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    Polymarket : on peut désormais parier sur l’apocalypse ?

    24/03/2026 | 2 min
    Peut-on vraiment tout transformer en pari, y compris les événements les plus tragiques ? La question s’impose aujourd’hui à mesure que la plateforme américaine Polymarket repousse les limites du concept.

    Spécialisée dans les marchés prédictifs, des systèmes où l’on mise de l’argent sur la probabilité qu’un événement se produise, la société fait déjà l’objet de critiques, notamment autour de soupçons de délits d’initié. Mais loin de calmer le jeu, elle vient d’inaugurer un lieu inédit à Washington, à quelques pas de la Maison Blanche. Son nom : « Situation Room », en référence à la célèbre salle de crise où les dirigeants américains gèrent les situations les plus sensibles. Le concept, lui, se veut hybride. « Imaginez un bar sportif… mais dédié à la surveillance de l’actualité », résume Polymarket.

    Concrètement, les clients évoluent dans un espace saturé d’écrans diffusant en continu des flux d’informations : chaînes d’actualité, données financières, radars aériens ou encore publications en temps réel sur les réseaux sociaux. Un environnement pensé pour suivre l’actualité mondiale… et surtout pour réagir immédiatement. Car derrière l’expérience immersive, l’objectif est clair : permettre aux visiteurs de parier sur des événements géopolitiques en cours ou à venir. Conflits armés, tensions internationales, voire scénarios extrêmes comme des frappes militaires ou des crises majeures.

    Ce modèle repose sur une logique bien connue dans le monde des paris : plus l’information est rapide et abondante, plus les utilisateurs sont incités à miser. Le pari devient alors une forme d’anticipation, presque une lecture stratégique de l’actualité. Mais cette approche suscite déjà de vives réactions. Sur les réseaux sociaux, certains dénoncent une forme de « casino géopolitique », où l’émotion, l’urgence et même l’ambiance festive pourraient encourager des prises de décision impulsives.
    Derrière la polémique, une interrogation plus profonde émerge : que se passe-t-il lorsque l’information, la finance et le divertissement se confondent ? Et surtout, lorsque des événements dramatiques, guerres, crises humanitaires, deviennent des objets de spéculation en temps réel ? Polymarket, de son côté, parie sur l’intérêt du public pour ce type d’expérience. Mais en installant ce dispositif au cœur même de la capitale américaine, la plateforme ne se contente plus d’observer le monde : elle invite désormais à miser sur ses secousses.
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    Une IA open-source signée NVIDIA et Mistral AI ?

    23/03/2026 | 2 min
    Lors de sa conférence GTC 2026, Jensen Huang, patron de Nvidia, a affirmé que son entreprise était aujourd’hui « le plus grand contributeur à l’IA open source au monde ». Une déclaration ambitieuse… mais difficile à contester. Depuis plusieurs années, le géant américain met à disposition des développeurs une vaste panoplie d’outils : modèles d’intelligence artificielle, jeux de données, environnements de simulation ou encore frameworks, ces briques logicielles qui facilitent le développement d’applications.

    Dernier exemple en date : la création de la coalition Nemotron. Ce consortium réunit plusieurs acteurs majeurs de la recherche en IA, dont la startup française Mistral AI. Leur objectif : concevoir ensemble un modèle de pointe, ce que l’on appelle un frontier model, c’est-à-dire un système situé à la frontière des capacités actuelles de l’intelligence artificielle. Ce modèle sera entraîné sur l’infrastructure cloud de Nvidia, baptisée DGX Cloud, et servira de base à une nouvelle génération de modèles ouverts. « Ouverts », car leur code et leur fonctionnement seront accessibles, permettant à des entreprises ou des chercheurs de les adapter à leurs propres usages.
    Mais derrière cette stratégie se cache aussi une logique industrielle très claire. En favorisant l’open source, Nvidia s’assure que ses technologies deviennent des standards. Et comme ces modèles sont optimisés pour fonctionner sur ses propres puces, cela incite indirectement les utilisateurs à adopter son matériel.

    Autre annonce marquante : NemoClaw, un module conçu pour encadrer les agents d’intelligence artificielle. Ces agents, capables d’agir de manière autonome, écrire du code, manipuler des fichiers ou interagir avec Internet, posent encore des problèmes de fiabilité. NemoClaw introduit des garde-fous : restrictions d’accès, contrôle des actions, et même un système capable de décider si une tâche doit être traitée en local ou dans le cloud, notamment lorsqu’elle implique des données sensibles. Car ces agents consomment énormément de tokens, ces unités de texte utilisées par les modèles pour traiter l’information. Un détail technique… mais stratégique : plus il y a de tokens, plus la demande en puissance de calcul augmente, et donc en matériel Nvidia.

    Lors de la conférence, Arthur Mensch, dirigeant de Mistral AI, a toutefois rappelé une réalité plus nuancée. Si ces outils ouvrent des possibilités inédites, leur déploiement à grande échelle reste complexe pour les entreprises. Mais il a aussi défendu un point essentiel : les modèles ouverts permettent aux organisations de garder le contrôle sur leurs technologies.
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    Un porte-avion tracé en temps réel par une montre connectée ?

    22/03/2026 | 2 min
    Revenons quelques années en arrière. Janvier 2018. Un jeune analyste australien, Nathan Ruser, explore une carte un peu particulière : la heatmap de Strava, une application de suivi sportif. Cette carte agrège les parcours des utilisateurs pour visualiser les zones les plus fréquentées. Mais ce jour-là, elle révèle bien plus que des itinéraires de joggeurs : les contours lumineux de bases militaires américaines secrètes, en Afghanistan, en Somalie ou encore en Syrie. Le choc est immédiat. Le Pentagone interdit les objets connectés en zone opérationnelle, et plusieurs pays, dont la France, adoptent des consignes similaires. Huit ans plus tard, le problème n’a pourtant pas disparu.

    Le 13 mars 2026, un officier de la Marine nationale court sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, montre connectée au poignet. Sept kilomètres en boucle, en pleine Méditerranée orientale. Rien d’exceptionnel… sauf que son activité est publiée automatiquement sur Strava, en accès public. Des journalistes parviennent alors à localiser le navire presque en temps réel, puis confirment sa position grâce à des images satellites prises à peine 90 minutes plus tard. Résultat : le porte-avions est identifié avec une précision de quelques kilomètres. La réaction des autorités est classique : rappel des consignes, promesse de sanctions, et insistance sur ce que l’armée appelle « l’hygiène numérique du combattant ». Autrement dit, l’ensemble des bonnes pratiques visant à éviter les fuites d’informations via les outils numériques.
    Ce n’est pas un cas isolé. En 2025 déjà, des membres d’équipage de sous-marins nucléaires avaient involontairement partagé des éléments liés à leurs patrouilles. Même scénario en 2024 avec des agents de sécurité de chefs d’État. Le problème est en partie technique. Des applications comme Strava sont conçues pour partager par défaut les activités sportives. La synchronisation avec le cloud, c’est-à-dire l’envoi automatique des données vers des serveurs en ligne, est activée dès le départ. À l’utilisateur de désactiver ces options, s’il y pense.

    Des solutions existent pourtant. Certaines armées testent des systèmes capables de bloquer toute connexion vers ces applications depuis des zones sensibles. Mais en France, on privilégie encore la sensibilisation. Un choix qui interroge, dans un contexte tendu. Plusieurs installations françaises ont récemment été ciblées, et un soldat a été tué en Irak par un drone. Dans ce type de situation, une simple donnée de localisation peut suffire à réduire drastiquement la zone de recherche pour un adversaire.
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    Éditer des documents Word dans votre navigateur ? C’est possible !

    19/03/2026 | 2 min
    Pour de nombreux développeurs web, intégrer un véritable éditeur de documents compatible avec Microsoft Word dans une application en ligne relève souvent du casse-tête. Les solutions existantes reposent généralement sur des systèmes lourds côté serveur ou sur des services propriétaires via des API payantes, ce qui peut rapidement devenir coûteux et complexe à déployer. Un nouveau projet open source pourrait toutefois simplifier les choses. Il s’appelle docx-js-editor, et il propose une approche différente : permettre d’ouvrir, modifier et enregistrer des fichiers .docx directement dans le navigateur, sans passer par un serveur distant.

    Le principe repose sur un éditeur dit WYSIWYG, acronyme de What You See Is What You Get — littéralement « ce que vous voyez est ce que vous obtenez ». Autrement dit, le document affiché à l’écran correspond exactement au résultat final, comme dans un traitement de texte classique. La particularité de cet outil est qu’il a été conçu spécifiquement pour l’environnement React, une bibliothèque très populaire utilisée pour construire des interfaces web modernes. Toute la phase d’édition se fait localement sur l’ordinateur de l’utilisateur, dans le navigateur lui-même. Résultat : les documents ne sont pas envoyés vers un serveur externe pour être traités, ce qui peut représenter un avantage en matière de confidentialité des données.

    Sur le plan technique, l’éditeur repose sur une architecture proche de ProseMirror, un moteur open source utilisé pour créer des éditeurs de texte complexes sur le web. Cela permet notamment d’ajouter facilement des plugins, c’est-à-dire des modules complémentaires qui étendent les fonctionnalités de l’outil. Contrairement à certains éditeurs web qui convertissent les documents Word de manière approximative, la gestion du format DOCX est ici intégrée directement dans le cœur du système. L’objectif est de maintenir une compatibilité maximale avec les fichiers créés dans Microsoft Word.

    Dans les fonctionnalités de base, on retrouve l’essentiel d’un traitement de texte : mise en forme du texte — gras, italique, polices et couleurs — insertion d’images, création de tableaux ou encore gestion des hyperliens. L’outil se veut également extensible. Par exemple, un plugin permet de surligner automatiquement les balises utilisées par Docxtemplater, un système souvent employé pour générer automatiquement des documents comme des factures, des contrats ou des rapports à partir de modèles. Distribué sous licence MIT, l’une des licences open source les plus permissives, docx-js-editor pourrait donc intéresser les développeurs qui cherchent une solution légère pour intégrer l’édition de documents Word dans leurs applications web, sans avoir recours à des infrastructures complexes ou à des services payants.
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    Un « bio-ordinateur » apprend à jouer à Doom ?

    18/03/2026 | 2 min
    En 2022, la start-up australienne Cortical Labs avait attiré l’attention du monde scientifique en dévoilant DishBrain, un prototype de bio-ordinateur capable de jouer à Pong, l’un des tout premiers jeux vidéo de l’histoire. La particularité de ce système : il ne fonctionne pas avec des transistors classiques, mais avec de véritables neurones humains cultivés en laboratoire. Trois ans plus tard, l’entreprise est passée à l’étape suivante. En 2025, elle a présenté CL1, la première version commerciale de cette technologie. Ce bio-ordinateur peut être acheté directement ou utilisé à distance via le cloud, grâce à une API, c’est-à-dire une interface logicielle qui permet aux développeurs d’interagir avec le système.

    Très vite, une question s’est imposée dans la communauté technologique : ce bio-ordinateur peut-il jouer à Doom ? Sorti en 1993, ce jeu de tir est devenu au fil des années une sorte de test emblématique pour les ingénieurs. On l’a déjà vu fonctionner sur des appareils improbables : des tracteurs, des calculatrices… et même un test de grossesse électronique. Cette fois, le défi était différent. Il ne s’agissait pas simplement de lancer le jeu, mais de permettre au bio-ordinateur d’y jouer lui-même. Pour y parvenir, Cortical Labs a collaboré avec le chercheur indépendant Sean Cole, qui a adapté le jeu afin que les neurones puissent l’interpréter.

    Le problème principal est que ces neurones ne voient pas les images. Les informations du jeu ont donc été traduites en stimulations électriques, envoyées directement aux cellules. Les réponses des neurones, elles aussi électriques, sont ensuite converties en actions dans le jeu : se déplacer, tirer ou changer de direction. Le résultat reste encore rudimentaire. Le système parvient à repérer des ennemis et à tirer, mais son niveau reste celui d’un joueur débutant. Comme l’explique Brett Kagan, scientifique chez Cortical Labs, « les cellules jouent pour l’instant comme quelqu’un qui n’a jamais touché un ordinateur ».

    Ce qui surprend les chercheurs, c’est la vitesse d’apprentissage. Alors qu’il avait fallu 18 mois pour apprendre à jouer à Pong, le bio-ordinateur a commencé à comprendre Doom en moins d’une semaine. Chaque puce du système contient environ 200 000 neurones, cultivés dans un milieu nutritif et posés sur une matrice multi-électrode. Ce dispositif permet à la fois de stimuler les cellules et d’enregistrer leurs réponses. Pour Cortical Labs, cette démonstration sert surtout à prouver que son interface logicielle fonctionne. L’entreprise espère désormais que chercheurs et développeurs utiliseront l’API pour inventer de nouvelles méthodes d’apprentissage et de communication avec les neurones. Une frontière encore très expérimentale entre biologie et informatique.
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