Saltar al contenido
PodcastsCultura y sociedadChoses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir - Culture générale

Choses à Savoir
Choses à Savoir - Culture générale
Último episodio

3360 episodios

  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi Venise a-t-elle été privée de carnaval pendant près de 200 ans ?

    04/09/2026 | 2 min
    Aujourd’hui, impossible d’imaginer Venise sans son carnaval. Chaque année, les rues et les places se remplissent de personnages vêtus de costumes somptueux et, surtout, de ces fameux masques qui dissimulent leur identité. Pourtant, cette tradition a pratiquement disparu pendant près de deux siècles.
    Pour comprendre pourquoi, il faut revenir à la fin du XVIIIe siècle.
    À cette époque, le carnaval de Venise est déjà très ancien. Ses origines remontent au Moyen Âge et, au XVIIIe siècle, il est devenu l’un des événements les plus célèbres d’Europe. Pendant plusieurs semaines, les Vénitiens peuvent porter des masques, assister à des spectacles, jouer dans les casinos et participer à d’immenses fêtes populaires.
    Mais le masque possède une particularité importante : il efface temporairement les différences sociales. Un aristocrate peut côtoyer un marchand ou un simple citoyen sans être immédiatement reconnu.
    Et c’est précisément ce qui va inquiéter les nouveaux maîtres de Venise.
    En 1797, les troupes de Napoléon Bonaparte entrent dans la région. La République de Venise, qui existait depuis plus de mille ans, disparaît. Napoléon impose un nouveau régime, avant que la ville ne passe quelques mois plus tard sous domination autrichienne.
    Dans ce contexte politique extrêmement tendu, les autorités se méfient des rassemblements et surtout des personnes masquées. Car derrière un masque, difficile de savoir qui se cache. Des opposants peuvent se réunir anonymement, préparer des troubles ou échapper plus facilement à la surveillance de la police.
    Le port du masque et les festivités du carnaval sont donc fortement restreints. Sous les dominations française puis autrichienne, la grande tradition publique du carnaval vénitien disparaît progressivement.
    Attention toutefois : cela ne signifie pas qu’aucune fête costumée n’a lieu pendant près de 200 ans. Des célébrations privées ou ponctuelles subsistent. Mais le grand carnaval populaire qui faisait la réputation de Venise n’existe plus sous sa forme traditionnelle.
    Même après l’intégration de Venise au royaume d’Italie, en 1866, il ne retrouve pas immédiatement son importance passée.
    Il faut attendre les années 1970 pour assister à sa véritable renaissance. Des habitants, des artistes et des associations cherchent alors à ressusciter les anciennes traditions vénitiennes. En 1979, les autorités locales relancent officiellement le carnaval.
    Le succès est spectaculaire.
    En quelques années, masques, costumes et spectacles envahissent de nouveau la place Saint-Marc et les ruelles de Venise.
    Ainsi, l’un des carnavals les plus célèbres du monde est en réalité une tradition très ancienne… mais ressuscitée il y a seulement quelques décennies.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi Picasso n’est-il jamais devenu français ?

    03/09/2026 | 2 min
    Voilà qui peut sembler étonnant. Pablo Picasso a vécu l’essentiel de sa vie en France. Il s’installe définitivement à Paris au début du XXe siècle, y réalise une grande partie de son œuvre et meurt dans le sud de la France en 1973. Pourtant, il n’a jamais obtenu la nationalité française.
    Et le plus surprenant, c’est qu’il l’a bel et bien demandée.
    Picasso naît en Espagne, à Malaga, en 1881. Il arrive pour la première fois à Paris en 1900. Mais très rapidement, la police française commence à s’intéresser à lui.
    Pourquoi ? Parce que le jeune peintre fréquente des Espagnols proches des milieux anarchistes. À cette époque, l’anarchisme inquiète énormément les autorités françaises, notamment après plusieurs attentats commis en Europe.
    Dès 1901, Picasso fait donc l’objet d’un rapport de police. On le soupçonne lui-même d’être anarchiste, alors qu’aucune preuve sérieuse ne permet de l’établir.
    Et ce vieux dossier va avoir des conséquences près de quarante ans plus tard.
    En 1936 éclate la guerre civile espagnole. Picasso prend clairement position contre le général Franco et soutient les républicains. L’année suivante, il peint d’ailleurs l’une de ses œuvres les plus célèbres : Guernica, en réaction au bombardement de cette ville espagnole.
    Puis, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale vient de commencer, Picasso décide de demander officiellement la nationalité française.
    À ce moment-là, il est pourtant déjà mondialement connu. Mais cela ne suffit pas.
    Les autorités ressortent son ancien dossier de police. Elles rappellent ses supposées sympathies anarchistes et son soutien aux républicains espagnols. Un rapport des Renseignements généraux le présente comme politiquement suspect.
    Résultat : sa demande de naturalisation n’aboutit pas.
    Après la guerre, la situation change complètement. Picasso devient l’un des artistes les plus célèbres au monde. Il adhère au Parti communiste français et continue à vivre en France.
    Il aurait alors probablement pu tenter une nouvelle demande de naturalisation.
    Mais il ne le fera jamais.
    Le refus de 1940 semble avoir laissé des traces. Et Picasso, désormais installé et reconnu internationalement, n’avait plus vraiment besoin de devenir français.
    Il restera donc espagnol jusqu’à sa mort en 1973.
    Une situation assez paradoxale : l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire culturelle française a passé plus de soixante-dix ans en France… sans jamais en avoir la nationalité.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi dit-on « faire des messes basses » ?

    03/09/2026 | 1 min
    L’expression nous vient directement de la religion catholique. Et contrairement à ce que son sens actuel pourrait laisser croire, les « messes basses » n’avaient à l’origine rien de clandestin.

    Pendant des siècles, on distinguait en effet plusieurs manières de célébrer la messe. Il existait notamment la messe solennelle, ou messe chantée, accompagnée de chants et parfois célébrée avec plusieurs membres du clergé. Mais il existait aussi ce qu’on appelait une « messe basse ».

    Cette dernière était beaucoup plus sobre. Elle était célébrée par un prêtre sans chant, et les différentes prières étaient prononcées à voix relativement faible. Le terme « basse » faisait donc simplement référence au niveau de la voix, par opposition à une messe chantée ou dite à haute voix.

    Cette pratique était particulièrement courante avant les grandes réformes liturgiques du XXe siècle. Dans la liturgie catholique traditionnelle en latin, certaines prières étaient même dites très discrètement par le prêtre, parfois au point que les fidèles présents dans l’église ne pouvaient pas les entendre distinctement.

    C’est précisément cette idée de paroles prononcées à voix basse qui va progressivement sortir du domaine religieux.
    L’expression « faire des messes basses » commence alors à être employée au sens figuré pour désigner des personnes qui se parlent tout bas, à l’écart des autres. Mais une nuance supplémentaire apparaît : si l’on chuchote ainsi, pense-t-on, c’est probablement parce qu’on ne veut pas que les autres entendent ce que l’on raconte.

    Les messes basses deviennent donc synonymes de conversations secrètes, de confidences et parfois même de médisances ou de petits complots.
    C’est ce sens qui subsiste aujourd’hui. Lorsque, pendant une réunion, deux personnes chuchotent entre elles et que quelqu’un leur lance : « Arrêtez vos messes basses ! », personne n’imagine évidemment qu’elles sont en train de célébrer discrètement un office religieux.

    On leur reproche simplement d’avoir une conversation dont les autres sont exclus.

    L’expression est donc un bel exemple de ces formules françaises dont le sens religieux originel s’est presque complètement effacé avec le temps. Et pourtant, chaque fois que nous faisons des « messes basses », nous utilisons sans le savoir le vocabulaire de la liturgie catholique.
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    On se retrouve très vite !

    05/06/2026 | 0 min
    Je suis contraint de faire une pause. Toutes mes excuses. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
  • Choses à Savoir - Culture générale

    Pourquoi les Belges disent-ils "septante" et non “soixante-dix” ?

    02/06/2026 | 2 min
    La réponse se trouve dans l’histoire… et dans la logique !

    Commençons par le constat : en français, nous avons des systèmes de numération un peu… hybrides. Jusqu’à 69, tout est régulier : soixante-neuf, pas de souci. Mais ensuite, les choses se compliquent : on passe à "soixante-dix" (soixante + dix), puis "quatre-vingt" (4 x 20), "quatre-vingt-dix" (4 x 20 + 10). D’où vient ce casse-tête ?
    Cela remonte au Moyen Âge. À cette époque, en français, plusieurs systèmes de comptage coexistaient. Il y avait le système décimal (basé sur 10), plus simple, et le système vicésimal (basé sur 20), hérité des Celtes et des Normands. Dans certaines régions de France, notamment au nord-ouest, le système vicésimal était courant : on comptait en "vingtaines". C’est ce qui a donné "quatre-vingts", resté dans l’usage en France.

    Mais en Belgique, en Suisse et dans certaines régions de France (par exemple en Savoie), c’est le système décimal qui a prévalu : "septante", "octante" (anciennement), "nonante". Ces formes sont claires, régulières et en usage depuis longtemps dans ces régions.

    Alors pourquoi la France a-t-elle gardé les formes complexes ? Cela vient en partie de la centralisation de la langue sous l’Ancien Régime, puis sous la Révolution. Le français "standard" s’est fixé à Paris, où le système vicésimal était dominant. Avec l’école républicaine et l’imprimerie, ce modèle s’est imposé dans toute la France.
    En revanche, la Belgique, indépendante depuis 1830, a gardé une plus grande liberté linguistique. Le français belge s’est appuyé sur des formes plus régulières, plus claires : "septante", "nonante". Le même phénomène s’observe en Suisse romande.

    Fait amusant : au XVIIe siècle, même en France, des grammairiens recommandaient "septante" et "nonante", jugés plus logiques ! Mais l’usage parisien l’a emporté.
    En résumé : les Belges (et les Suisses) disent "septante" et "nonante" car ils ont conservé un système décimal ancien, plus cohérent. Les Français, eux, sont restés fidèles à un héritage médiéval basé sur le système vicésimal. Une petite différence qui raconte toute une histoire de la langue !
    Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Más podcasts de Cultura y sociedad
Acerca de Choses à Savoir - Culture générale
Développez votre culture générale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Sitio web del podcast

Escucha Choses à Savoir - Culture générale, ROCA PROJECT y muchos más podcasts de todo el mundo con la aplicación de radio.es

Descarga la app gratuita: radio.es

  • Añadir radios y podcasts a favoritos
  • Transmisión por Wi-Fi y Bluetooth
  • Carplay & Android Auto compatible
  • Muchas otras funciones de la app
Choses à Savoir - Culture générale: Podcasts del grupo
  • Podcast Learn French with daily podcasts
    Learn French with daily podcasts
    Aprendizaje de idiomas, Educación
  • Podcast Real Life French
    Real Life French
    Aprendizaje de idiomas, Educación