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Revue de presse Afrique

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    À la Une: les réseaux sociaux suspendus au Gabon

    19/2/2026
    Décision radicale des autorités gabonaises : « La HAC, la Haute Autorité de la communication, du pays a annoncé avant-hier « la suspension immédiate des réseaux sociaux sur le territoire gabonais "jusqu’à nouvel ordre" ». C’est ce que pointe notamment Le Monde Afrique. « Sans désigner les plateformes concernées, la Haute autorité a justifié cette décision par la présence de contenus risquant "d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques" ».
    Le ministre de la Communication et des médias, Germain Biahodjow justifie cette décision dans les colonnes de L’Union à Libreville : c’est une « démarche, dit-il, de préservation de l’ordre public, du vivre ensemble, de paix et de préservation de l’amour entre les Gabonais. (…) Cette mesure exceptionnelle n’est pas une remise en cause de la liberté d'expression dans notre pays, poursuit-il. (…) Le Gouvernement s’engage à conduire une réforme en profondeur visant à réorganiser et à sécuriser l’écosystème national de communication numérique, tant aux plans juridique qu’opérationnel ».
    Levée de boucliers
    Pour sa part, l’opposition s’insurge : le PDG, le parti démocratique gabonais, dit sa « stupeur et son indignation » et affirme que « sanctionner des millions d’utilisateurs innocents pour les agissements supposés de quelques-uns constitue une sanction collective, étrangère à tout État de droit ». Des propos rapportés par le site Gabon Actu.
    Sur ce même site, indignation également pour le FDR, Le forum pour la défense de la République, pourtant plutôt proche du pouvoir. Le FDR qui qualifie cette mesure « d’arbitraire et disproportionnée et qui porte une atteinte directe aux droits fondamentaux des Gabonais ».
    L’impact politico-économique
    De son côté, le site Gabon Review prévient : ce « blackout sur les réseaux sociaux » va entrainer « des dégâts économiques et politiques. (…) On réduit trop facilement les réseaux sociaux à un simple vacarme numérique. C’est une erreur d’analyse, s’exclame Gabon Review. Ils sont devenus une infrastructure économique parallèle. Boutiques Instagram, commandes WhatsApp, prospection Facebook, publicités sponsorisées : une part croissante du commerce urbain vit, respire et encaisse grâce à ces canaux sur internet. Couper les réseaux, ce n’est pas faire taire des commentaires. C’est couper des sources de revenus ».
    Sur le plan politique, reconnait Gabon Review, il est vrai que « depuis la Transition, une partie de l’activisme numérique, souvent animée depuis la diaspora, a effectivement durci le ton, multipliant attaques personnelles et propos diffamatoires contre le chef de l’État et les institutions. C’est un fait. Mais, s’interroge le site gabonais, une dérive ciblée appelle-t-elle une réponse globale ? Des mécanismes existent : retrait de contenus illicites, suspension de comptes récidivistes, décisions judiciaires individualisées. Choisir l’interruption générale, c’est privilégier la masse à la précision ».
    Bref, résume, Gabon Review, « en actionnant l’interrupteur général, la HAC ne suspend pas seulement des plateformes : elle touche l’économie digitale et ouvre un débat aux enjeux économiques, juridiques, politiques et internationaux. Fallait-il éteindre toute la ville pour étouffer quelques incendies ? »
    Des outils de régulation existent !
    « Ne coupez, mon général, régulez ! », renchérit WakatSéra au Burkina Faso.
    En effet, précise Le Pays, « dans bien des États, des textes existent pour punir ceux, (sur la toile), qui se mettent en porte-à-faux avec la loi. Pourquoi alors ne pas se focaliser sur cette solution, plutôt que de faire le choix de la suspension pour tout le monde ? (…) En suspendant les réseaux sociaux, le président Oligui a voulu casser le thermomètre. Pour autant, pourra-t-il faire baisser la fièvre ? »
    En fait, souligne Afrik.com, « le problème n’est pas tant le diagnostic — les dérives des réseaux sociaux sont réelles et documentées —, que la thérapeutique choisie. Des outils existent, tels que le retrait de contenus illicites, la suspension de comptes récidivistes, les injonctions judiciaires, qui permettent de traiter les abus sans éteindre tout l’espace numérique. Ce que cette crise révèle, en définitive, c’est une urgence bien réelle, relève encore Afrik.com : celle de construire des cadres de gouvernance numérique adaptés aux contextes locaux, capables de protéger les citoyens contre les dérives avérées des grandes plateformes, sans pour autant couper le lien qui unit désormais les peuples à l’information, à l’économie, et entre eux. Le Gabon n’est pas le premier pays à se trouver face à ce défi. Il ne sera pas le dernier ».
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    À la Une: va-t-on vers la fin de la crise universitaire au Sénégal?

    18/2/2026
    Hier mardi, « les universités sénégalaises étaient paralysées par une grève » qui devrait se poursuivre ce mercredi et demain, relève Afrik.com. Un mouvement qui intervient « après la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. » C’était il y a 10 jours sur le campus. Ce décès tragique « a transformé des revendications au départ sociales en une mobilisation nationale pour la vérité et la justice », pointe le site panafricain. De plus, poursuit-il, « l’arrestation de plusieurs leaders étudiants alimente la colère sur les campus. Entre tensions sécuritaires et retards de bourses, la crise universitaire atteint un niveau inédit ».
    « Chute mortelle »
    Hier, rebondissement dans l’enquête sur la mort de l’étudiant, relate notamment Walf Quotidien : « Après le point de presse conjoint des ministres (Intérieur, Justice, Enseignement supérieur et Forces armées), le procureur de la République du tribunal de grande instance de Dakar a pris le relais. Face à la presse, Ibrahima Ndoye a écarté la thèse de la torture subie par Abdoulaye Ba, soutenue par ses camarades étudiants : "Abdoulaye Ba n’a pas été battu. Il n’y a pas eu de contact physique entre lui et les forces de défense et de sécurité. Sa mort résulte d’une chute du quatrième étage", a-t-il expliqué ».
    « Confronté aux flammes et aux fumées qui commençaient à l’asphyxier, précise le site Senego, Abdoulaye Ba aurait pris la décision dramatique de sauter, "atterrissant sur son côté gauche". Et c’est ce qui explique, selon le procureur, les résultats dommageables constatés par le médecin légiste sur le corps du défunt. L’enquête judiciaire confié par la sûreté urbaine et la division des investigations criminelles se poursuit afin d'établir toutes les responsabilités sur cette mort. Certains de ses camarades de chambre ont été auditionnés afin de confirmer les circonstances de l’accident ». « La chute mortelle », titre sobrement Le Soleil, qui rapporte également les conclusions du procureur.
    Négociations…
    Cette version des faits va-t-elle calmer la colère estudiantine ? Ce qui est sûr, c’est que les autorités jouent l’apaisement. « À la suite des tensions enregistrées ces derniers jours, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a engagé des concertations avec les parties prenantes, note Walf Quotidien, "en vue de trouver une issue durable" à la crise qui secoue le campus. Ces discussions, initiées par le rectorat, réunissent les partenaires sociaux et les autorités universitaires. L’objectif est d’apaiser le climat social, de rétablir la sérénité au sein de l’institution et de garantir la continuité des enseignements ».
    Walf qui relève également les exigences de l’UNSAS, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal, et de la CSA, la Confédération des syndicats autonomes : « Que toute la lumière soit faite sur les circonstance de la mort d’Abdoulaye Ba » et que « le pouvoir actuel fasse des réformes dans l’enseignement supérieur ».
    Les réseaux africains de Jeffrey Epstein
    À lire également ce matin dans la presse, cette enquête du Monde Afrique sur les réseaux africains de Jeffrey Epstein… « Du Sénégal à la Côte d’Ivoire en passant par le Maroc ou encore le Rwanda, l’ombre du criminel sexuel s’est étendue en Afrique, pointe le journal. Les trois millions de documents rendus publics par la justice américaine montrent que le criminel sexuel et homme d’affaires américain, mort en 2019, a appliqué sur le continent la même recette qu’ailleurs dans le monde pour étancher sa soif de pouvoir. Un écosystème où s’entremêlaient relations avec les puissants, affaires parfois troubles et prédation sexuelle ».
    Et Le Monde Afrique de citer plusieurs personnalités : Karim Wade, qui aurait servi d’intermédiaire pour faciliter les affaires d’Epstein ; l’Emirati Sultan Ahmed Ben Soulayem, à la tête du géant portuaire DP World, très influent en Afrique, et qui a organisé à plusieurs reprises des séjours de Jeffrey Epstein sur le continent ; ou encore, Nina Keita, mannequin, ex-conseillère ministérielle et nièce du président ivoirien Alassane Ouattara.
    « Partout où il est passé, le multimillionnaire a tenté de faire des affaires, relève encore Le Monde Afrique. Comme en juin 2015 au Zimbabwe, où il a cherché, en vain, à profiter du marasme financier du pays pour "mettre en place un nouveau système financier" ; ou encore, en Libye, où à l’aube de la chute de Kadhafi, l’homme d’affaires a lorgné sur les quelque 80 milliards de dollars de fonds du régime gelés à l’étranger. Son objectif : restituer ces fonds gelés au nouveau pouvoir libyen moyennant commission. Un échec ».
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    À la Une: l’iceberg franco-algérien

    17/2/2026
    Les relations entre l'Algérie et la France sont gelées depuis des mois. La visite sur place du ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, va-t-elle commencer à briser la glace ?
    La presse algérienne s'interroge. Tout d'abord, se demande le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), « quelle France Laurent Nuñez représente-t-il ? Celle des nostalgiques de l'Algérie française, de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau, qui veulent la rupture ? Ou bien celle des adeptes d'une relation apaisée et débarrassée du contentieux mémoriel, incarnée par Ségolène Royal et plusieurs autres personnalités ? En février de l'année dernière, le président Tebboune, avait cité l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, comme prévu, et quelques personnalités, dont Ségolène Royal et Dominique de Villepin, comme jouissant d'un respect certain en Algérie. Une manière de signifier, précise TSA, que le problème n'est pas avec toute la France, mais avec un certain courant qui prend de plus en plus d'ampleur, en se servant de l'Algérie, entre autres, comme tremplin. C'est le message principal envoyé à travers l'accueil réservé fin janvier à Ségolène Royal. Et ce n'est peut-être pas un hasard si la visite de la présidente de l'association France-Algérie a été immédiatement suivie par ce déplacement du ministre français de l'Intérieur qui attendait depuis octobre dernier ».
    Embûches…
    « L'ultime chance ? », s'interroge pour sa part le site Algérie Patriotique. « La mission de Laurent Nuñez s'annonce herculéenne : tenter le dégel en dépit de la multitude d'embûches qui se dressent sur le chemin d'une réconciliation jusqu'ici minée par la meute algérophobe qui, elle, préfère l'escalade à l'apaisement, alors même que les intérêts de la France en ont pâti. Mission d'une extrême difficulté. D'abord parce que son précédent a laissé derrière lui un champ de ruines diplomatiques. (…) Ensuite, poursuit Algérie Patriotique, reste à savoir si l'actuel locataire de la place Beauvau saura prendre la mesure des nombreuses doléances algériennes, notamment la libération immédiate et sans conditions du diplomate algérien pris en otage en France, la remise des individus réclamés par la justice algérienne, dont certains reconnus terroristes et ayant un lien avec l'affaire Epstein. Des demandes légitimes auxquelles la France doit réserver une réponse favorable si elle veut sortir de cette crise qui dure. (…) La solution est pourtant évidente, s'exclame encore le site algérien. Il suffit de sortir de cette posture qui consiste à considérer notre pays comme l'ennemi de toujours, quoi qu'il fasse ».
    Exigence de vérité historique…
    Et puis, en arrière-plan, il y a toujours la question mémorielle. C'est ce que souligne El Moudjahid  : « l'Algérie se dit prête à discuter, sans complexe, de tous les sujets, mais pas à n'importe quel prix. En la matière, la question mémorielle reste le baromètre de la véritable sincérité française. Sur ce dossier, poursuit le quotidien algérien, Alger n'acceptera ni les faux-semblants ni les atermoiements. Cette exigence de vérité, de reconnaissance et de justice historique n'est pas une crispation sur le passé, mais bien la condition sine qua non pour envisager l'avenir des liens entre Alger et Paris ».
    Prudence…
    En France, Le Monde Afrique relève qu'avant son départ pour Alger, Laurent Nuñez est resté « prudent dans sa prise de parole : il ne s'est pas exprimé sur les principaux sujets irritants que représentent le retour des agents français, la délivrance de laissez-passer consulaires pour permettre l'expulsion des ressortissants algériens dans l'obligation de quitter le territoire français ou encore la révision de l'accord de 1968, qui régit les règles du séjour des Algériens en France. Le cas du fonctionnaire algérien en détention dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte dans l'affaire "Amir DZ" est une autre pierre d'achoppement de la coopération sécuritaire, pointe aussi le journal. Les échanges pourraient porter aussi sur le sort du journaliste français Christophe Gleizes, incarcéré depuis juin dernier, qui s'est pourvu en cassation après sa condamnation en appel, en décembre, à sept ans de prison ». Sur tous ces dossiers, le ministre français de l'Intérieur « espère faire baisser la température ». 
    Reste, souligne encore Le Monde Afrique, « qu'un nouveau pic de fièvre agite les deux capitales, à la suite de la diffusion, sur France 2, d'un numéro de l'émission Complément d'enquête intitulé "Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie", une émission jugée offensante par les autorités algériennes ».
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    À la Une: les «bons» et les «mauvais» putschistes

    16/2/2026
    « Durant son année passée à la tête de l’Union africaine, João Lourenço a montré sa capacité à dire, puis à agir sans détour, relate Jeune Afrique. L’Angolais en a de nouveau fait la preuve, samedi, avant de rendre son tablier de président de l’institution et de le confier au Burundais Évariste Ndayishimiye. »
    En effet, João Lourenço a prévenu : « lorsque nous évoquons la nécessité de rétablir l’ordre constitutionnel après une prise de pouvoir inconstitutionnelle, nous ne voulons pas dire qu’il est rétabli dès lors que les auteurs du coup d’État organisent des élections et se font élire. » En résumé, pas de blanc-seing pour les putschistes qui s’abritent derrière un paravent démocratique…
    « Parmi les chefs d’État et de gouvernement présents, deux d’entre eux, au moins, n’ont pas ovationné la tirade, relève Jeune Afrique : le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, et celui du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux ex-militaires ont été élus en 2025 après des périodes de transition, et surtout après avoir chassé du pouvoir leurs prédécesseurs, Alpha Condé en 2021 pour le premier et Ali Bongo Ondimba en 2023 pour le second. »
    Reste que les deux dirigeants guinéens et gabonais ont été invités officiellement à ce 39e sommet de l’UA. « Ce sommet marque donc le retour de deux “bons putschistes“, comme ils sont parfois surnommés à l’international, parce que, affirme encore Jeune Afrique, ils ont su mettre en place un chronogramme, organiser des élections et permettre un retour à l’ordre constitutionnel. »
    Incantations ?
    « Naïveté » ou alors volonté de se donner « bonne conscience », commente Ledjely. « Peut-on sérieusement croire que de simples incantations, érigées en slogans, suffiront à relever un défi aussi structurel ? », s’exclame le site guinéen. « Comment l’Union africaine peut-elle opportunément s’ériger en gendarme anti-coups d’État, alors que sa réaction a parfois tardé ou manqué de vigueur face aux crises post-électorales ? Par quel miracle espère-t-elle voir disparaître les coups d’État, quand les violations des droits humains et des libertés fondamentales sont rarement sanctionnées avec fermeté ? (…) Une chose devrait pourtant s’imposer, assène encore Ledjely : la fin des coups d’État ne se décrète pas. Elle constitue l’aboutissement d’un processus politique et institutionnel. Cela suppose d’attaquer à la racine les causes profondes des ruptures constitutionnelles : gouvernance opaque, exclusion politique, corruption, inégalités persistantes, instrumentalisation des institutions. »
    Et les coups d’État « constitutionnels » ?
    Au Burkina Faso — dont le dirigeant arrivé au pouvoir par les armes, Ibrahim Traoré, n’était pas invité — le site d’information WakatSéra ne mâche pas ses mots envers l’Union africaine : « la voix de l’institution porte-t-elle encore ? (…) Comment s’opposer aux prises de pouvoir par les armes, alors que des chefs d'État, comme le Gabonais Oligui Nguema et le Guinéen Mamadi Doumbouya, présents à Addis-Abeba, ont pris la clé du palais présidentiel par effraction, avant de se faire une virginité par les urnes ? Que fait-on des contre-exemples démocratiques au Tchad, en Guinée-Bissau et à Madagascar ? Comment empêcher les coups d’État militaires en laissant prospérer ceux institutionnels, s’interroge encore WakatSéra, qui ont frappé récemment la Côte d’Ivoire et le Cameroun, avec le quatrième quinquennat consécutif de l’Ivoirien Alassane Ouattara et le huitième septennat du Camerounais, l’inoxydable Paul Biya ? »
    Le Pays, toujours au Burkina, renchérit : « Les propos virulents du président sortant de l’UA, Joao Lourenço, contre ce qu’il qualifie “d’élections qui blanchissent les coups d’État“, risquent d’être comme de l’eau sur les plumes d’un canard. On est d’autant plus fondé à le penser que l’UA passe son temps à condamner les coups d’État militaires tout en fermant les yeux sur les coups d’État constitutionnels. »
    Sénégal : le soupçon de la bavure policière…
    Enfin, à la Une également, le Sénégal, avec la polémique qui se poursuit, une semaine après la mort d’Abdoulaye Ba à l’université de Dakar. « Clash entre le procureur et le collectif des médecins », titre Walf Quotidien. La justice sénégalaise affirme que l’étudiant n’est pas mort sous les coups de la police. Faux, rétorque le Collectif des médecins du Sénégal, qui s’appuie sur le rapport d’autopsie. Un rapport, authentifié par RFI ce week-end, et par Le Monde Afrique qui constate pas moins de « 16 lésions sévères » sur le corps de l’étudiant qui ont provoqué de « multiples hémorragies internes. »
    Autant d’éléments qui confirment l’hypothèse selon laquelle Abdoulaye Ba aurait été victime d’une bavure policière.
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    À la Une: la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco

    13/2/2026
    Vivian van de Perre, souriante, apparaît à la Une du Journal de Kinshasa, de 7 sur 7 ou encore d’Actualité.cd. Première déclaration de la cheffe par intérim de la Mission de l’ONU en RDC : « Il y a plus d’un an, le 26 janvier 2025, j’étais dans le dernier avion à atterrir à l’aéroport de Goma. Aujourd’hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir de nouveau, j’espère que cela marque le début de la réouverture progressive de l’aéroport de Goma, au bénéfice de la population. »
    Quelle est la mission de Vivian van de Perre ? « Elle prépare surtout la mise en œuvre du mécanisme de suivi du cessez-le-feu, dispositif qui découle de la résolution 2808 du Conseil de sécurité, votée en 2025 », explique le Journal de Kinshasa, qui souligne par ailleurs « que cette visite intervient dans un climat fragile, car les cessez-le-feu tiennent difficilement sur le terrain ». 
    La situation reste tendue, remarque également 7 sur 7, « la visite à Goma de la cheffe par intérim de la Monusco intervient dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des tensions persistantes dans le Nord-Kivu, où les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles de l’AFC-M23 ont provoqué d’importants déplacements de population ces derniers mois ». « Même technique, cette visite reste politique », remarque encore le Journal de Kinshasa, « elle doit prouver une chose : les engagements de Washington, Doha et Addis-Abeba peuvent produire des effets concrets. Finalement, tout se jouera sur le terrain ».
    Exigence de vérité
    Au Sénégal, la famille de l'étudiant Abdoulaye Ba, tué lors d’une intervention des forces de l’ordre sur le campus universitaire de Dakar, s’est exprimée hier. « Elle demande des éclaircissements sur les circonstances du drame », explique Walfnet. « La famille a choisi Mamadou Diouldé Ba, l’oncle de la victime comme porte-parole. Dès le début de son discours, poursuit le journal, il a appelé la communauté étudiante à garder son calme, encourageant les étudiants à mettre l’accent sur la prière ». Mais « il a également souligné que la famille souhaitait être informée des évènements réels qui ont mené au décès de l’étudiant ».
    Exigence de vérité, également, à la Une de Sénéplus, qui titre « L’État accusé de vouloir cacher la vérité à l’UCAD (l’université Cheik Anta Diop). » Sénéplus, qui ajoute : « La communication officielle n’a fait qu’attiser la colère. Loin d’apaiser les esprits, les justifications de l’État sur une supposée "radicalisation" du mouvement étudiant sont perçues comme une insulte à la mémoire de la victime ».
    Pluie, neige et vent
    Le Maroc souffre toujours des intempéries. « Pluies historiques au Maroc : 110 000 hectares engloutis et 276 millions d'euros pour reconstruire », annonce Bladi.net. Le site d’information précise également « que la montée des eaux a déplacé 188 000 personnes ». Telquel de son côté annonce la couleur pour aujourd’hui et demain : sont attendues « de fortes pluies avec orages et risques de grêle, des chutes de neige à partir de 1 400 mètres et de fortes rafales de vents (…) dans plusieurs provinces du Royaume ».
    Hesspress souligne l’inquiétude exprimée par l’association Al Karama, pour la défense des droits humains, à Tétouan, dans le nord du Maroc. Cette association « alerte sur l’ampleur des dégâts et appelle à une mobilisation citoyenne plus large, tout en mettant en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de la catastrophe ». Pas question donc, de critiquer ouvertement la gestion de la crise par le gouvernement, mais l’association basée à Tétouan, souligne que « les opérations de secours et d’acheminement des produits de première nécessité ont été confrontées à des difficultés logistiques, en particulier dans les zones rurales et montagneuses ».

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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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