses. Pourtant, ce nom est une invention récente dans l’histoire, née au XIXe siècle, en pleine transformation de la France et de l’Europe.

    Avant la Côte d’Azur : une terre méconnue
    Jusqu’au début du XIXe siècle, le littoral méditerranéen français, entre Marseille et Menton, est relativement pauvre et peu fréquenté. Il s’agit de terres agricoles, de petits ports de pêche, de zones insalubres parfois frappées par la malaria. Nice, par exemple, faisait encore partie du royaume de Piémont-Sardaigne jusqu’en 1860. À cette époque, on ne parle pas de "Côte d’Azur" mais plutôt de Provence ou de Riviera, un mot d’origine italienne signifiant littéralement "rive".

    Le tournant du XIXe siècle
    Tout change dans la seconde moitié du XIXe siècle. Grâce au développement du chemin de fer, les aristocrates européens — surtout les Britanniques — commencent à venir hiverner dans le Sud de la France. La douceur du climat méditerranéen est vantée pour ses vertus thérapeutiques, notamment pour soigner la tuberculose.

    Des villes comme Nice, Cannes ou Hyères deviennent alors des stations hivernales prisées de l’élite, bien avant de devenir des destinations estivales. On y construit des palaces, des casinos, des promenades, comme la fameuse Promenade des Anglais à Nice.

    L’invention d’un nom : Stéphen Liégeard
    C’est dans ce contexte que, en 1887, un écrivain et ancien député bourguignon, Stéphen Liégeard, publie un livre intitulé La Côte d’Azur. Dans cet ouvrage, il décrit les beautés naturelles et la lumière unique du littoral méditerranéen français. Il y invente l'expression "Côte d’Azur", en écho à son propre département natal, la Côte-d’Or.
    Le choix du mot "azur" n’est pas anodin. Il évoque le bleu profond et lumineux du ciel et de la mer, couleur rare et précieuse, qui inspire depuis toujours peintres et poètes.

    Une réussite marketing avant l’heure
    Le terme "Côte d’Azur" rencontre un succès immédiat, car il cristallise l’image d’un littoral élégant, lumineux et exotique. Il est ensuite repris par les guides de voyage, les affiches touristiques, les agences ferroviaires et les premiers promoteurs immobiliers.

    Aujourd’hui encore, la Côte d’Azur n’a aucune définition administrative, mais elle s’impose comme une réalité culturelle et touristique. Elle s’étend généralement de Toulon à Menton, incluant Monaco, et reste l’un des symboles mondiaux du tourisme balnéaire français.
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    Pourquoi un avocat ne doit-il pas dénoncer son client meurtrier ?

    01/06/2026 | 2 min
    Et bien oui, un avocat n’est pas obligé — et même n’a pas le droit — de dénoncer un client qui lui avoue avoir commis un meurtre. Cela tient à un principe fondamental du droit : le secret professionnel.

    Voici une explication claire et détaillée.

    Le secret professionnel est absolu
    En France (et dans de nombreux autres pays), le secret professionnel de l’avocat est absolu, général et illimité dans le temps. Cela signifie que tout ce que le client confie à son avocat dans le cadre de sa défense est protégé. L’avocat n’a pas le droit de le révéler, ni à un juge, ni à la police, ni à qui que ce soit.

    Ce secret couvre :

    les aveux,

    les documents,

    les stratégies,

    les échanges écrits ou oraux.

    Si un avocat le brise, il encourt des sanctions disciplinaires, pénales et civiles.

    Mais attention : cela ne veut pas dire qu’il peut tout faire
    Un avocat n’a pas le droit d’aider activement son client à dissimuler un crime, par exemple en détruisant des preuves, en mentant pour lui, ou en participant à un faux témoignage. Ce serait de la complicité ou de l’entrave à la justice, ce qui est puni par la loi.

    Que peut faire l’avocat dans ce cas ?
    Si un client lui avoue un meurtre déjà commis, l’avocat doit continuer à le défendre au mieux dans le respect de la loi. Il peut :

    conseiller le silence ou la stratégie la plus favorable,

    éviter de mentir au tribunal, mais sans confirmer la culpabilité,

    inciter le client à se rendre ou à reconnaître les faits — mais sans l’y contraindre.

    Une exception rare : les crimes futurs
    En revanche, si un client annonce un crime à venir, notamment un meurtre imminent, certains systèmes juridiques autorisent (voire imposent) à l’avocat de lever le secret professionnel pour prévenir un danger grave et certain. En France, cela reste extrêmement encadré (article 226-14 du Code pénal), et c’est rarement appliqué à des avocats — davantage aux médecins ou assistants sociaux.

    En résumé :
    L’avocat ne peut pas dénoncer son client pour un crime passé, même s’il le confesse.
    Mais il ne peut pas l’aider à cacher la vérité ou commettre d’autres délits.

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