Rencontre proposée par Yves Le Pestipon. La Fontaine, Fables : « Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte ».
« La puissance fait tout » voilà ce que proclame cette très jolie fable, un peu trop oubliée aujourd’hui, et dont la morale paraît aujourd’hui celle de plusieurs puissants de ce monde.
Comment La Fontaine la met-il en scène dans son œuvre ? Comment passe-t-il d’une affaire de berger pêcheur de poissons à la politique générale ?
Comment ce poète en vient-il à douter des effets de la poésie ? Nous y songerons, en lisant cet étonnant récit, en écoutant peut-être aussi un peu de flûte.
Très petite bibliographie :
La Fontaine, Fables, tirage spécial de la Pléiade, Gallimard
Patrick Dandrey, La Fontaine ou les Métamorphoses d’Orphée, Découvertes Gallimard
Fables
Qui ne connaît La Fontaine ? Ses Fables bien sûr, apprises dès l'école, mais aussi ses Contes, charmants et licencieux, ou ce Songe dédié au château de Vaux que bâtissait le brillant Fouquet, alors vaste chantier que le poète défricha et rêva.
On se promène en son œuvre comme en un jardin, où le beau et le vrai, le plaisant à l'utile mêlé guident les pas de l'"honnête homme".
À la recherche d'une morale qui aspire au plaisir, d'un plaisir qui ne saurait être sans morale, La Fontaine, nouvel Orphée, métamorphose les apologues ésopiques, les versifie, les diversifie, leur insuffle la vie. Le mystère des Fables, et de toute l’œuvre, tient en ceci : unique et pourtant contradictoire, raisonnable toujours, elle a l'exubérance de la vie même.
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