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  • Lois et majorités au Parlement européen : qui a voté quoi ?

    17/07/2026
    Nous vous proposons une "opération vérité" sur les grands textes adoptés et les positionnements politiques, à méditer pendant les congés d'été ! L’année 2026 est particulièrement chargée en grands textes législatifs - près de 300 ont été votés -  et, phénomène nouveau, les majorités sont très fluctuantes au Parlement de Strasbourg, en fonction des sujets.
    Avant une élection présidentielle française où il sera beaucoup question, comme à l’accoutumé, d'Europe : qui vote quoi ? C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre avec nos invités sur les grands sujets du moment : soutien à l'Ukraine, guerre au Proche-Orient, lutte contre le changement climatique ou immigration, la traditionnelle majorité au centre avec les PPE et les sociaux démocrates est parfois concurrencée par une alliance droite / extrême droite.
     
    Emission préparée par Perrine Desplats et Isabelle Romero
  • Odile Renaud-Basso : "Les perspectives de croissance ont été revues à la baisse"

    17/07/2026
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Odile Renaud-Basso, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Alors que l'économie européenne est fragilisée par la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient, elle revient sur des investissements risqués en Afrique et sur les importants financements américains dans la BERD. 
    Les prévisions de la Commission européenne ont fait tomber la croissance économique de ses pays à 0,9% et constate une hausse de l'inflation à 3% en 2026. A cause des conflits dans la région du Proche-Orient, l'augmentation des prix du pétrole et leur volatilité ont fragilisé l'économie européenne. Odile Renaud-Basso avertit que "les perspectives de croissance ont globalement été revues à la baisse (...) On a revu à la baisse de 0,5% en moyenne sur l'ensemble des pays".
    Si la banque n’intervient pas en France, sa directrice met en garde sur le contrôle des dépenses publiques et le danger de la dette après le choc de la guerre au Proche-Orient : "Beaucoup de pays ont pris des mesures de soutien à la demande pour réduire l'augmentation des prix de l'énergie, par exemple des prix à la pompe… Il faut que ces mesures soient temporaires et très ciblées". Elle alerte également sur la situation d'endettement en France qui "a fortement augmenté après le Covid" et sur le risque de ralentissement économique, tout aussi grand.
    "Nous sommes actifs en situation de crise"
    Odile Renaud-Basso rappelle la vocation de sa banque d’investissement : "Notre rôle est vraiment d'aider les pays à faire face aux situations les plus difficiles : quand le secteur privé, les investisseurs privés, vont avoir tendance à se retirer, à être moins capables de prendre du risque". 
    La BERD a investi 46 milliards d'euros en Cisjordanie depuis 2024 et prévoit de déployer 5 milliards d'euros dans les pays touchés par les répercussions de la guerre en Iran. Sa présidente assure que la BERD "a adapté nos instruments pour pouvoir apporter des soutiens en liquidités, des financements d'urgence à nos clients pour les aider face, par exemple, à l'augmentation des prix de l'énergie, l'augmentation des prix des importations qu'ils peuvent subir quand il y a une dépréciation de la monnaie. Donc voilà, on est actifs en situation de crise", se félicite Odile Renaud-Basso. 
    Le soutien à l'Ukraine est également une des priorités de la BERD, avec 10 milliards d'euros déployés. "C’est très important de reconstruire pendant la guerre et notamment sur ces grandes infrastructures, qui sont fondamentales à la vie quotidienne des habitants de l'Ukraine et aussi au fonctionnement de l'économie". Elle évoque l’accès à l'électricité, au chauffage, à l'énergie et aux transports. La présidente de la BERD explique : "J'ai beaucoup été en Ukraine, j’ai été frappée par la résilience, c'est à dire la détermination des Ukrainiens à continuer et à défendre leur pays, leur indépendance, leur autonomie et à poursuivre les efforts malgré les difficultés".
    Les pays baltes "ont connu une transformation extraordinaire"
    Elle observe que, malgré toutes ces difficultés dans la vie quotidienne, et même s’il y a eu des défections au début de la guerre, aujourd’hui, malgré des hivers très rudes avec des infrastructures détruites, la plupart des Ukrainiens sont restés dans le pays pour le défendre. Et la BERD est présente dans le pays pour soutenir cette résilience. "Je pense que c'est important et que l'économie ukrainienne a besoin d'investissements étrangers pour se développer. Et donc, avoir des investissements étrangers, c'est un afflux de financement, un signe de confiance mais aussi une possibilité de développement".
    Début juin, l'assemblée annuelle de la BERD a eu lieu à Riga, en Lettonie qui, avec l'Estonie et la Lituanie sont des exemples de réussite de l’entrée dans l'Union européenne. La présidente de la BERD défend l'importance de l'appartenance de ces pays dans l'UE, avec des décisions anti-corruption et "des mesures assez strictes de renforcement des contrôles dans les systèmes bancaires qui ont été prises et ont permis de vraiment remettre à niveau le système". Elle réaffirme l'importance de la BERD, qui a aidé "ces pays parce qu'ils étaient historiquement très dépendants de la Russie" et explique l'intégration de ces pays baltes au "système européen avec beaucoup d'investissement dans les renouvelables en particulier".
    Les États-Unis ont envoyé un "signe de soutien à l'institution"
    Les principaux investisseurs de la BERD sont les États-Unis (11%) suivi du Royaume-Uni (9%), puis de l'Union européenne et de la Banque européenne d'investissement (6,2%). Alors que Donald Trump a gelé les paiements d'aide étrangère et le soutien aux banques multilatérales de développement, Odile Renaud-Basso se montre confiante au regard de leur relation. Ils ont envoyé un signe de soutien à l'institution en souscrivant à une augmentation de capital en 2023, pour financer et soutenir les investissements en Ukraine, avec des orientations qui "font écho à une vision des priorités américaines". 
    Odile Renaud-Basso reconnait que l’Amérique de Trump est moins friande d’investissements dans les énergies renouvelables ou l’égalité des genres. Mais cela n’est pas pénalisant : "On a une majorité d'actionnaires européens, comme l’UE, le Royaume-Uni, ou encore le Canada ou le Japon, qui considèrent que pour une banque multilatérale de développement, soutenir la transition énergétique et la décarbonisation de l'économie est une priorité, tout comme l'égalité hommes-femmes, ou le fait de faciliter l'accès au marché du travail et à la formation pour les femmes". 
    Ces priorités peuvent alors être réaffirmées par l’institution : "On voit l'intérêt aujourd'hui de nos pays d'opération pour investir plus dans les renouvelables, investir plus dans le solaire ou l'éolien et les batteries, parce qu'ils voient ça comme une façon de garantir leur sécurité énergétique".
    "Pour le continent africain, des défis majeurs et un important potentiel"
    Enfin la BERD s'intéresse beaucoup à l'Afrique grâce à ses nombreux atouts : sa forte croissance démographique, sa flexibilité et une capacité d'innovation importante. Le continent a effectivement une croissance économique moyenne de 4,7%. Odile Renaud-Basso souligne l’existence de "défis majeurs pour le continent africain, mais aussi un potentiel extrêmement important, d'où l'intérêt, pour une banque comme la nôtre, de voir comment on peut soutenir le secteur privé, les investissements dans les PME via le secteur bancaire, par exemple".
     
    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats, Oihana Almandoz et Iris Pichon
  • Antonio Tajani : "Nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière"

    10/07/2026
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères et vice-président du gouvernement de Giorgia Meloni – une coalition tripartite allant de son parti, Forza Italia, à la droite radicale (Frères d'Italie, La Ligue). Il fait un tour d'horizon de l'actualité internationale vue de l'Italie meloniste et revient sur les réformes migratoires et institutionnelles controversées.
    "Poutine n'a pas gagné en quatre ans la guerre contre la petite Ukraine"
    En avril 2026 – après le retrait du véto hongrois – le prêt de 90 milliards d'euros de l'Union européenne (UE) à l'Ukraine a finalement été débloqué. Le chef de la diplomatie italienne affirme le soutien italien à l'Ukraine : "On va aider dans toutes les façons l'Ukraine, parce que je pense qu'il faut gagner la guerre avec la Russie". "Poutine n'a pas gagné la guerre en quatre ans contre la petite Ukraine", relève-t-il. Antonio Tajani souligne que "l'Italie n'est pas en guerre avec la Russie" et "qu'après la guerre, on parlera avec la Russie". Il précise que dans le cadre de la paix, "il faudra que l'Europe décide de lever ses sanctions [contre la Russie]". Et donc qu'elle soit protagoniste et à la table des négociations de paix.
    Dans la coalition de Giorgia Meloni, la Ligue de Matteo Salvini a une voix divergente sur l'adhésion de l'Ukraine au club européen ou l'engagement de son pays dans une future coalition des volontaires au sol. Mais pour le Secrétaire du parti Forza Italia : "Il y a une position officielle du gouvernement, et elle est en faveur de l'adhésion à l'Union européenne." Bien sûr, il faudra "résoudre les problèmes de corruption (…) Et puis, il faudra aller de l'avant, d'abord en intégrant les Balkans (Monténégro et Albanie) et après avec l'Ukraine".
    "Nous ne sommes pas impliqués dans la guerre en Iran"
    En juin, le président américain Donald Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l'avait "supplié" de poser avec lui pour une photo du G7. La dirigeante italienne avait démenti sèchement. Antonio Tajani assure que l'Italie est "alliée des États-Unis depuis longtemps (…) Il faut toujours réfléchir sur la politesse". Sur la guerre en Iran, "nous ne sommes pas impliqués dans cette guerre", répond-il, alors que le Secrétaire général de l'Otan a parlé de 500 avions au départ des bases militaires américaines en Italie, propos qu'il qualifie de "grande faute, pas la vérité", réduisant ces vols à des étapes techniques, "jamais pour aller bombarder l'Iran."
    Alors que l'Italie s'est vu reprocher par Donald Trump sa contribution trop faible à l'Otan, le vice-président du gouvernement se défend : "On ne peut pas dire que l'Italie n'utilise pas son armée dans le monde pour défendre l'Occident". Il insiste sur la nécessité de bonnes relations économiques : "Nous avons besoin des États-Unis, mais aussi, les États-Unis ont besoin de l'Italie et de l'Europe".
    Au sommet bilatéral France-Italie du 25 juin 2026, les deux pays ont notamment discuté de la mise en œuvre d'une coalition multinationale au Liban à la fin du mandat de la Finul (la Force intérimaire des Nations unies au Liban) : "l'Italie, comme la France, sont des amis du Liban, et prêts à faire tout ce qu'il faut". L'armée de terre italienne est déjà dans l'édifice de la Finul en train de préparer l'armée libanaise. "Je pense que l'Italie, avec la France, peuvent être protagonistes d'une nouvelle saison après la Finul", estime Antonio Tajani.
    Au niveau national, l'économie italienne a été impactée par la crise énergétique : croissance faible prévue à 0,7 %, inflation de 1,7 % et déficit au-dessus des 3 % du PIB autorisé par les traités européens. Cependant, Antonio Tajani assure que "l'économie n'est pas mal" et que l'Italie est "devenue la quatrième puissance mondiale en matière d’exportations". 
    "Nous voulons la migration régulière"
    Le gouvernement Meloni a incité l'Union européenne (UE) à adopter une "directive retour" pour renvoyer les migrants dans un pays tiers hors de l'UE, indépendamment de leur pays d'origine. L'Italie a signé des accords, par le passé, avec la Lybie, pays qui a été accusé de violations des droits de l'homme et de tortures sur migrants. Alors que son gouvernement a procédé à une régularisation massive de 500 000 personnes, le vice-président se défend de toute contradiction : "nous ne sommes pas contre les immigrés, nous voulons la migration régulière, c'est-à-dire choisie pour l'éducation et le travail". Il décrit cette mesure comme "une bonne façon de se battre contre ceux qui utilisent les problèmes des Africains ou d'autres, ceux qui viennent d'autres pays pour gagner, mais en faisant des dommages en Italie et en Europe."
    Le gouvernement Meloni est-il affaibli ? En mars 2026, il a proposé par référendum une grande réforme de séparation des carrières entre juges et procureurs. Une réforme perçue comme une censure de la magistrature par 54 % des Italiens qui l'ont rejeté par referendum, bien que "13 millions d'Italiens ont voté en faveur de la réforme", se console-t-il. Prochaine étape : la loi électorale, qu'Antonio Tajani – insiste-t-il – entend changer "avec des lois" et pas à travers des "réformes constitutionnelles". Elle ferait passer les élections législatives italiennes à un système proportionnel, avec une prime dans les deux chambres pour la coalition qui obtiendrait plus de 40 % des voix. Une façon de faire gagner à coup sûr la coalition des droites en 2027 face à une opposition plus désunie ? Le vice-président du Conseil des ministres estime que "la stabilité est cruciale pour un pays industriel" et faisant l'éloge de son gouvernement Meloni tripartite : "les gouvernements les plus stables sont des gouvernements du centre droit à la droite (...) celle de gauche sont des simples alliances électorales. Nous, on est toujours unis, même si nous avons des idées différentes, même si ce sont des partis différents," se félicite Antonio Tajani. 
     
    Emission préparée par Renaud Lefort, Perrine Desplats, Iris Pichon et Isabelle Romero
  • Droits des passagers aériens renforcés : le ciel européen s'éclaircit

    10/07/2026
    Malgré les émissions de CO2, l'avion a toujours la cote : un milliard de passagers par an volent dans le ciel européen, et l'Union européenne (UE) défend les droits de ces passagers face aux compagnies aériennes. Un accord a été trouvé le 15 juin au sein de l'Union pour réformer le règlement européen sur les droits des passagers aériens, après treize ans de négociation.
    Concrètement, si vous prenez l'avion dans l'UE et qu'il a plus de 3 h de retard, vous pourrez toujours réclamer une indemnisation, comprise entre 250 et 600 euros en fonction de la distance du vol. Si vous voyagez avec votre enfant, vous ne serez plus obligé de payer en plus pour qu'il soit assis à côté de vous. Lors de votre réservation, le prix du bagage cabine sera inclus clairement dans le prix de votre billet. Plus de supplément caché.
    Les associations de consommateurs se réjouissent des avancées qui obligent les compagnies aériennes aussi à plus de transparence et d'information, mais celles-ci dénoncent le coût de cet accord pour leur compétitivité. 
     
    Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Oihana Almandoz
  • Maia Sandu : "Il est crucial pour la Moldavie de rester dans le camp du monde libre"

    03/07/2026
    Cette semaine, Caroline de Camaret reçoit Maia Sandu, présidente de la République de Moldavie, pays de 2,8 millions d'habitants et voisin de l'Ukraine, qui a ouvert les négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE). Le 22 juin, un sommet UE-Moldavie s'est tenu à Bruxelles dans le cadre du premier groupe de chapitre de la procédure d'adhésion, ouvert le 15 juin 2026. Maia Sandu souhaite "une adhésion à part entière" mais se dit prête "à discuter de toute autre formule qui ne se substituerait pas à cette adhésion et ne retarderait pas le processus d'intégration à l'UE." Cette émission inclut également un reportage d'Isabelle Romero sur le développement économique de la Moldavie.
    "Ils ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix."
    Malgré une campagne de désinformation massive venant de la Russie, Maia Sandu a été réélue présidente de la République de Moldavie en 2024 pour un deuxième mandat consécutif, et un an après, en 2025, son parti Action et Solidarité a gagné les élections législatives face au Bloc électoral patriotique, parti pro-Kremlin. "Les Moldaves ont choisi l'UE pour leur avenir car l'UE est synonyme de paix" nous dit Maia Sandu. Selon elle, ses concitoyens souhaitent "rester dans le camp du monde libre", c'est-à-dire celui de l'Union européenne, "reconnue comme le projet de paix le plus abouti." Car ce petit pays de l'ex-bloc soviétique "perçoit plus clairement l'agressivité russe" depuis le début de la guerre en Ukraine. "Il est crucial pour nous de rester dans le camp du monde libre", nous confie la présidente.
    "Nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter."
    La Transnistrie a fait sécession avec la République de Moldavie en 1992 pour se rallier à Moscou. Dans cette région, qui représente 10 % du territoire moldave, "il n'y a que 200 officiers russes". Sur cette militarisation russe, Maia Sandu explique que : "certes, cette présence comporte des risques, mais pas aussi importants pour la sécurité qu'on peut le penser." Elle affirme même que "la Russie a abandonné la population de Transnistrie sans chauffage ni électricité. (...) Cela prouve bien que l'on ne peut pas compter sur elle."
    En mai dernier, Moscou a signé un décret facilitant l'obtention du passeport russe pour les habitants de Transnistrie. Maia Sandu ne s'inquiète pas de l'impact de ce décret, affirmant que "les jeunes craignent qu'une fois en possession d'un passeport russe, ils ne soient envoyés combattre en Ukraine pour le compte de la Russie." Ainsi, la présidente ne rejette pas l'idée d'une réunification avec cette région : "nous pensons effectivement qu'une opportunité de réunification [avec la Transnistrie] pourrait bientôt se présenter."
    "D'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes."
    Alors que le premier bloc de négociations s'est ouvert entre l'Union européenne et la Moldavie, la présidente espère "que les États membres reconnaîtront nos efforts et que le processus fondé sur le mérite nous mènera à l'adhésion." Elle affirme notamment que son pays a "éliminé totalement [sa] dépendance au gaz russe."
    Le plan de croissance de 1,9 milliards d'euros sur la période 2025-2027 alloué par l'Union européenne "nous offre de réelles opportunités" se réjouit Maia Sandu. La situation économique du pays pourrait ainsi s'améliorer et serait bénéfique pour "consolider [la] démocratie" dans le pays : "je suis convaincue que les mesures que nous prenons actuellement s'inscriront dans la durée et nous permettront d'instaurer l'État de droit attendu tant par l'UE que par les citoyens moldaves."
    Néanmoins, le problème de corruption reste un frein à l'adhésion à l'UE. En réponse, Maia Sandu assure que "d'ici deux ou trois ans, nous aurons achevé les principales réformes de la justice."
    "J'estime que l'UE devrait être associée aux négociations de paix, dont l'Ukraine reste l'élément central."
    La Moldavie, aux portes de l'Ukraine, "jouera un rôle de centre névralgique, aidant les entreprises étrangères à participer à la reconstruction de l'Ukraine" une fois la guerre terminée, affirme la présidente. Pour cela, il faut tout de même que les combats cessent entre les deux pays. Bien que Maia Sandu se dise "sûre que la guerre en Ukraine prendra fin prochainement", elle insiste sur l'importance des efforts de la communauté internationale à apporter son soutien à l'Ukraine et à exercer une pression économique sur la Russie : "c'est en effet le seul moyen d'amener Moscou à négocier et d'engager de véritables pourparlers de paix", conclut-elle.
     
     
    Notre reportage : la Moldavie accélère sur le chemin de l'Union européenne
    Alors que la Moldavie vient d'ouvrir le premier chapitre des négociations pour l'adhésion à l'Union européenne, le gouvernement, les représentants européens et les entreprises se rassemblaient à Chisinau pour la première conférence d'investissement UE-Moldavie. L'objectif : lever des fonds pour aider ce pays fragile à décoller économiquement et atteindre les standards de l'UE. Des fonds conditionnés à des réformes structurelles et à la lutte contre la corruption. Mais l'influence de la Russie et sa guerre hybride dans le pays compliquent ce destin européen souhaité par la présidente moldave Maia Sandu.
    Par Isabelle Romero
     
    Emission préparée par Isabelle Romero, Alix Le Bourdon, Perrine Desplats et Iris Pichon
Acerca de Ici l'Europe
Rendez-vous à Bruxelles pour un entretien avec une personnalité européenne de premier plan, suivi d'un débat entre eurodéputés. Le samedi à 11 h 10 (heure de Paris), puis 15 h 40.
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