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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: un automne chaotique et un avenir incertain en France

    11/10/2026
    Crise de la dette, colère des lycéens, dérive de l’extrême droite… cette semaine les hebdomadaires sont inquiets pour la France.  Les dérives de l’extrême droite tout d’abord. Pour le Nouvel Obs, le Rassemblement national est le « parti du mensonge ». « La révélation des écrits antisémites du patron du président du RN Jordan Bardella ébranle toute l’opération de dédiabolisation orchestrée depuis des années par Marine Le Pen », estime l’hebdomadaire.
    Les révélations de Mediapart sont-elles susceptibles d’influer sur l’élection présidentielle qui aura lieu dans moins de six mois ? Au sein du RN, la question divise, selon Marianne. Un « fidèle » se dit « persuadé que l’enquête de Mediapart pourrait se solder "par un accident industriel au deuxième tour" ».
    Hypothèse rejetée par « un élu de terrain » selon lequel « les gens en ont marre de ces polémiques auxquelles ils ne comprennent rien, cela ne déplacera pas une seule voix ». Le Point, lui, juge que « miné par l’affaire Bardella, le parti espère tirer profit des remous liés au blocage des lycées, et à la dette ».
    Lycéens en colère
    La crise des lycées qui, elle aussi, elle occupe une place importante dans les hebdomadaires. C’est « une révolte sans précédent », aux yeux du Nouvel Obs, « certains y voient la promesse d’un grand soir éducatif longtemps attendu ».
    Mais la politique reprend vite le dessus dans les hebdos qui, presque tous, accusent LFI, la France insoumise d’instrumentaliser le mouvement lycéen. Marianne est, comme toujours lorsqu’il s’agit de LFI, la plus véhémente. « Il joue avec le feu », s’exclame l’hebdomadaire en Une, avec une photo de Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France Insoumise.
    « LFI attise, les casseurs sévissent, les violences policières montent », ajoute encore Marianne, qui baisse d’un ton en pages intérieures, estimant que « LFI a très rapidement soutenu les lycéens », mais que « le parti ne dirige pas le mouvement ».
    Le Point, lui, juge également que « LFI souffle sur les braises de la révolte lycéenne », alors que le parti « aurait pu jouer le rôle d’intermédiaire entre les lycéens et les institutions (…). Mais il semble avoir un plan A, "l’embrasement général" (…) et un plan B, "le repli sur les citadelles des quartiers populaires" », estime l’hebdomadaire.
    Grenade
    Les journaux de ce dimanche commentent également abondamment, la crise lycéenne. Le Parisien Dimanche apporte son soutien à cette « génération désenchantée », comme il l’appelle. « Cette génération nous envoie un message, estime le journal. On aurait bien tort de se contenter de la moquer, de se focaliser sur les violences et de ne retenir que cette partie émergée de l’iceberg. Ou encore de tout ramener aux manipulations politiques des extrêmes ». 
    Moins compréhensif à l’égard des lycéens, le Journal du Dimanche fait un gros plan sur les policiers. Ils sont, nous dit-on, « en colère contre le pouvoir politique (…) certains évoquent la possibilité de ne plus retourner au contact ».
    C’est peu dire que le JDD ne plaint pas les lycéens blessés par les forces de l’ordre : « Il aura suffi d’une seule grenade et d’un lycéen de Lens grièvement blessé à la main, pour que le pouvoir politique titube », assure le journal, qui semble regretter que cette semaine, le ministre de l’Intérieur « ait fini par suspendre l’utilisation des grenades assourdissantes dans les cortèges, quand bien même ils se transformeraient en violences urbaines ». 
    Qui va payer ?
    Troisième sujet de préoccupation pour les hebdomadaires cette semaine : la crise de la dette. C’est à la Une de l’Express qui se demande : « Qui va souffrir ? ». L’Express qui dresse un état des lieux sans complaisance : « Depuis plus de cinquante ans, aucun budget à l’équilibre n’a été voté. L’incapacité des gouvernement successifs à endiguer le déficit a placé la France sur une poudrière. La mèche est désormais allumée. Mais qui va payer les pots cassés ? » Réponse de l’Express : « Les pauvres, les jeunes, les services publics, les entreprises, les contribuables ».
    Un peu tout le monde, donc, mais surtout les plus pauvres si l’on en croit Guillaume Hannezo, professeur associé à l’École normale supérieure et ancien conseiller économique de François Mitterrand, interrogé par l’hebdomadaire. « Les plus modestes sont en première ligne, dit-il, parce que leurs revenus dépendent davantage de la solvabilité de l’état et de la sécurité sociale. L’État et la sécu, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas ». 
    « Naufrage brutal ou submersion lente ? »
    La situation est inquiétante et cela fait dire au Point, que « la France est devenue le malade de l’Europe pour les marchés financiers ». « Dans les salles de marché, raconte l'hebdomadaire, on ne parle plus de la France qu’à voix basse. Analystes, banquiers, traders refusent de s’exprimer publiquement, pour ne pas alimenter la spirale de la peur. Mais en coulisses, le constat est sans filtre, et il fait froid dans le dos. Personne ne se demande plus si la France, plombée par sa dette, va couler. Seul le tempo fait débat : naufrage brutal ou submersion lente ? ».
    Et à l’heure des bilans, Emmanuel Macron est sur le banc des accusés. « En 2017, rappelle le Point, il s’était engagé à réduire la dépense publique et la dette. Aujourd’hui, la France est au pied du mur ». Pour l’hebdomadaire, la décennie qui vient de passer, est « une décennie de renoncements, de chèques à tout-va, d’erreurs et de crises ». Rien ne va plus...
  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la Russie de Vladimir Poutine serait prête à attaquer la France

    04/10/2026
    L’Express publie un dossier qui fait froid dans le dos, vu de Paris. Dossier intitulé « Les nouvelles menaces de Poutine sur la France », et qui s’appuie sur une « note gouvernementale » datant du mois de septembre. Cette note, nous dit l’hebdomadaire, « anticipe une intensification des attaques, sans écarter la possibilité de sabotages et d’actions terroristes ».
    « Dans les coulisses, annonce l’Express, Paris se prépare au pire ». Il faut dire que la liste des risques inventoriés a de quoi faire réfléchir : « sabotages », « assassinats », « attaque cyber », « la projection se veut même parfois aussi précise qu’inquiétante, ajoute l’Express, lorsqu’est citée une possible "action terroriste causant des morts civils" ou "brouillage conduisant au crash d’un avion civil" ».
    Pourquoi cette stratégie ? « Frustré de stagner sur le front ukrainien depuis quatre ans et confronté à une crise économique au plan intérieur, répond l’Express, Vladimir Poutine a autorisé ses services de renseignement à exporter la violence sur le territoire européen ».   
    Faiblesses
    La France est-elle en mesure de répondre à d’éventuelles attaques russes ? Elle est en tout cas dans l’œil du cyclone : « Nous sommes l’une des nations les plus engagées avec l’Ukraine », rappelle une « source » interrogée par l’Express.
    La France, puissance nucléaire qui n’en a pas moins ses faiblesses. « En cas d’attaque massive, précise l’hebdomadaire, nous serions, à l’heure actuelle, en difficulté pour protéger nos nombreux sites sensibles ». Exemple : selon Yohann Michel, chercheur à l’Institut d’études, de stratégie et de défense, « nous serions incapables d’intercepter des vagues de plusieurs centaines de drones, comme le subissent les Ukrainiens certaines nuits ».
    Cela étant, la France n’est pas la seule à envisager le pire. L’Express fait la liste des pays européens qui préparent les civils, notamment, à un éventuel conflit : l’Allemagne « évalue ses infrastructures médicales pour accueillir un grand nombre de blessés », la Suède a envoyé « à ses 11 millions de citoyens une brochure intitulée "en cas de crise ou de guerre" »...  Quant à la Pologne, « elle propose depuis l'année dernière des journées de formation dans des bases militaires, journées ouvertes à tous les civils dès l'âge de 12 ans ». 
    La préparation de la prochaine élection présidentielle en France
    Le Nouvel Obs fait sa Une sur ce qu’il appelle « la primaire de la dernière chance ». Elle réunit une partie de la gauche, sans la France insoumise, mais avec l’eurodéputé et candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, qui est visiblement le candidat préféré du Nouvel Obs, face aux quatre autres personnalités de cette primaire dont le premier tour aura lieu la semaine prochaine.
    C’est, nous dit le Nouvel Obs, « la marche à ne pas rater pour la gauche sociale-démocrate. Si elle veut compter dans la présidentielle, il lui faut réussir sa primaire d’octobre ». Pour l’hebdomadaire, « Raphaël Glucksmann est celui qui paraît aujourd’hui le mieux placé » mais, regrette-t-il, dans un article intitulé « Glucksmann seul contre tous », « il voit resurgir des procès d’intention, qui lui collent à la peau : pas assez de gauche, "hors-sol" ou encore nouveau Macron ». Le Nouvel Obs, en tout cas, lui consacre un long article, là où ses rivaux de la primaire n’ont droit qu’à un encadré de quelques lignes.
    « Grande coalition »
    Quant à la droite et au centre, devront-ils passer par une primaire ? C’est en tout cas la suggestion faite dans Le Parisien Dimanche par Gabriel Attal. « Pour éviter un duel Mélenchon-Le Pen, le patron de Renaissance, nous explique le journal, estime qu’il est encore temps d’organiser "une grande coalition" qui aille des électeurs de Raphaël Glucksmann à ceux de la droite républicaine ».
    Lui-même candidat à l’élection présidentielle, Gabriel Attal explique son point de vue : « Il y a des électeurs de gauche comme de droite qui aimeraient un autre choix qu’un candidat qui n’aura aucune chance d’être au second tour ». Il appelle, pour cela, à « un vrai et large rassemblement ».
    480 mots supprimés
    Enfin, une réflexion sur l’utilisation des mots, aux États-Unis sous l’administration de Donald Trump. Réflexion proposée par la Française Cécile Alduy, professeure à l’université de Stanford en Californie. Elle publie aux éditions Les Arènes, un livre intitulé « D’abord ils sont venus chercher les mots ».
    Elle raconte, dans le Nouvel Obs, « comment elle a vu plus de 480 mots être bannis de l’administration fédérale, des données scientifiques supprimées, des cours annulés ». « On pourrait avoir la tentation de se dire : "Ce ne sont que des mots, on pourra se débrouiller sans" », explique Cécile Alduy. « Mais non, on ne peut pas penser ni agir sans ce vocabulaire qui est soudain intouchable ». Et elle interroge : « Comment dénoncer les injustices sans le mot "égalité" ? ».
    Est-ce seulement le problème des États-Unis ? Non, répond la professeure d'université. « Le "laboratoire américain", où une administration d'extrême droite applique son programme discriminatoire, c'est ce qui pend au nez de l'Europe ».
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    À la Une: le long combat de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi

    27/09/2026
    C’est une combattante, qui ne baisse jamais les bras. La preuve, son livre de témoignages Une femme ne renonce jamais, qui paraît aux éditions Robert Laffont, dans lequel la célèbre militante des droits humains raconte sa vie en prison. « Un livre miraculé », nous dit M, le supplément du Monde : « Actuellement en résidence surveillée, l’opposante iranienne de 54 ans, a rédigé son autobiographie alors qu’elle était encore en prison ».
    Un texte, précise M,« qu’elle a fait parvenir à sa famille au péril de sa vie ». Dans ce texte, qu’elle a commencé à écrire en 2017, Narges Mohammadi revient notamment sur ce 6 octobre 2023, quand l’annonce de son prix Nobel lui parvient. Ses codétenues « se sont mises à scander "Femme, Vie, Liberté !". Toute la prison s’y est mise, on applaudissait, on sifflait (raconte-t-elle). On me couvrait de baisers, on m’embrassait, des larmes de joie coulaient sur mes joues. Nous avons envahi la cour et nous avons formé un grand cercle en nous tenant par la main. Nous avons dansé et chanté la version farsie de "Bella Ciao" ».
    D’une santé fragile, Narges Mohammadi « a été victime d’une crise cardiaque, au printemps dernier, pendant les bombardements israélo-américains », rappelle le Nouvel Obs. Bien que séparée depuis de nombreuses années de son mari et de ses deux fils qui vivent en exil, Narges Mohammadi ne baisse pas les bras. « Malgré des années de souffrance, écrit-elle, je n’éprouve ni regret ni remords pour ce que j’ai sacrifié au nom de la justice (…) Je suis une femme. Et une femme ne renonce jamais. »
    Les premiers enseignements de la visite du pape en France
    La presse de ce dimanche est aussi enthousiaste que les journaux cette semaine. « Paris valait bien une messe » titre le Parisien Dimanche, ajoutant que « Léon XIV a célébré une messe XXL sur la place de la Concorde et sur les Champs-Elysées, devant 800 000 personnes ».
    « Aucun autre homme sur la planète ne peut rassembler à ce point », s’exclame le Parisien Dimanche, « c’est peut-être la grande leçon qui doit interroger en ces temps si troublés : le spirituel ferait-il désormais office de refuge dans un pays pourtant profondément attaché à sa laïcité ? »
    La Tribune Dimanche, de son côté, parle de « trêve papale », et juge que « la venue du pape rassemble, fédère, relie nos compatriotes ». « Qui, à part le souverain pontife, est capable de réunir un million de personnes en deux jours à Paris, et cela sans déclencher de polémiques ou de violences ? », questionne la Tribune Dimanche, alors que le Journal du Dimanche, estime, lui, que « le pape rend le sourire à la France ».
    Laïcité et catholicisme
    Que de cette visite du pape à l’étranger ? C’est ce qu’a voulu savoir Courrier International, selon lequel l’affluence à la messe de la place de la Concorde, à Paris, « illustre la relation particulière de la France laïque avec le catholicisme ». Courrier International a notamment relevé les propos tenus dans le quotidien italien la Republica, qui parle « d’un regain de religiosité dans une France laïque et sécularisée ». A Londres, le Times relève « un véritable paradoxe : bien que la fréquentation des églises soit en baisse, plus de 32 millions de Français – soit près d’un sur deux – "se sentent attachés au catholicisme", selon un récent sondage », explique le quotidien britannique.
    Là-haut
    Le Point met à l’honneur une Française, qui vit actuellement… 400 kilomètres au-dessus de la Terre... « Sophie Adenot, héroïne de l’espace », titre l'hebdomadaire. « Première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire, l’astronaute détient le record européen de la plus longue mission spatiale habitée », précise le Point. Elle est, en effet, « la première française » à être « sortie dans le vide » à trois reprises. Elle qui vient de « dépasser le record de plus de 200 jours en orbite établi en 2020 par l’Italien Luca Parmitano ».  
    Interrogée depuis la Station spatiale Internationale, Sophie Adenot raconte notamment la sensation éprouvée, au moment de se lancer dans le vide, en utilisant cette comparaison : « Quand on est dans une voiture et qu’on voit, une falaise juste là, on se sent en sécurité parce qu’on est dans la voiture. Etre en sortie extravéhiculaire, c’est ouvrir la porte et se retrouver directement les pieds au bord de la falaise ».  
    Mais l’astronaute française aime ça, et quand elle est interrogée sur son « envie de repartir », elle déclare : « Tous les voyages spatiaux dont vous me parlerez, j’aurai toujours le sourire jusqu’aux lèvres. » Elle ne veut toutefois pas monopoliser l’attention : « Je suis consciente, dit-elle, qu’il y a un temps pour la récupération et un temps pour les autres, puisqu’on est nombreux dans le corps des astronautes européens. Donc, chacun son tour ».
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    À la Une: peur sur l'IA

    20/09/2026
    C'est une petite musique que l'on entend depuis plusieurs années, celle des dangers de l'IA pour les sociétés. Mais elle s'est muée en cri d'alarme depuis quelques jours, après ce message pour le moins inquiétant, de Jacob Coxon, chercheur passé par Anthropic et OpenAI, qui annonçait sa démission, et dans le même temps que les entreprises du secteur jouaient « à la roulette russe avec nos vies ». 
    Le Point a décidé d'en faire son dossier de la semaine, et de revenir sur cette déflagration, notamment en se penchant sur les périls qui peuvent effectivement nous menacer avec l'IA. Parmi les hypothèses qu'il développe, celle tout d'abord qu' « une IA optimisera ses objectifs sans compassion ni morale humaine », selon un expert interrogé par le journal et elle pourrait même considérer que les limites à leurs progrès ce sont les humains eux-mêmes.  
    Le danger d'une attaque biologique
    « Durant l'été, des chercheurs (...) ont annoncé avoir créé 16 virus inoffensifs grâce à l'IA », raconte le Point, ce qui laisse imaginer ce qui pourrait se passer le jour où elles en créeraient des dangereux. Et le risque d'une guerre nucléaire est une question prise au sérieux : le pouvoir de décider sans IA est au cœur des réflexions des armées, mais selon un expert français cité par l'hebdomadaire, « en réalité il n'y a que peu de scénarios dans lesquels une IA autonome aurait intérêt à (...) déclencher une apocalypse nucléaire. Nous voilà rassurés », conclut le Point non sans une pointe de sarcasme. 
    Le Nouvel Obs s'intéresse au choc des générations à la gauche de la politique française 
    Près d'un jeune sur deux peut voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, un choix qui bouscule les parents, et provoque des débats musclés au sein des familles. Le journal s'est intéressé aux raisons qui poussent la jeunesse à choisir LFI plutôt que les partis de ses ainés. La première, c'est un sentiment d'urgence. « Les jeunes estiment qu'ils n'ont plus le temps de discuter indéfiniment, de négocier. Les congrès, les motions (...), les réunions interminables qui accouchent de compromis parfois illisibles constituent presque un repoussoir. Le PS en offre, aux yeux de ces jeunes, la caricature parfaite », résume un politiste dans les pages du Nouvel Obs. 
    « Les générations se distinguent aussi par les combats qui les ont fait rentrer dans l'espace public. Pour celle qui arrive aujourd'hui à l'âge adulte, les matrices de politisations ne sont plus celles de ses ainés. Elles s'appellent antiracisme, Gaza, MeToo, droits LGBT ou urgence climatique. Autant de combats qui ont en commun d'appeler moins le compromis que la rupture et sur lesquels LFI a su occuper l'espace », analyse l'hebdomadaire.
    Cette évolution permet aussi de comprendre pourquoi Raphaël Glucksmann par exemple, peine davantage auprès de la jeunesse. Pour le Nouvel Obs, il « paie son image de réformiste. Une vertu pour ses électeurs, un synonyme d'impuissance pour une partie de la jeunesse. Le raisonnement tient en une phrase : regardez où le compromis a conduit le monde. Donc, il faut rompre ». Et le journal de conclure par cet avertissement : « Avis aux familles de gauche : dans les prochains mois, les repas du dimanche risquent d'être animés ».                                                                                          
    La population française est-elle donc plus divisée que jamais ? C'est la question que Le 1 a posé à deux chercheurs dans un long entretien, et selon leur avis, pas tant que cela. Ce qui a changé, « ce n'est pas tant la polarisation de l'opinion que la façon dont elle s'exprime (...) Nos divisions se manifestent davantage qu'auparavant à travers le registre de l'émotion », explique une sociologue, qui rappelle qu' « il est bien normal qu'une société démocratique soit divisée. Si tout le monde semblait d'accord, ce serait le signe que nous vivons dans une société totalitaire ». Et quant à ce conflit entre générations, « il n'empêche pas les gens de souhaiter vivre ensemble ».
    La Croix Hebdo revient sur le combat contre la peine de mort d'une religieuse étasunienne
    Le portrait de sœur Helen Prejean, une religieuse étasunienne qui a passé sa vie à combattre la peine de mort, et qui continue de le faire à plus de 80 ans. Elle est convaincue que ce châtiment, toujours en vigueur aux États-Unis, est voué à disparaitre, « cela prendra encore des années mais nous y arriverons », affirme-t-elle dans les pages de La Croix. 
    Pendant des décennies, elle a accompagné des condamnés jusqu'à leur exécution, et a même interpellé l'ancien pape Jean-Paul II sur le sujet. Elle raconte les racines de son combat, et ce qui la pousse à continuer. « Pour moi, explique-t-elle, exécuter quelqu'un, cela revient à légaliser la haine. La peine de mort c'est un assassinat sponsorisé par l'État ». Elle évoque aussi les paramètres discriminatoires de la justice étasunienne, que ce soit en terme de couleur de peau ou de classe sociale : « vous ne trouverez jamais une personne riche dans le couloir de la mort. Nous avons d'ailleurs un slogan célèbre outre-Atlantique : "Pas de peine capitale pour ceux qui ont du capital" Tout est dit ! ». Et s'il devait y avoir une chose à retenir, c'est le conseil que nous donne sœur Helen Prejean, quand le journal lui demande comment elle arrive à garder l'espoir dans ce monde parfois bien sombre : « Faites quelque chose de modeste on s'en fiche, mais faites ! C'est comme cela que, peu à peu, on transforme le monde. (...) L'espoir, c'est une pratique : il faut s'y entrainer ».
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    À la Une: la crainte d'un «point de rupture dans l'agriculture»

    13/09/2026
    C’est le titre d’un article du Point, qui s’interroge sur la souveraineté alimentaire de la France, après la canicule qui a touché le pays, tout comme une grande partie de l’Europe cet été. La chaleur extrême « a frappé toutes les filières et toutes les régions. Pour connaître pareil épisode, il faut remonter à la grande sécheresse de 1976, se remémore l’hebdomadaire, ou, plus proche de nous, à celle de 2003. »
    « Pour parer au plus pressé, le gouvernement a concocté un plan d’un milliard d’euros – difficile de faire autrement vu l’état des finances publiques, note Le Point, mais après ? Après, la vraie, la seule question demeure : celle de l’adaptation de la ferme France au réchauffement climatique, poursuit l’hebdomadaire, bien sûr, les agriculteurs ne découvrent pas le réchauffement (…) mais la canicule les a pris de court. »   
    « Si on ne bouge pas, cela nous coûtera chaque année de plus en plus cher », prévient le président d’une association de coopératives européennes, dans les pages du journal, qui évoque alors plusieurs solutions sur la table pour freiner la crise du milieu agricole : la diversification des cultures par exemple. Cultiver plusieurs variétés de légumes et de céréales en même temps « me permet de tenir », confie un agriculteur au Point.  
    Cependant, « quelles que soient les voies empruntées, il y a un point de passage obligé, tranche le journal, la gestion de l’eau, avec les mégabassines en fond de tableau. » Et si la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, réclame des stockages d’eau depuis des années, un autre syndicat, celui de la Confédération paysanne, objecte dans l’article que « stocker pour stocker ne veut rien dire, si on ne remet pas en cause le modèle d’agriculture intensive ».
    À lire aussiSécheresse en France: plus d'un milliard d'euros pour soutenir les agriculteurs après un été difficile
    Le journal Marianne s’est intéressé aux coulisses du collectif Némésis
    Ce collectif lie les violences faites aux femmes à l’immigration, et lors de son apparition sur la scène publique il y a sept ans, « c’était une première » dans l’univers féministe, « exclusivement associé à la gauche, analyse le média, des jeunes femmes se réclamant à la fois de la défense des droits des femmes et de positions (…) d’extrême droite. » 
    L’article se penche ensuite sur la structure interne de Némésis, une organisation décrite comme « verticale, voire autoritaire », où les membres du bureau, « médiatisés et en quête de notoriété (…), proviennent de groupes d’extrême droite ou sont liés à des groupuscules radicaux », à commencer par la tête de file du mouvement, Alice Cordier. En plus de ces liens avec l’ultradroite la plus violente, d’anciennes membres témoignent auprès de Marianne de soirées rythmées par des chants et des saluts nazis, ou encore de propos racistes, antisémites et homophobes dans les boucles de conversations des groupes.  
    Némésis fait donc preuve d’« une idéologie qui justifie tout pour arriver à ses fins, une radicalité d’un autre temps et qui essaime un peu partout en Europe », résume Marianne. Et l’hebdomadaire de conclure sur cette « plongée au cœur du néofascisme français qui pose, in fine, la question suivante : mais que fait le ministère de l’Intérieur ? » 
    Dans la presse hebdomadaire française, le rêve de l'immortalité
    Qui n'a jamais rêvé de tromper la mort, ou au moins de la jeunesse éternelle ? Tout le monde y a déjà pensé, au moins une fois, et les milliardaires de la tech, eux aussi, y pensent. Ils font même plus que ça : ils investissent dans ce rêve. Et « sans surprise, c'est aux États-Unis que le business est le plus développé », avec l'essor du « vitalisme, un courant influant qui veut faire de la lutte contre la mort la priorité de la société, regroupe beaucoup de ces acteurs », précise le Nouvel Obs.     
    Au sein de cette galaxie, certains n'hésitent pas à servir de cobaye
    C'est le cas de Bryan Johnson, multi millionnaire américain et « chef de file des influenceurs longévité », comme l'explique le Nouvel Obs. Sur ses plateformes, il met en scène son mode de vie à grand renfort de dizaines de gélules par jour, de bilans de santé constants et même de transfusions avec le sang de son propre fils. « Mais après avoir annoncé en juin être atteint d'une gastrite auto-immune incurable », raconte l'hebdomadaire, l'influenceur s'est demandé s'il n'était pas allé « un peu trop loin avec toute cette histoire de longévité ». Il n'est pas le seul fortuné à se lancer dans cette aventure. Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, mais aussi Mark Zuckerberg, ont investi des millions de dollars dans des start-up de recherche, et la liste est longue. 
    En clair « la quête de longévité est surtout le fantasme des puissants », résume le Nouvel Obs, « et pourtant ce sont les personnes défavorisées qui sont le plus affectées par le vieillissement », avec une différence d'espérance de vie jusqu'à 13 ans en France, entre les plus modestes et les plus aisés. Déjà que l'efficacité de ces nouvelles médecines de longévité reste à prouver, « encore faudrait-il qu'elles soient accessibles à tout le monde, ce qui, étant donné la manne financière qu'elles représentent, est loin d'être assuré, objecte l'hebdomadaire, dans un monde (…) où l'espérance de vie en bonne santé devient une question de société majeure, elle ne saurait se résumer à une science au service de quelques privilégiés. »
Acerca de Revue de presse des hebdomadaires français
Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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