Musiques du monde

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- Les 9 musiciens de l'Orchestra Baobab sont dans le grand studio, la session est filmée par RFI Vidéos !
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Nos invités sont l'Orchestra Baobab pour la sortie de Made in Sénégal
Le légendaire Orchestra Baobab du Sénégal sort son nouvel album Made In Senegal. Le Baobab, c'est un mélange de style afro-cubain, de pop internationale, de musique griotique traditionnelle. L'épopée d'Orchestra Baobab débute au cœur de la Médina de Dakar à la fin des années 1960, dans un club construit autour d'un baobab où le groupe développe une diversité de styles qui reflète le métissage culturel et les fortes personnalités musicales de ses membres. Orchestra Baobab donne le tempo d'une nouvelle ère de la musique sénégalaise et africaine ! A partir de 1977, il poursuit sa résidence au Jandeer Night Club. En 1978, le groupe sort deux albums exceptionnels, Baobab à Paris Volumes 1 & 2. Deux autres albums suivent : Gouygui Dou Daanou (1979) et Sibou Odja (1980), affinant le style du groupe. Puis Ken Dou Werente (1982) avec les morceaux Utrus Horas, Coumba, Werente Serigne.
Peu après cela, cependant, le groupe manque de se dissoudre. Les nouvelles tendances musicales venues de l'extérieur comme de l'intérieur du Sénégal détournent l’attention du public. En 1989, la réédition de Ken Dou Werente rebaptisé Pirate’s Choice par l’Anglais Nick Gold qui sort l’album sur son label World Circuit, relance leur carrière. Orchestra Baobab repart en tournée. L’album Specialist in all styles (2002) confirme cette nouvelle adulation et le groupe enchaîne des shows inoubliables recevant des « standing ovations » sans fin, comme au Barbican de Londres. Made In Dakar (2007), coproduit par Youssou N'Dour, marque un retour aux sources. En effet, après avoir fait le tour du monde, le groupe s'installe dans une nouvelle résidence au club dakarois Just4U, leur musique résonnant toute la nuit lors de concerts intimes dans le jardin du restaurant. 2026 Sortie de Made in Senegal 2 acte d'une trilogie qui a démarré avec Made in Dakar.
Titres interprétés au grand studio
- Togne Bakhoul Live RFI
- Baobab 50 ans, extrait de l'album
- Sibo Odia Live RFI
- Ana Maria Live RFI.
Line Up : Seydou Norou « Thierno » Koité (saxophone alto, direction musicale), Mamadou Mountaga Koité (batterie), Abdul Aziz « Dady » Thioune (basse & réalisateur de l'album), Moussa Sissoko (percussions), Yahya Fall (guitare rythmique), Wilfried Zinzou (trombone, saxophone ténor) René « Bolero » Sowatché (guitare soliste) Zacharia « Papino » Koité (chant), Korka Dieng (chant).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch et Jérémie Besset.
► Album Made In Senegal (Strut Records 2026).
Concert 10 mars 2027, Casino de Paris.
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Réalisation : Donatien Cahu. - De la guitare espagnole néoclassique à la lutte indigène guatémaltèque.
Notre premier invité est le guitariste Jason Del Campo pour la sortie de l'album Atlas.
Avec Atlas, Jason Del Campo propulse la guitare classique dans une sphère nouvelle et dévoile un roadtrip personnel jalonné par douze pièces instrumentales où l’infiniment petit côtoie l’infiniment grand. Au croisement des styles néo-classique et post-minimaliste, de Nils Frahm et Steve Reich, le guitariste lyonnais d’origine espagnole bâtit un monde sensible, tout en effleurements émotionnels, arpèges délicats et textures naturelles. Issu d’une famille d’artisans, Jason Del Campo aime à explorer le son et à le sculpter longuement, patiemment, jusqu’à faire ressortir ce qui palpite, respire, vit en lui. Attentif au bruissement de la matière, au grain, il donne à entendre le doigt glissant sur le bois, l’ongle caressant la corde, le frottement du corps sur la caisse de résonance, tout ce qui constitue le rapport charnel, profondément amoureux, du musicien à son instrument.
Il invite ainsi à écouter la mélodie au plus près de son surgissement et à (re)découvrir, dans un contexte épuré, le miracle de l’émotion, cette transmission fluidique d’une âme à une autre. Le titre qui ouvre l’album, « Barcelona 24/7 », apparaît comme exemplaire de cette façon singulière d’aborder la guitare. Pensé comme un retour aux racines espagnoles de Jason, il se déploie en vagues d’arpèges successives tel un prélude baroque du luthiste Johannes Hieronymus Kapsberger, mais reflète aussi bien, par sa progression de l’intime à l’épique, le vécu d’un musicien de notre temps. Il semble alors qu’un espace s’ouvre, empli de battements d’ailes et de doux froissements, d’écoulements infimes et de silences éloquents, impression que Paseo puis Wavin’ affinent encore en unissant les cordes du dobro. Un dobro trafiqué par son frère, chaudronnier de métier, sur lequel il a utilisé des cordes en nylon.
Titres interprétés au grand studio :
Barcelona Live RFI
Wavin', extrait de l'album
Sombra Live RFI
Line Up : Jason Del Campo (guitare)
► Album Atlas (Auto-prod/The Orchard 2026)
Site internet | Instagram | Bandcamp
Puis, nous recevons Sara Curruchich pour la sortie de Mujer Indígena.
Être une femme au Guatemala est un acte de résistance. Présenter Sara Curruchich reviendrait à dire que, en plus d’être une artiste, être une femme maya kaqchikel est en soi une déclaration politique, mais aussi une position identitaire radicale. Née en 1993 à San Juan Comalapa, Chimaltenango, dans une communauté kaqchikel de la région des hauts plateaux du Guatemala, Sara Curruchich appartient à un peuple avec une longue tradition artistique et un grand esprit de résistance et de lutte. Ainsi, sa proposition musicale est ancrée dans la conscience collective et individuelle des peuples, l’histoire, la mémoire, la culture, les langues et les luttes, le tout combiné à une affirmation personnelle. Sara Curruchich est la première auteure, compositrice et interprète indigène guatémaltèque à porter ses chants en kaqchikel – sa langue maternelle – et en espagnol à l’international. Sa voix et son message d’amour, de conscience, de respect et de défense de la vie sous toutes ses formes en font un porte-étendard de lumière et d’espoir pour de nombreuses femmes et hommes.
Titres interprétés au grand studio :
Mujer Indigena Live RFI
Pueblos feat. Lila Downs, extrait de l'album
Poema a Favor de la Luz Live RFI
Line Up : Sara Curruchich (chant, guitare), Karla Gomez (basse), Natalia Miranda (batterie) et Sandra Moreno (marimba)
Traduction : Amaranta Lopez
► Album Mujer Indígena (Matita Rd 2026)
Site internet | Instagram | Derapage Prod | YouTube « Mujer Indigena »
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Camille Roch
Traduction : Léa Boutin-Rivière
Réalisation : Donatien Cahu - Nidam Abdi et Gilles Rettel sont en Bretagne et Sulaf au grand studio.
Nidam Abdi et Gilles Rettel sont nos premiers invités pour présenter la toute jeune association Musiques en Bretagne, dont l'ADN est de mettre en valeur les musiques bretonnes. Après la liquidation judiciaire en 2025 de l'entreprise coopérative culturelle Coop Breizh créée en 1957 (éditions, productions d'œuvres musicales…), des personnalités de la culture (bretonne) ont décidé de prendre le taureau par les cornes et ont monté l'association Musiques en Bretagne en juin 2026. Ce collectif est constitué, notamment, de Jean-Yves Chalm, administrateur du Télégramme, et des artistes Gwennyn Louarn et Brieg Guerveno. Cette association « vise à protéger et valoriser toutes les musiques produites en Bretagne. » Pour en parler : nous recevons Nidam Abdi et Gilles Rettel.
Nidam Abdi, ancien journaliste musical au quotidien Libération. Consultant, formateur, editorial director chez Territorial Challenges.
Gilles Rettel, ancien compositeur et guitariste de Marquis de Sade, Mark Seberg (scène rock rennaise des années 80), professeur d'aïkido, Shihan 7e Dan [le titre de Shihan (師範) en aïkido désigne un maître hautement qualifié]. Enseignant en sciences physiques, mathématiques… Anime le blog Formations Musique.
Titres joués :
« Ba Tal Ar Bern Foenn » par Didier Dréo tiré de l'album Kanaouennoù 'ba tal ar bern foenn, Chants des tas de foin (Arfolk 2026) | Label
« Somnanbules » par Digresk tiré de l'album Jamais assez (Aztec Musique / Margelle 2026) | Instagram
« L'Eclaircie » par Mark Seberg, tiré de l'album Les chants des terres (Virgin 1985) | YouTube
« Sourire du profil gauche » par Poésie Chevalier, tiré de l'album Morceaux choisis (éditions : ZRP 2026) | Instagram
« Brest » (Miossec) par B.R.E.T.O.N.S. tiré de l'album D.A.O.U (Aztec Musique 2026) | Instagram
« Pilé-Bawu » par O'Tridal (Paker Prod 2026)
Instagram Musiques en Bretagne
► À lire sur Le Télégramme : L’association « Musiques en Bretagne » s’est créée avec une quarantaine de personnes à Bégard
Puis, nous recevons Sulaf pour la sortie de son 1er album Aba
Aba est le premier album de la chanteuse et joueuse de oud soudanaise Sulaf. Il s’agit d’un hommage à son arrière-grand-père, Aba, poète soufi qui écrivait et chantait discrètement chez lui, imprégnant la vie familiale de musique, de réflexion et de joie. Sulaf revisite ce répertoire intime à travers un regard contemporain grâce à la réalisation de Maxime Kosinetz (Imarhan, Gruff Rhys, The Oracle Sisters). Sulaf travaille avec Imrahan et a fait la première partie de Tinariwen cette année à Paris.
Titres interprétés au grand studio :
« Shogi Ana » Live RFI
« Naada », extrait de l'album
« Sameen » Live RFI
Line Up : Sulaf (voix, oud) + Adlane (claviers)
Son : Mathias Taylor, Camille Roch
► Album Aba (Real World 2026)
Instagram | Bandcamp | 3DFamily
À écouter aussiSur son premier album «Aba», Sulaf raconte une histoire de famille et d'exil - Rituels musicaux entre La Réunion, Haïti et la Colombie.
Nos premiers invités sont les musiciens du nouveau projet de Stéphane Hoareau Ritual Riots
Avec Ritual Riots, Stéphane Hoareau (Trans Kaber) signe un album profondément ancré dans la créolité, pensé comme une force d’unité, de résistance et de transmission. Guitariste réunionnais reconnu pour son rôle dans l’émergence des nouvelles musiques du monde, il poursuit ici son engagement pour la revivification du maloya réunionnais, qu’il transforme avec audace et créativité afin d’en faire un héritage vivant, ouvert et contemporain. Avec ses projets collectifs et son approche radicale du rituel musical, il développe une esthétique où la transe devient langage universel.
Penseur du collectif autant qu’architecte du son, Stéphane Hoareau conçoit Ritual Riots comme une aventure musicale sans hiérarchie, où chaque musicien est à la fois interprète et acteur du rituel. À la guitare, aux chœurs et à la direction, il s’entoure d’un ensemble dont la force repose sur l’écoute, la transe et l’énergie partagées. Les percussions et les voix de David Doris et Claude Saturne, tous deux profondément ancrés dans les traditions créoles, organique et rituelle. La contrebasse de Théo Girard, musicien majeur de la scène jazz et improvisée et la batterie de David Aknin, à la fois précise et incantatoire, insuffle un mouvement constant entre pulsation, groove et liberté.
La trajectoire musicale de l’album s’enrichit d’une dimension spirituelle forte, nourrie par la rencontre avec le vaudou haïtien. Les correspondances entre les rites réunionnais et haïtiens révèlent la puissance des musiques de transe comme vecteurs de mémoire, de transformation et de résistance culturelle. Ces rituels, transmis de génération en génération, incarnent de véritables « émeutes culturelles », garantes de la survie des langues et des identités créoles.
Titres interprétés au grand studio :
- An Yé Wo Live RFI
- Sokouye extrait de l'album
- Elouwa Live RFI.
Line Up : Stéphane Hoareau (guitare), David Doris (percus/voix), Claude Saturne (percus/voix), David Aknin (batterie) et Théo Girard (contrebasse).
Son : Jérémie Besset + Mathias Taylor.
Album Ritual Riots (Discobole Records / Modulor 2026).
Instagram - Bandcamp.
Puis la #SessionLive reçoit les Colombiens Nuevos Rios pour la sortie de l'album Nuevos Rios
Dernier né de la bouillonnante scène colombienne et de ses riches hybridations, Nuevos Rios nous offre une plongée ébouriffante dans les traditions afro-descendantes du Pacifique Colombien augmentée par l’apport des musiques électroniques et amplifiées. Le résultat est bluffant. Sans jamais perdre le cap, l’odyssée s’affranchit des limites pour nous embarquer à la découverte d’un nouveau fleuve aux multiples méandres. On y sent la chaleur des Tropiques, la puissance incarnée des traditions musicales, et la sueur des dancefloors européens dans un cocktail unique, rapidement addictif, parfois introspectif, et terriblement dansant.
Titres interprétés au grand studio :
- Sumba Ale Live RFI
- Ojunjo extrait de l'album
- Malvada Live RFI.
Line Up : Nidia Góngora Bonilla (chant lead), Magali Castro Bonilla (chœurs), Celia Zuniga Sinisterra (chœurs), Andres Mosquera (cununo), Duvan Díaz del Castillo Montaño (bombo), Cristian Camilo Bonilla Zuniga (Marimba), Andrés Lucumí Mosquera (Cununo), Juan Kovalczewski (guitare), Bastien Andrieu (claviers), Tim Alcorn (batterie).
Son : Mathias Taylor, Benoît Letirant, Jérémie Besset.
Album Nuevos Rios (ZZK Records / Klakson 2026).
Instagram - YouTube - Bandcamp.
Réalisation : Donatien Cahu. - #SessionLive avec Roger Raspail et le 4tet occitan Aàgut pour la 30ème de VDMM !
Un festival francilien qui fête sa 30ème, ça se fête du 9 octobre au 8 novembre 2026 !
Pour ouvrir cette édition anniversaire, Villes des Musiques du Monde invite à un grand Banquet Kréol : une soirée où la table, la danse et la musique se répondent entre le chapiteau, la Halle et l’open air du Point Fort. Sous la Halle, le banquet créole et son food court associatif battent leur plein aux côtés des animations des collectifs Les Poussières et Fer à Coudre et du vernissage de deux expositions, avant que la nuit ne bascule dans le grand concert d’Akiyo, mené par François Ladrezeau et ses invités, se terminant par un grand kout tanbou. Sous le chapiteau, la soirée s’ouvre sur un hommage à Claude Kiavué (alias Jimmy) qui a créé « Fêtes et Forts » en 1984, le premier grand festival de hip-hop et de danse en France. Cet événement pionnier a eu lieu au Fort d’Aubervilliers. Avant de laisser place au maître percussionniste Roger Raspail et à son Karaïb Kollectif Ensemb. En parallèle, l’open air accueille La Sun Goes Down, en featuring avec Horde, pour prolonger la fête jusqu’à minuit.
Nos invités sont le Kollectif de Roger Raspail, le 4tet occitan Aàgut et le directeur du festival Kamel Dafri.
Qui est Aàgut ? D’innovation à la fin des années 1990, les chants polyphoniques en langue d’oc sont devenus un genre musical en soi. Aàgut étend le champ géographique de ses chants du Béarn à la Galice. Cet enthousiasmant trio féminin de chanteuses-percussionnistes auquel s’ajoute un percussionniste chevronné et quelques effets électroacoustiques. Aàgut nous fait visiter les Pyrénées en sautant de cime en cime.
Titres interprétés au grand studio :
- Adélaïde Baoba Live Roger Raspail
- Xota de Negreira de Vilamaior (Galice) Live Aàgut
- Heritage Live Roger Raspail
- Hilhas a Marider (Branle d'Ossau).
+
BONUS Titre commun Saljeiro d'Aàgut accompagné par Roger Raspail & Cie.
Line Up : Roger Raspail (tambour ka), Gilda Lutin (chant), Annette Nicholas (chant) et Alfred Rosanne-Gatibelza (percussions).
Line Up Aàgut : Caroline Sasal (chant), Angélique Zaini (chant), Miriam Le Guen (chant) et Alan Blum (percussions).
► Album Trama (InOuïe Dist. 2026)
Son : Mathias Taylor, Camille Roch, Jérémie Besset, Anouk Bodenan.
Site festival - Roger Raspail - Aàgut.
Réalisation : Donatien Cahu.
Acerca de Musiques du monde
De Mozart à Billie Eilish en passant par Tinariwen... C’est Le rendez-vous transmusical de RFI présenté par Laurence Aloir, avec des portraits, des reportages, des chroniques, les nouvelles sessions live du grand studio à Issy-les-Moulineaux et la tournée des festivals. Technique/Réalisation : Donatien Cahu. *** Diffusions les samedis et dimanches à 20h10 TU vers toutes cibles. Rediffusions les dimanches et lundis à 01h10 TU vers toutes cibles. Musiques du Monde, ça s’écoute et ça se regarde !
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