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  • À la Une: Bédié, l’indétrônable
    Le bureau politique du PDCI-RDA, l’ancien parti unique ivoirien, a décidé de préparer un plébiscite pour son président Henri Konan Bédié, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2025, en Côte d’Ivoire. En vue du prochain Congrès du parti, début 2023, c’est dans son fief de Daoukro, sud-est de la Côte d’ivoire, que le président Bédié a été sollicité par le 14e Bureau politique du PDCI-RDA pour le représenter. « Bédié fixe les axes du 13e Congrès », souligne le quotidien Dernière heure Monde. Proche du PDCI, ce journal résume à sa Une les décisions du 14e bureau politique, en signalant, entre autres, qu’un autre bureau politique se réunira « avant le 15 décembre, d’abord ; que ne numéro deux du parti, Maurice Kakou Guikahé, a proposé que Bédié soit "candidat unique au Congrès", ensuite ; que le président du PDCI a instamment demandé d’éviter « les candidatures indépendantes », enfin. Justement. « Bédié met de l’ordre ! », lance en Une cet autre quotidien proche du PDCI qu’est Le Nouveau Réveil, en annonçant sans attendre « le plébiscite programmé de Bédié au 13e Congrès ». Dans la même sensibilité éditoriale, le journal Le Bélier voit dans la tenue du Bureau politique d’hier « la preuve de (la) cohésion (du PDCI) et de sa solidité », tandis que le quotidien L’Héritage signale qu’un « grand Bédié rugit depuis son fief de Daoukro » et « dénonce la duplicité de certains cadres de son parti ». Il y avait, en tout cas, de l’ambiance, hier, à Daoukro. Comme le remarque le quotidien indépendant Soir Info, les militants du PDCI s’y sont « massivement mobilisés », et pour eux, « le moteur de la machine semble bien graissé après ce BP, pour la bonne marche du PDCI-RDA vers la présidentielle de 2025 ». Son confrère L’Inter n’écrit pas autre chose. « Sauf cataclysme », Henri Aimé Konan Bédié devrait être candidat « unique » à sa succession au prochain congrès de son parti. « Bédié fait un grand pas pour être candidat à la présidentielle 2025 », enchérit  en Une L’Intelligent d’Abidjan. À noter enfin que le quotidien Le Temps consacre pas moins du quart de sa pagination à ce bureau politique du PDCI-RDA, hier, à Daoukro. Étant rappelé l’alliance Bédié-Gbagbo, nouée fin juillet 2019, à Bruxelles, cet effort éditorial consenti sans commentaires de la part de ce quotidien, proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, ne manque assurément pas d’intérêt. Vaine ambassade de la Cédéao en faveur des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali Réception, hier à Bamako, de la délégation de la Cédéao venue plaider pour l’élargissement des 46 militaires ivoiriens toujours détenus au Mali. Sans effet apparent : pas de communiqué final, pas de président togolais Faure Gnassingbé, facilitateur dans cette affaire… C’est peu dire que la presse ouest-africaine est demeurée sur sa faim après cette rencontre retardée de 48 heures, à l’issue de laquelle rien n’a filtré. Pourtant, comme le souligne Malikilé, « tout porte à croire que cette mission est celle de la dernière chance (…) Au Mali des acteurs politiques et des observateurs sont divisés sur la question. Si certains pensent que cette médiation pourrait décanter la situation, d’autres estiment qu’il faut accélérer l’action judiciaire », résume ce journal malien. Résultat, au Burkina Faso voisin, L’Observateur Paalga se demande si ceux qu’il appelle « les missi dominici » de la Cédéao parviendront à faire bouger la position du colonel Assimi Goïta, « droit dans ses bottes, et à quelles conditions ? Difficile d’en préjuger, énonce prudemment ce quotidien ouagalais, mais il faut bien que cette crise trouve rapidement une solution diplomatique avant que ses conséquences insoupçonnées n’affectent la fragile stabilité de la sous-région ».
    9/30/2022
    4:21
  • À la Une: Moussa Dadis Camara envoyé en prison à la veille du procès du massacre du 28-Septembre
    « Ainsi donc, s’exclame Ledjely, Conakry, le tant attendu procès sur les exactions commises dans l’enceinte du stade du 28-Septembre va pouvoir s’ouvrir ce mercredi. Échaudés par les nombreuses annonces demeurées sans suite du temps du président Alpha Condé, les Guinéens ont failli ne pas y croire cette fois encore. Mais là, le procès va bien s’ouvrir, insiste Ledjely. Un nouveau tribunal flambant neuf a été construit et meublé à cet effet. Et les prévenus, à commencer par le capitaine Moussa Dadis Camara, sont bel et bien là. D’ailleurs, l’ancien chef de la junte au moment des faits et cinq de ses coaccusés ont passé la nuit de ce mardi en prison. Incroyable, mais vrai ! »  Pour le site GuinéeNews, « la mise sous mandat de dépôt du capitaine Moussa Dadis Camara, mardi, peut être perçu comme le signe annonciateur d’un long chemin de croix pour cet ancien chef de l’État. Son règne fut marqué au fer rouge par la répression sanglante visant le rassemblement d’opposants au grand stade de Conakry en 2009. Moussa Dadis Camara, qui continue de clamer son innocence dans cette expédition punitive, venait à peine de rentrer au bercail, rappelle GuinéeNews, mettant ainsi un terme à un exil de plus d’une décennie à Ouagadougou au Burkina Faso. » ► À lire aussi : Guinée: l'ex-président Dadis Camara envoyé en prison à la veille du procès du 28-Septembre Quelle stratégie ? Justement, la presse burkinabè s’intéresse de près à ce dossier. « Le colonel (Doumbouya, l’homme fort du pays) va-t-il sacrifier le capitaine ? », s’interroge WakatSéra. « Alors que Dadis et cinq de ses coaccusés s’attendaient à comparaître libres, ils ont vite déchanté. » Et le site burkinabè de s’interroger : « Moussa Dadis Camara garde-t-il encore toute sa sérénité, lui qui était pourtant si sûr de son affaire et qui était même devenu un laudateur transi de l’actuel chef de la junte militaire qui l’avait fait revenir au bercail avec d’autres, comme le général Sékouba Konaté ? À moins que le capitaine ne soit réellement décidé à faire éclater la vérité, et toute la vérité pour soulager les victimes et parents des victimes du monstrueux drame du stade du 28-Septembre, quitte à passer par la case prison. Quelle sera la nouvelle stratégie de Dadis Camara ?, s’interroge encore WakatSéra, s’il se sent dans la peau du mouton de sacrifice de l’armée guinéenne, dont l’actuel chef de la junte était déjà l’un des patrons lors du massacre à ciel ouvert du 28 septembre 2009 ? » Un procès aux relents très politiques Le quotidien Aujourd’hui s’interroge également. « Quelle sera la crête de défense de Dadis ? Se défaussera-t-il sur Toumba ? Lèvera-t-il la suspicion selon laquelle il aurait conclu un deal avec ses frères d’armes au pouvoir afin de venir comparaître devant un simulacre de jugement ? Quelle sera la part de vérité du bouillant capitaine ? Car ce retour de Dadis pour être jugé est nimbé aussi de politique, pointe Aujourd’hui : c’est un ex-chef d’État putschiste mais qui demeure relativement populaire dans l’armée et surtout dans cette luxuriante Guinée forestière, son fief. Et son jugement et le verdict qui lui sera imputé auront un impact sur le landerneau politique et la Grande muette. Procès-vérité, procès-sensible, procès-catharsis, mais procès aux relents politiques. » ► À écouter aussi : Procès du 28 septembre 2009 en Guinée : « Il est temps que les responsables rendent compte » « Je dirai ma part de vérité » « Quelques jours avant son retour en Guinée, relève Le Monde Afrique, Moussa Dadis Camara, avait assuré, de son exil au Burkina Faso, que sa présence à ce procès était "une obligation morale. Il est nécessaire, poursuivait-il, pour que la lumière soit faite et que chacun sache qui a fait quoi. Je dirai ma part de vérité". La défense des accusés ne devrait cependant pas manquer de soulever des vices de procédure, pointe encore Le Monde Afrique. Certains inculpés sont en détention provisoire à la prison centrale de Conakry depuis plus de dix ans, bien au-delà de la limite légale. Les principaux dirigeants de l’opposition ne devraient, en revanche, pas venir témoigner. Exilés après avoir été expulsés de leur domicile par les nouveaux maîtres en treillis du pays, MM. Touré et Dalein Diallo craignent que le procès se résume à "une ouverture spectaculaire pour donner des gages à la communauté internationale". La Guinée s’est, en effet, toujours prévalue de sa propre compétence pour éviter que le dossier lui échappe et soit repris par la Cour pénale internationale. »
    9/28/2022
    4:12
  • À la Une: La Haye, Conakry, des procès pour l’exemple
    « Deux procès qui se tiennent à plus de 6 000 kilomètres l’un de l’autre, relève le site d’information guinéen Ledjely. Le premier a commencé hier lundi 26 septembre à La Haye, au Pays-Bas, siège de la CPI ; le second, à Conakry, en Guinée, démarre demain, mercredi 28 septembre. Dans les deux cas, il est question d’horreurs et de sévices insoutenables que des humains, forts et se croyant invincibles et invulnérables sur le moment, ont impitoyablement infligés à d’autres humains, en raison de leurs opinions ou du fait de leur opposition légitime à la conduite des affaires dans leurs pays respectifs, la Centrafrique et la Guinée. (…) Et c’est en cela, estime Ledjely, que les jugements de Mahamat Saïd Abdel Kani, l’ex-commandant de la Seleka, d’une part et du massacre du stade du 28-Septembre, de l’autre, sont aussi un avertissement pour tous ceux qui se laissent encore enivrer par le pouvoir et ses privilèges éphémères. » Sept chefs d’accusation « Accusé notamment d’avoir torturé des personnes détenues lors de troubles civils en 2013 en République centrafricaine, rappelle Le Monde Afrique, Saïd Abdel Kani fait face à sept chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis entre avril et août 2013 à Bangui contre des détenus soupçonnés de soutenir l’ancien président François Bozizé. » Lundi, l’ex-commandant rebelle a plaidé non coupable lors de l’ouverture de son procès à La Haye. En tout cas, pointe Le Pays au Burkina, « au-delà de la Centrafrique, le procès du "colonel" Saïd sonne comme un soulagement pour les victimes et un avertissement pour tous les seigneurs de guerre et les puissants du moment. Sous l’ivresse du pouvoir ou des armes, on se laisse parfois tenter par l’esprit de suffisance qui conduit à des abus de toutes sortes, au totalitarisme et au mépris de l’autre et de la vie humaine. » ► À lire aussi : Devant la CPI, l'ex-commandant de la Seleka Mahamat Saïd Abdel Kani plaide non coupable Treize ans après les faits L’autre procès à présent qui s’ouvre demain : celui du massacre du stade du 28-Septembre à Conakry : c’était il y a 13 ans... « L’ancien président Moussa Dadis Camara est arrivé dans la capitale guinéenne dimanche en provenance de Ouagadougou, où il vit en exil depuis plusieurs années, note le quotidien Aujourd’hui au Burkina. Il doit comparaître demain donc, aux côtés de dix autres accusés, pour répondre des exactions commises le 28 septembre 2009 lors d’un rassemblement de l’opposition dans un stade de Conakry, brutalement réprimé. 156 personnes avaient été exécutées, des milliers d’autres blessées et des centaines de femmes violées. »  Simulacre de jugement ? Alors attention, prévient WakatSéra, « s’il faut saluer la tenue de ce procès, il faut tout de même craindre un simulacre de jugement, car on ignore les garanties qu’aurait pu recevoir le bouillant capitaine pour revenir au bercail. Surtout que la junte militaire actuellement au pouvoir peut difficilement se présenter blanche comme neige dans cette horreur du stade du 28-Septembre. N’est-ce pas cette même armée, s’exclame WakatSéra, et plus précisément les "bérets rouges" du colonel Mamady Doumbouya, le putschiste, actuellement homme fort de Conakry, qui répondaient, à cette époque, aux ordres du sulfureux capitaine guinéen (…) ? À moins que le désormais ex-exilé serve de mouton de sacrifice ou que son procès soit, tout au moins, utilisé par le contesté chef de la junte militaire pour faire diversion et éloigner le peuple d’un sujet crucial, comme sa transition qui constitue la véritable préoccupation de l’heure pour les Guinéens ! » ► À lire aussi : Procès du 28-Septembre: l'ancien dirigeant Dadis Camara est rentré en Guinée Un procès équitable ? Alors s’interroge Jeune Afrique, « ce procès, organisé par des militaires pour juger des militaires, et ce en un temps record après des années d’attente, sera-t-il équitable ? Pour Mamadi Doumbouya, qui avait promis de placer la justice au cœur de sa transition, le gain politique n’est pas négligeable. Il peut en effet se targuer d’avoir rendu possible un procès sans cesse repoussé par son prédécesseur. Mais son pays vient de se voir imposer des sanctions "progressives" par la Cédéao, peut-il tout mener de front ? (…) Et surtout, s’interroge encore Jeune Afrique, Doumbouya peut-il prendre le risque de fâcher les partisans de Dadis, encore présents dans l’armée et nombreux en Guinée forestière, sa région d’origine ? »
    9/27/2022
    3:52
  • À la Une: les conclusions du sommet de la Cédéao à New York
    Un sommet de l’Organisation ouest-africaine dans la Grande Pomme, ce n’est pas banal. Au Burkina Faso, L’Observateur Paalga  écrit même « sauf erreur ou omission, de mémoire de journaliste, c’est une première pour la Cédéao de tenir un sommet des chefs d’État, à New York ». Un sommet, tenu ce jeudi 22 septembre en marge de la 77e Assemblée générale de l’ONU, et il a donc été « extraordinaire à double titre », estime L’Observateur, « par les circonstances de temps et par celles de lieu ». Et par l’ordre du jour qui portait sur la situation politique en Guinée et au Mali. En effet, lit-on encore : « la Cédéao met un point d’honneur à convaincre les pouvoirs de transition à en sortir rapidement en suivant un calendrier bien calé sur 24 mois. Elle doit cependant compter avec l’agenda particulier des nouveaux maîtres à Bamako et à Conakry ».   Des sanctions graduelles décidées contre Conakry Et la Cédéao ne reste pas les bras croisés. Au Burkina Faso, toujours pays lui-même engagé dans la transition, Wakat Sera fait le bilan de ce rendez-vous diplomatique très attendu. « Des sanctions graduelles contre la junte du colonel Mamadi ». Et « Pour dénouer le dossier des 46 militaires ivoiriens encore détenus dans les geôles du colonel Assimi Goïta, les présidents togolais Faure Gnassingbé, le ghanéen Nana Afufo-Addo, et le sénégalais Macky Sall devraient se rendre ce mardi à Bamako ». Voilà « les principales décisions de la réunion extraordinaire de la Cédéao », note Wakat Sera pour qui « les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ne comptent plus les journées difficiles et les nuits blanches passées au chevet des transitions malienne et guinéenne ». À tel point que L’Observateur Paalga, lui, décrit carrément Assimi Goïta et Mamadi Dombouya comme « les poils à gratter de l’organisation régionale », « des poils à gratter d’une solidarité régionale vieille de presque 50 ans ». Le média burkinabè voit presque « deux complices », puisque Mamadi Doumbouya a d'ailleurs choisi de rendre visite à son homologue malien à la veille de ce sommet de la Cédao, note L'Observateur. Une visite sur laquelle reviennent justement les médias guinéens Arrivé mercredi, à la veille du sommet de la Cédéo à New York, le colonel Doumbouya a quitté hier Bamako « avec un sabre et le titre de Grand-Croix », rapporte le site Guinée News. En effet, le président malien Assimi Goïta « a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand Croix de l’ordre national du Mali à titre étranger ». Décoration remise lors d’une cérémonie solennelle, après le défilé militaire tenu à l’occasion de la fête nationale malienne. « Un sabre a donc également été remis au président Doumbouya ». Le sabre, analyse Guinée News, « symbole de la droiture dans la tradition des officiers. Ces gestes témoignent du renfoncement des relations entre les deux pays », peut-on lire. Tout un symbole. Bien au-delà du symbole cette fois mais toujours en Guinée, Le Djely relaie pour sa part la réponse du Premier ministre Bernard Gomou aux propos d’Oumaro Sissoko Embalo sur la transition guinéenne… Des propos jugés désobligeants, et les mots ici sont très durs. Le président bissau-guinéen, également président en exercice de la Cédéao est présenté comme « l’amuseur public de Bissau, un guignol dans le manteau d’homme d’État ». L’intéressé appréciera probablement.
    9/23/2022
    2:45
  • À la Une: les 62 ans d’indépendance du Mali
    62 ans d’indépendance : l’ambiance est à la fête ce jeudi. Et la presse proche des militaires au pouvoir donne le la… « Toutes les décisions prises par les autorités actuelles, relativement à la souveraineté du Mali, à la dignité et à l’honneur des Maliens, rencontrent l’assentiment du peuple, s’exclame Aujourd’hui-Mali. Aujourd’hui, le curseur est résolument mis sur la décolonisation totale vis-à-vis de la France, dont la présence sur notre sol se réduit comme peau de chagrin. Et comme du temps de la Guerre froide, poursuit Aujourd’hui Mali, le mot d’ordre est la diversification des partenaires. Ainsi, après avoir dénoncé l’accord militaire entre Bamako et Paris, nos autorités se sont tournées vers la Russie (…). Cette première tentative de partenariat stratégique s’avère payante, estime le journal, car elle a permis à l’armée malienne de reprendre l’initiative sur le terrain en matière de lutte contre le terrorisme, les trafics en tout genre en vue du rétablissement de l’intégrité territoriale, grâce à l’acquisition de matériels et d’équipements militaires de pointe à la hauteur des défis. » « Fierté d’être malien », s’exclame pour sa part Le National, autre média malien, qui se veut optimiste : « les astres, cette année, semblent s’aligner, écrit-il, comme pour délivrer un message particulier aux Maliens qui font face avec une admirable fierté combative à de multiples complots fomentés de l’extérieur. » Le nord du Mali sous la coupe de l’EIGS ? Reste que malgré les communiqués victorieux de l’armée malienne et les commentaires laudatifs de la presse, la situation militaire dans le nord se dégrade… Certains médias maliens le reconnaissent, à l’instar du Wagadu : « depuis quelques jours, la situation qui préoccupe plus d’un observateur est celle qui prévaut actuellement à Ménaka et à Gao, où l’État islamique, l’EIGS, multiplie les attaques pour accroître son influence. Sur place, la situation sécuritaire connait une détérioration sans précédent depuis le mois de mars dernier. L’État islamique ne combat pas que les forces armées maliennes (…), note le média malien. Ce groupe est aussi en guerre contre les combattants de certains mouvements impliqués dans le processus de paix, en l’occurrence la Coalition MSA/GATIA, et surtout contre son rival qui n’est autre que le GSIM, affilié à Al-Qaïda. » Et le Wagadu de poursuivre : « la guerre contre le terrorisme ne peut être gagnée qu’à travers une bonne coopération entre les pays. Nombreux attribuent cette situation aux choix opérationnels pris par les autorités de la Transition actuellement. On sait que celles-ci ont poussé l’opération Barkhane vers la sortie du territoire malien en se tournant vers la Russie (…). De plus, depuis le 15 mai dernier, le Mali s’est retiré de tous les organes du G5 Sahel. » Alors, s’interroge Le Wagadu, « le Mali paie-t-il les conséquences de ce retrait ? » Conséquence du retrait de Barkhane ? Oui, répond en substance Le Monde Afrique : « la fin de l’opération française Barkhane au Mali – actée par la fermeture de la base de Gao, le 15 août, après celle de Ménaka en juin – a permis au groupe djihadiste d’accélérer ses conquêtes. "Dès l’annonce du retrait des forces françaises, les combattants de l’EIGS ont commencé à sortir par centaines pour mener des attaques d’ampleur" », précise le chercheur canadien spécialiste du Nord-Mali, Adam Sandor, interrogé par Le Monde Afrique. « "Si avant, le groupe se repliait rapidement en forêt après avoir commis ses forfaits, il peut désormais occuper les communes ciblées pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. L’EIGS est en position de suprématie, il ne va pas s’arrêter". » Pour Adam Sandor, toujours, « deux scénarios se dessinent : d’un côté, la potentielle résurgence d’un conflit ouvert entre les ex-rebelles indépendantistes et le peu de soldats maliens encore déployés dans le nord ; de l’autre, la légitimation d’Al-Qaïda au Mali. » Quid des élections de 2024 ? Alors dans ces conditions, comment organiser les élections générales prévues en février 2024, selon le chronogramme de la Transition ? « Un énorme challenge », s’exclame L’Essor  à Bamako. « La tenue de scrutins crédibles et transparents, pointe le quotidien malien, reste fortement tributaire d’un contexte sécuritaire favorable. Concilier les impératifs liés au respect des délais de la Transition et les réalités du terrain, notamment la variable sécuritaire, est le défi auquel doivent faire face les autorités maliennes. (…) Le relever est une obligation, conclut L’Essor, car l’avenir du pays en dépend. »
    9/22/2022
    4:10

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