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  • Reportage Afrique - Mauritanie: les ONG agissent auprès des populations clés atteintes du VIH (1/4)
    En Mauritanie, 23,4% des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes (HSH) vivent avec le VIH, alors que le taux de prévalence n’est que de 0,3% dans la population générale. Pénalisés et stigmatisés, ils n’osent pas se rendre dans les structures de soin. Reportage auprès de cette communauté discriminée. De notre envoyée spéciale à Nouakchott, Dans un petit deux-pièces d’un quartier populaire de Nouakchott, dix amis, tous artistes et homosexuels, cohabitent après avoir été rejetés de chez eux. Charihan, 25 ans, a déjà été victime d’insultes et de violences. « J’ai tout le temps peur, même pour la plus simple des maladies comme un bouton ou une infection, je ne peux pas aller à l’hôpital et je vais le cacher, ce qui peut même amener des complications jusqu’au décès ! C’est pourquoi nous les homosexuels, nous avons souvent des IST, des infections sexuellement transmissibles et on le cache jusqu’à ce que ça se développe et que ça devienne une infection parfois incurable », explique-t-il.  Le code pénal punit de la peine de mort tout « acte contre nature avec un individu de son sexe ». Même si la loi n’est pas appliquée, ce groupe de jeunes homosexuels préfère consulter et se faire dépister du VIH au sein d’une association communautaire, sans jugement ou discrimination. ► A écouter aussi : Mauritanie, une lutte ciblée contre le VIH Khatré travaille chez SOS pairs éducateurs. Lui aussi homosexuel, il est fier d’aider sa communauté. « Il n’y a aucun complexe dès que l’on est ensemble. Aucune personne extérieure ne peut nous juger. On apporte un soutien psychologique et médical. Que la personne soit homosexuelle, cela ne nous regarde pas. On se bat pour l’accès aux soins. On ne se bat pas pour nos libertés en Mauritanie, une République islamique », soutient-il. Khatré a aidé Ali, Sénégalais de 41 ans réfugié en Mauritanie, à découvrir sa séropositivité et le motive à bien prendre son traitement antirétroviral depuis 2015 malgré les difficultés. « Je change l’emballage du traitement. Je me protège, je cache beaucoup de choses. C’est très lourd de garder ce secret sur la conscience », confie-t-il. Malgré la criminalisation des homosexuels, Abdallahi Ould Sidi Ali, du secrétariat exécutif national de lutte contre le VIH-sida, assure que les organisations de la société civile peuvent intervenir sans entrave. « La Mauritanie tire son code pénal du droit musulman. Mais elle a signé des conventions universelles sur les droits humains, et il y a une scission des pouvoirs judiciaire, exécutif et politique. Cela permet d’agir auprès de ces populations pour améliorer la riposte contre le VIH-sida », affirme Abdallahi Ould Sidi Ali. Sans le respect des droits humains, il est impossible d’éliminer le VIH-sida d’ici 2030, rappelle Onusida.
    12/6/2021
    2:58
  • Reportage Afrique - À l’Exposition universelle, le Maroc propose une alternative au béton
    C’est le deuxième plus grand pavillon de l’Expo2020 à Dubaï. Le Maroc, qui affiche une politique volontariste en matière de développement durable, a déployé des moyens colossaux pour proposer, avec ce bâtiment, une alternative écologique aux constructions en béton. « Dubaï, c’est le territoire du paraître, du simulacre, du factice. Et on a voulu prendre le contre-pied de ça », annonce d’entrée de jeu Tarik Oualalou, l’architecte du Pavillon du Maroc à l’Expo universelle 2020, reportée d’une année en raison de la pandémie. Le bâtiment de 6 000 m2 présente une façade en terre battue de 33 m. « C’est le plus haut bâtiment jamais construit en pisé », assure celui qui a passé trois ans à Dubaï pour bâtir le projet. « La terre est souvent associée à des architectures basses. Nous avons créé un dispositif pour suspendre ces plaques de terres. Nous avons imaginé ce bâtiment comme un village, un assemblage de volumes, de maisons. Un clin d’œil aux villages traditionnels de l’Atlas ». La visite s’organise le long d’une grande déambulation. Elle commence au 7e étage du bâtiment et une rampe chemine jusqu’au rez-de-chaussée. Un labyrinthe, au gré duquel se succède une dizaine de jardins et de salles d’expositions, qui louent les spécificités nationales du Maroc. Une référence, là encore, aux ruelles des médias selon l’architecte. Une critique des « boîtes climatisées » de Dubaï Le Maroc veut proposer, avec ce pavillon, une alternative écologique aux constructions en béton, avec très peu d’espaces climatisés. « Entre l’extérieur et l’intérieur, il y a une dizaine de degrés de différence. C’est un bâtiment qui par son inertie, par l’épaisseur de la terre, par la ventilation, par l’efficacité des brumisateurs, rafraîchit l’expérience des gens », explique Tarik Oualalou. « Nous voulions montrer qu’il est possible, y compris dans des territoires inhospitaliers, voire arides, de proposer des manières d’habiter hors des boîtes climatisées, que nous n’avons plus vraiment le droit de construire aujourd’hui ». À l’issue de l’Exposition, ce « prototype » sera transformé en bâtiment de logements, une trentaine d’appartements, dans ce que les Émirats arabes unis présentent comme le nouveau quartier vert et durable de Dubaï. « Quand ils parlent de développement durable, on ne peut pas vraiment les prendre au sérieux », nuance l’architecte. « On saisit l’opportunité qu’ils nous donnent, mais dans une dimension critique par rapport à ce qui est fabriqué aux Émirats. On doit changer notre manière de construire. On est tous coupables de détériorer nos environnements. En tant qu’architectes, urbanistes, politiques, il faut changer rapidement et radicalement les choses ».
    12/4/2021
    2:16
  • Reportage Afrique - John, le marionnettiste tchadien
    Quelle que soit leur forme ou leur taille et la façon dont elles prennent vie, les marionnettes fascinent toujours autant leur public. Mais au Tchad, elles sont encore largement méconnues. Celui que l'on surnomme « papa John » a passé toute sa vie à tenter de les populariser. À 62 ans, il est le seul marionnettiste du pays. De la fabrication de ses personnages en passant par l'écriture du conte et la mise en scène, c'est lui qui fait tout. Après avoir sillonné les pays d'Afrique pour présenter ses spectacles de marionnettes, il répète la dernière représentation de sa carrière. John a installé son atelier dans la cour familiale. Assis sur une simple chaise, il taille de la mousse et une marionnette prend forme. À ses pieds : des bouts de tissus, du papier peint et de la peinture. Autant de choses qui servent à la fabrication de ses personnages en mousse tout droit sorti de son imagination. Pour le marionnettiste de 62 ans, c'est un rêve d'enfant devenu réalité. « Quand j'étais jeune, il y avait un spectacle qui s'appelait "Le grand exploit du troubadour", raconte John. Je ne savais même pas ce qu'étaient les marionnettes. Le mouvement des fils m'amusait sans que je comprenne à quoi ils servaient. C'est bien après que j'ai compris que c'étaient des marionnettes. Maintenant, je suis dedans et je les fabrique moi-même. » Avec ses marionnettes, John a sillonné l'Afrique. Mais le dernier spectacle de sa carrière, il le réserve au public tchadien. C'est l'histoire d'un roi, Bakalé, qui fait vivre tous les animaux ensemble. Une fable inspirée d'un Tchad en pleine transition. Derrière le rideau, l'un des comédiens, Patrick, agite les bras pour animer une girafe. « Il faut l'attraper des deux mains, explique le marionnettiste. Le bras gauche, c'est pour les jambes et tu peux la faire marcher. Si tu es nouveau, c'est difficile. Cela demande une formation. » Devant ses animaux de mousse qui prennent vie, les yeux des enfants pétillent. C'est un pari gagné pour John. « Dès que la marionnette sort, les enfants croient que c'est de la magie. Il faut faire corps avec la marionnette et que le texte soit parfait. » Avec ce dernier spectacle, John espère partager sa passion dans un Tchad où les marionnettes sont encore largement méconnues.
    12/3/2021
    2:14
  • Reportage Afrique - Rwanda: 30 rhinocéros blancs introduits en Boeing 747
    C’est une opération inédite. En début de semaine, trente rhinocéros blancs ont été transportés d’Afrique du Sud au Rwanda, dans un seul avion. Une donation de la réserve privée de Phinda, dans le Kwazulu-natal, au gouvernement rwandais. Les mastodontes sont maintenant en train d’être introduits dans le parc de l’Akagera. Objectif : soutenir la multiplication de cette espèce en danger d’extinction et amplifier le tourisme au pays des mille collines.   De notre correspondante à Kigali,  « Alors là, nous avons dix rhinocéros blancs : cinq mâles et cinq femelles. » Jes Gruner est le directeur régional d’African Parks, une organisation qui gère l’Akagera depuis dix ans. « Ils sont en train de se prélasser dans cette petite mare boueuse, vous voyez là-bas, il y en a un qui est en train de s’allonger dedans pour se rafraîchir. » Arrivés tout droit d’Afrique du Sud par avion puis par la route, les trente rhinocéros sont pour l’instant gardés dans des enclos au milieu du parc de l’Akagera. Ils y seront bientôt définitivement relâchés mais continueront à être surveillés de près grâce à des transmetteurs insérés dans leur corne, car c’est la première fois que cette espèce fait son entrée au Rwanda. Une espèce menacée « Les différentes recherches qui existent sur le sujet indiquent que cette espèce n’a jamais été ici auparavant. Mais il faut voir plus loin. Les Rhinocéros blancs sont persécutés sur ce continent, il est donc important de les amener dans une zone sécurisée, confie Jes Gruner. Une zone où nous savons qu’ils vont se développer. Un endroit qui pourra devenir une réserve, une sorte de banque animale pour le futur. » L’espèce est aujourd'hui principalement menacée par le braconnage, la corne de rhinocéros étant très prisée en Asie, où on lui attribue des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques. ► À lire aussi : Kenya: Najin, l'une des dernières rhinocéros blancs du Nord, prend sa retraite Convoi exceptionnel « Il y a cinq ans, transporter autant de rhinocéros en une fois était considéré comme impossible », souligne Kester Vickery, spécialiste du transport de grands mammifères. Cela a été très difficile de trouver un avion. Cela a coûté plus de 300 000 dollars. Et il a nous a fallu 80 personnes pour faire rentrer les rhinocéros dans leurs caisses en deux heures. Le chargement total était de l’ordre de 60 tonnes. » Il aura fallu deux jours pour que ces rhinocéros pesant jusqu'à deux tonnes effectuent ce voyage de quelque 3 400 kilomètres en partie dans un Boeing 747. En 2015, des lions, qui avaient disparu du Rwanda, ont déjà été réintroduits à l’Akagera. Tout comme des Rhinocéros noirs en 2017. Le parc espère que cette nouvelle étape attirera davantage de visiteurs. Avant la crise sanitaire, le parc de l’Akagera accueillait plus de 50 000 visiteurs par an. Mais la pandémie a fait chuter l’affluence de près de 70%. ► À écouter :  Kenya: «BioRescue», le projet de sauvegarde des rhinocéros blancs du Nord
    12/1/2021
    2:16
  • Reportage Afrique - Guinée: les îles de Loos ont désormais leur destin en main (2/2)
    Ils ont une vue dégagée sur la skyline de Conakry et ses grandes tours flambant neuves. À seulement cinq kilomètres du continent, les habitants des îles de Loos vivent pourtant dans le plus grand dénuement. Au printemps, l’archipel est devenu la 6e commune urbaine de Conakry. Un nouveau statut administratif qui pourrait améliorer les conditions de vie sur les îles. Reportage. De notre correspondant à Conakry, Loos est un archipel isolé, auquel on accède par pirogue. Et ce n’est pas sans risque. « En 2012, au mois d’août, franchement on a été hautement frappé par cet accident, confie Abou Samaké, le maire des îles de Loos. Depuis, il y a eu un sursaut national. » Il y a neuf ans, la mort d’une trentaine de personnes dans le naufrage d’une embarcation oblige l’État à réagir. Une liaison par bateau est mise en place. Mais depuis plusieurs mois, le navire est en réparation, explique le maire.  « L’activité principale, c’est la pêche ici ! » Nous sommes à Kassa. L’île la plus proche du continent manque aussi d’écoles, de toilettes. Elle a du mal à gérer ses déchets. Les habitants n’ont ni électricité, ni eau courante. « La commune a plus de pouvoir que la sous-préfecture » Dans ce contexte, le changement de statut voté par les députés, le 16 mars dernier, représentait une avancée considérable. « La commune a plus de pouvoir que la sous-préfecture, se félicite Abou Samaké. Depuis, les contacts ne cessent de tomber, des rapprochements avec les institutions onusiennes, sans compter ceux de l’Union européenne. » Les îles de Loos peuvent désormais défendre elles-mêmes leurs projets devant les bailleurs internationaux qui ont commencé à se pencher sur les infrastructures sanitaires. Le constat est alarmant. Kassa est la seule des îles à avoir un médecin. Elle dispose du centre de santé le mieux doté de l’archipel. Et pourtant. « Il a été construit au temps de la colonisation : le petit bâtiment ne peut pas contenir tous les services », rappelle le maire de la ville. Peu de moyens, beaucoup de patients : des femmes enceintes et des malades du paludisme, ce jour-là. Rompre avec la marginalisation Pour la société civile, il est temps que ça change. Elle se mobilise afin de soutenir les nouvelles autorités. « Vous vous imaginez, une localité de ce type qui a sa spécificité, souligne Alexandre Cole, membre du conseil de l’UDIL, l’Union pour le développement de l’archipel des îles de Loos. On s’est battu pour avoir une autonomie financière. Maintenant que cette autonomie est là, je vous donne quelques années, ajoute-t-il avec fierté, vous ne reconnaîtrez pas les îles. » L’arrivée au pouvoir de la junte a créé un espoir chez certains insulaires. De rompre avec la marginalisation, l’exclusion qui frappent depuis tant d’années leur archipel.
    11/30/2021
    2:26

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