En marge de la Coupe du Monde de football, les États-Unis de Donald Trump préparent d’immenses célébrations en l’honneur des 250 ans du pays, 250 ans de la déclaration de leur indépendance signée le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Les 13 colonies d’Amérique du Nord marquaient ainsi une rupture d’avec la Couronne Britannique, aidées dans cette démarche par la monarchie française de Louis XVI.
Depuis le début de l’année et jusqu’à l’automne 2026, les Américains célèbrent leur histoire et son exceptionnalisme : pour la première fois, un pays était créé de toutes pièces selon des principes démocratiques. L’évènement inspire beaucoup Donald Trump qui veut faire de cette commémoration un moment qui « ravivera le patriotisme, la fierté et l’esprit pionnier de l’Amérique », à quelques mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le premier scrutin national depuis son installation à la Maison Blanche en janvier 2025. On l’aura compris, l’évènement est très politique. Donald Trump et ses fidèles ont ainsi entrepris d’expurger le récit national de ses aspects moins héroïques, de l’extermination des populations indigènes à l’esclavage, qui a perduré officiellement jusqu’en 1863. Il n’empêche, les États-Unis célèbrent cette année une révolution audacieuse contre l’Empire britannique ainsi que le début d’une épopée sans précédent : en seulement deux siècles et demi, une poignée de colonies sont devenues la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle.
Invités :
Emilie Mitran, docteure en études anglophones et histoire moderne. Spécialiste des révolutions française et américaine. Des Américains en France, Nouveau Monde Éditions.
Romuald Sciora, essayiste, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’Iris, auteur de America 250, une histoire graphique des États-Unis.
Richard Werly, éditorialiste International au quotidien suisse Blick «Cette Amérique qui nous déteste, Éd. Nevicata.