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Les manifs s'élancent, la colère s'installe... jusqu'à quand ? - Vos questions sms -
31/10/2026 | 5 minC dans l’air du 31 octobre 2026 - Les manifs s'élancent, la colère s'installe... jusqu'à quand ?
Nos experts :
- Yves THEARD - Directeur adjoint - Le Figaro
- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Homo occidentalis : que sommes-nous devenus ?
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction - Libération- C dans l’air du 31 octobre 2026 - Les manifs s'élancent, la colère s'installe... jusqu'à quand ?
Troisième samedi de mobilisation en soutien à la jeunesse et contre la vie chère. Et une colère sociale qui ne retombe pas. Beaucoup de monde était encore présent dans les rues cet après-midi. Syndicats, étudiants, lycéens et Gilets jaunes ont défilé ensemble, avec des revendications de plus en plus élargies : plus de services publics, des moyens pour la jeunesse, hausse du SMIC et des salaires, la défense des libertés publiques et du droit de manifester, la lutte contre le racisme… Les syndicats étudiants ont d’ores et déjà appelé à de nouveaux blocages dans les lycées et les universités mardi et jeudi prochains, jour de l’appel à manifester lancé par l’intersyndicale.
La convergence des colères est-elle en train de s’opérer ? Sous pression après le fiasco sécuritaire du 17 octobre, marqué par des dégradations et des pillages d’ampleur, le gouvernement scrute les cortèges déclarés, repoussés hors des centres-villes. À Paris, le Conseil d’État a rejeté la demande des organisations syndicales de défiler entre Bastille et Nation. Le cortège s’est élancé depuis la porte de Bagnolet. À Marseille, où aucune manifestation n’avait été déclarée, des milliers de personnes se sont rassemblées aux Réformés avant de se déplacer, encadrées par un important dispositif de sécurité.
Depuis le début du mouvement, plus de 3 000 commerces ont été dégradés. Des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros qui relancent, depuis plusieurs jours, une question : qui doit payer ? Au Sénat, le projet de loi « casseurs-payeurs » a été adopté en première lecture dans la nuit du 27 au 28 octobre 2026, par 229 voix contre 105, avec le soutien du Rassemblement national (RN) et contre l’avis des élus de gauche. Le texte vise à créer « une forme de responsabilité collective », donnant la possibilité de faire payer les dégâts à toute personne appartenant à un groupe ayant commis des détériorations. En d’autres termes, si un individu appartient à un attroupement au sein duquel quelqu’un commet des dégradations, il pourrait être condamné à payer des dédommagements (dans la limite de 10 000 euros par personne), y compris s’il n’en est pas l’auteur.
Nos journalistes ont également suivi ces Français, de plus en plus nombreux, qui demandent à être en partie payés avant la fin du mois. Une pratique qui se banalise, révélatrice des difficultés croissantes à boucler son budget. Dans un contexte marqué par une inflation supérieure à 3 %, tirée par une forte hausse des prix des carburants (+36 % sur le prix du gazole en un an), le pouvoir d’achat est en tête des préoccupations des Français. Selon une enquête Ipsos-BVA, actuellement, plus de deux Français sur cinq déclarent que leur pouvoir d’achat couvre seulement leurs besoins essentiels, voire ne leur permet pas de les couvrir (44 %).
Trois semaines et demie après la libération de 10 millions de barils de diesel provenant des réserves stratégiques françaises, le gouvernement promet une diminution de 18 centimes en moyenne par litre de diesel à partir de dimanche, alors que l'idée d'imposer les superprofits de Total Energies est relancée par la gauche.
Nos experts :
- Yves THEARD - Directeur adjoint - Le Figaro
- Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Homo occidentalis : que sommes-nous devenus ?
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne
- Alexandra SCHWARTZBROD - Directrice adjointe de la rédaction - Libération - C dans l’air l'invité du 30 octobre 2026 avec Gilles Gressani, directeur de la revue Le Grand Continent et enseignant à Sciences Po Paris.
Le Grand Continent vient de publier un dossier consacré aux midterms. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat du 3 novembre pourraient marquer un coup d’arrêt pour Donald Trump, au risque d’attiser davantage sa fureur, à deux ans de la fin de son mandat.
Qui est James Talarico, cet ancien séminariste qui pourrait faire basculer le Texas dans le camp démocrate mardi prochain, une première depuis 1988 ? Quelles seraient les conséquences d’une défaite de Donald Trump sur la scène internationale, notamment pour la guerre en Ukraine ? - C dans l’air du 30 octobre 2026 - Manifs, Halloween... l'alerte du gouvernement
Nos experts :
- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique – Les Échos
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice – Le Parisien
- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique – France Info
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste – La Tribune Dimanche - C dans l’air du 30 octobre 2026 - Manifs, Halloween... l'alerte du gouvernement
Y aller ou non ? C’est la question que se posent nombre de manifestants à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation pour la jeunesse et contre la vie chère. Le ministre de la Justice a alerté face au «risque important de commission d’actes violents». Le ministre de l’Intérieur a parlé d’un « risque très élevé de troubles à l’ordre public » et promis la fermeté. Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront à nouveau mobilisés ce samedi 31 octobre dans l’Hexagone. Emmanuel Macron a une nouvelle fois demandé aux préfets de ne pas accepter de cortèges dans les centres-villes. Ces derniers ont émis de nombreuses restrictions aux manifestations et décrété des couvre-feux pour les mineurs dans plusieurs communes.
Mais, à quoi faut-il s’attendre demain ? Un mois et demi après le début du mouvement lycéen, et au lendemain de manifestations ayant rassemblé centaines de milliers de personnes dans le pays, le gouvernement a fait, en début de semaine, de premières annonces – remplacement de Parcoursup, 5 milliards d’euros pour rénover les bâtiments, 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur – sans éteindre les appels à la mobilisation. Les acteurs de l’éducation rappellent les dix mesures d’urgence demandées, et le bras de fer se poursuit ce vendredi devant la justice. Les syndicats ont annoncé qu’ils contestaient l’arrêté interdisant les parcours initialement souhaités par l’intersyndicale. « La préfecture nous balade de parcours en parcours et suit des ordres hiérarchiques incompréhensibles », a fustigé l’Union nationale des étudiants de France (Unef). L’Union étudiante a dénoncé, de son côté, « des manœuvres de la part du gouvernement qui organise le chaos ». Parallèlement, sur les réseaux sociaux, la coordination des Gilets jaunes appelle à un « acte III », avec un mot d’ordre désormais centré sur la défense des libertés publiques.
À J-1 des mobilisations prévues dans la capitale, la préfecture de police de Paris a pris des arrêtés interdisant le parcours de manifestation souhaité par les syndicats, mais aussi celui souhaité par les Gilets jaunes, leur imposant à la place un itinéraire entre les portes de Bagnolet et de Charenton. « La liberté constitutionnelle de manifester ne doit pas aller à l’encontre de la liberté du commerce, de la liberté d’aller et venir », a expliqué par la suite au micro de RMC la porte-parole de la préfecture de police de Paris.
Alors, combien de manifestants vont se donner rendez-vous le jour d’Halloween ? Quelles sont leurs revendications ? Comment les autorités se préparent-elles ? Quel est l’état d’esprit des commerçants ? Comment tentent-ils de limiter les pertes ?
Nos experts :
- Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique – Les Échos
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service justice – Le Parisien
- Fanny GUINOCHET - Éditorialiste économique – France Info
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste – La Tribune Dimanche
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Acerca de C dans l'air
Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
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