PodcastsGéopolitique

Géopolitique

Géopolitique
Último episodio

98 episodios

  • 2026 : le désarmement en péril?

    08/2/2026
    Ce jeudi 5 février 2026 marquait l’expiration du Traité New Start, Traité de réduction des armes stratégiques, signé en 2010 par l’Américain Barack Obama et le Russe Dimitri Medvedev. Il fixait des plafonds précis d’ogives nucléaires stratégiques déployées, de vecteurs stratégiques et de lanceurs. Il était le dernier traité de contrôle des armes nucléaires encore en vigueur entre les deux pays.
    En l’absence désormais de toute contrainte, le risque d’une course aux armements nucléaires augmente, notamment dans un contexte où la Chine développe rapidement son arsenal nucléaire.
    L’absence de limites juridiques à quelques semaines de la conférence de révision du TNP prévue du 25 avril au 20 mai à New York pourrait affaiblir la crédibilité du régime international de non prolifération et creuser le fossé entre les pays dotés et non dotés d’armes nucléaires. L’annexion de la Crimée en 2014 avait déjà été le signal déclencheur de la remise en cause de la plupart des traités conclus entre 1985 et 1995. La question du désarmement est posée alors que les relations internationales connaissent une profonde dégradation et que la guerre s’impose comme une réalité brutale, quotidienne, observable en Ukraine, à Gaza, en mer Rouge. Une guerre de haute intensité, longue, industrielle et meurtrière. Une guerre qui ne ressemble pas exactement à celle pour laquelle les armées occidentales s’étaient préparées depuis trente ans. Qui mêle technologies de pointe et systèmes rudimentaires, intelligence artificielle et tranchées, drones à bas coût et matériels ultrasophistiqués. Pour cette édition en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique et son numéro intitulé « Armements et arsenalisations. Moyens et mots de la guerre ».
    Invités :
    Emmanuelle Maître, maître de recherche à la Fondations pour la Recherche Stratégique, spécialiste des questions nucléaires
    Louise Souverbie, chercheuse à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques
    Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS, spécialiste des questions de défense.
  • Venezuela : transition démocratique ou nouveau cycle de dépendance?

    07/2/2026
    Un mois après une opération américaine aussi spectaculaire que controversée, le Venezuela reste suspendu à un vertige politique inédit. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, au terme d’une opération militaire meurtrière violant toutes les normes du droit international, Nicolas Maduro et son épouse étaient exfiltrés de Caracas avant d’être transférés à New York où ils sont aujourd’hui détenus et jugés pour narcoterrorisme.
    Une opération dénoncée comme un « kidnapping » par l’intéressé lui-même et par ses soutiens qui y voient une volonté de l’administration Trump de tenter de décapiter le « chavisme », de s’emparer du pétrole et autres richesses de la République bolivarienne et aussi d’intimider l’ensemble de l’Amérique latine en lui montrant à quoi elle s’expose si elle ne se soumet pas. À Caracas, Delcy Rodriguez, propulsée présidente par intérim, tente de maintenir l’équilibre entre la rue chaviste, une opposition fragmentée et un partenaire américain désormais omniprésent. Elle promet une amnistie politique, libère des détenus et ouvre le secteur pétrolier, symbole d’un tournant majeur pour un pays qui possède les plus grandes réserves du monde. Le Venezuela demeure profondément divisé : certains saluent la chute d’un régime autoritaire, d’autres dénoncent une violation flagrante de la souveraineté nationale. L’intervention américaine ouvre-t-elle une transition démocratique… ou un nouveau cycle de dépendance ?
    Invités :
    Kevin Parthenay, professeur des Universités en Science politique et co-président de l'Observatoire Politique de l'Amérique Latine et des Caraïbes de Sciences Po
    Fabrice Andreani, chargé de cours en Science politique à l'Université Lyon 2, spécialiste du Venezuela et du mouvement chaviste à l'international
    Luis Alejandro Avila Gomez, docteur en Géopolitique, consultant et chercheur associé à l'Institut français de Géopolitique Université Paris 8.
  • Guerre des récits: qui a encore le droit de dire le monde?

    01/2/2026
    On parle souvent d’un monde multipolaire, de rivalités de puissances, de retour de la guerre. Mais derrière les chars, les sanctions ou les routes commerciales, il y a autre chose. Cette autre chose, ce sont des récits. Des récits sur l’histoire, sur les valeurs, sur ce qui est juste ou légitime. Aujourd’hui, les grandes puissances ne s’opposent pas seulement par la force, mais par des visions du monde concurrentes.
    Quelles contestations, ces récits expriment-ils au-delà des catégorisations simplistes qui opposent le « Sud global » à l’ « Occident » ? Comment ces discours ont-ils évolué ? Nous sommes entrés dans un monde où il n’existe plus de grand récit dominant, mais plusieurs visions concurrentes de l’histoire, du progrès et de la justice. Comprendre ces récits, c’est se donner les moyens de comprendre pourquoi le monde se fracture et pourquoi il devient si difficile de se mettre d’accord sur le sens même des mots : paix, droit, liberté, souveraineté. Sommes-nous entrés dans une guerre des récits civilisationnels ?
    Invitées :
    Delphine Alles, professeure des Universités en Sciences politique, vice-présidente de l’INALCO et directrice scientifique du programme DÉCRIPT. « La part des dieux : religion et relations internationales », CNRS éditions et à paraitre début mars 2026, avec Bertrand Badie et Stéphane Paquin : « Les mots du nouveau monde », CNRS éditions
    Louise Beaumais, post-doctorante du programme DÉCRIPT, associée au Laboratoire CESSMA, Centre d’Études en Sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques. Louise Beaumais qui a co-dirigé avec le collectif du projet DataWar « Quantifying international conflicts. Data on war or Data for War », éd. Springer.
    Émission en partenariat avec l'INALCO, l'Institut des Langues et Civilisations Orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformation du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.
  • Iran: l'escalade peut-elle être évitée?

    31/1/2026
    Cent treize villes se sont soulevées au début de cette année (2026) en Iran, témoignant du rejet de la République islamique par la population iranienne. Des soulèvements violemment réprimés, à un degré absolument inégalé. Il est fait état de plus de trente mille morts. Une tragédie qui laisse entrevoir que le pouvoir iranien a sans doute eu peur.
    Pour l’heure, si la répression a eu raison des manifestants, beaucoup de questions se posent alors qu’une armada américaine très médiatisée est désormais sur zone… et que le renforcement militaire se poursuit. L’escalade est-elle déjà en cours, par étapes, par signaux, par calculs ? Ou peut-elle être évitée ? Et surtout que cherchent réellement les États-Unis en massant autant de moyens militaires face à l’Iran ? Dissuasion défensive ou préparation offensive ?
    Invités :
    Clément Therme, chargé de cours à l’Université de Montpellier Paul-Valéry. Auteur de plusieurs ouvrages. Le dernier, « Idées reçues sur l’Iran. Un pouvoir à bout de souffle ? », éditions Le Cavalier Bleu
    Nasser Etemadi, journaliste à la rédaction persane de RFI
    Pierre Razoux, historien, directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'Études stratégiques.
  • Vulnérables Outre-mer (Partie 2)

    25/1/2026
    La France est inquiète des conséquences de la politique prédatrice américaine dans la Caraïbe. Et la question se pose de savoir si Paris peut compter sur sa présence en Guyane pour peser sur le continent.
    La Commission des Affaires étrangères de la Défense et des Forces armées du Sénat rendait publique au début du mois de janvier 2026 un rapport de mission. La visée américaine sur le Groenland et l’enlèvement de Nicolas Maduro au Venezuela sont autant de sources d’inquiétudes. Les effets de la doctrine Monroe, invoquée pour justifier la domination des États-Unis dans cet hémisphère et l’émergence de nouveaux États pétroliers aux immenses réserves que sont le Guyana et le Suriname font craindre des risques de déstabilisation, auxquels s’ajoutent le narcotrafic et l’orpaillage illégal. Les territoires français de la Caraïbe -Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Guyane sont aujourd’hui au cœur d’un enjeu géopolitique et sécuritaire d’ampleur. La souveraineté française s’y négocie au quotidien.
    Invités :
    Fred Constant, professeur des Universités en Science politique à l’Université des Antilles. Auteur de « Géopolitique des Outre-mer », aux éditions le Cavalier bleu et « Atlas des Outre-mer », aux éditions Autrement
    Yannick Chenevard, officier supérieur de réserve. Député du Var, rapporteur du budget de la Marine et de l’exécution de la loi de programmation militaire. Chercheur associé au Lab’HOMERe
    Patrick Roger, ancien journaliste au quotidien Le Monde, auteur de « Nouvelle-Calédonie, la Tragédie », récompensé par le Prix des Députés 2025. Et « L’archipel de la discorde. Paris-Nouméa. Demain le Pacifique », aux éditions du Cerf.

Acerca de Géopolitique

Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en lumière les différents mécanismes qui régissent les rapports entre les sociétés et leur environnement. Les invités de Géopolitique confrontent leurs regards sur un sujet d’actualité internationale. Une émission présentée par Marie-France Chatin. Réalisation et technique : Mathias Golshani. Avec la collaboration de Cécile Lavolot. *** Diffusions le samedi et le dimanche à 17h10 TU vers toutes cibles.
Sitio web del podcast
Aplicaciones
Redes sociales
v8.5.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/8/2026 - 6:27:45 PM