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  • La Nupes, invisibilisée dans les médias
    Le programme de la Nouvelle union populaire écologique et sociale a été présenté jeudi 19 mai et il n’a pas toujours reçu un écho médiatique à la hauteur du rassemblement politique qu’il représente. Si l’on veut connaître la nuance politique d’un journal ou son degré de compréhension de la gauche à trois semaines des élections législatives, il suffit de regarder son traitement de la conférence de presse des 650 propositions de la Nupes, la Nouvelle union populaire écologique et sociale qui rassemble insoumis, écologistes, socialistes et communistes. Pour ce « programme partagé », présenté jeudi 19 mai 2022, c’est un traitement a minima avec seulement un maigre article perdu dans une page intérieure pour Le Figaro, Le Parisien ou Les Échos, propriété de Dassault ou de LVMH. En revanche, il a fait la Une pour L’Humanité, Libération et Le Monde. Il faut dire que ce programme commun de la gauche, qui rappelle celui de 1972, est un événement incontestable que seul le parti-pris peut faire mine d’ignorer. Et pourtant, ni le 20h de Julien Arnaud sur TF1, ni celui de France 2 n’ont jugé digne de lui consacrer le moindre titre. La politique, dit-on, n’intéresse personne. Pourtant, il y avait là, à la fois de l’image, du symbole et du fond. Pour la photo, il n’est pas courant de voir sur la même scène Olivier Faure pour le PS, Julien Bayou pour Europe Écologie-Les Verts, Ian Brossat pour le PC et Jean-Luc Mélenchon pour les insoumis. Pour le symbole, il est encore plus notable de voir que toutes ces formations ont été capables de s’entendre sur le nom de Mélenchon comme Premier ministre et de mettre entre parenthèses leurs différences pour présenter des propositions communes, dans 95% des cas. Et parmi elles, la possibilité de changements en profondeur pour des dizaines de millions de personnes. Que ce soit un SMIC passant de 1 300 à 1 500 euros net, une révolution fiscale avec 14 tranches d’imposition au lieu de cinq, la retraite à 60 ans, un investissement massif dans la bifurcation écologique avec un million d’emplois à la clé, le blocage des prix de première nécessité… Bref, une rupture « raisonnée mais ferme » comme dit le leader de la France insoumise. Le soir du premier tour, un comptage par formation politique a pour but d’éviter de montrer la force de Nupes. De la même façon, beaucoup de contre-feux semblent allumés pour détourner les médias de cette union politique. Il y a les sujets légitimes comme le nouveau gouvernement, l’Ukraine, Cannes… et puis ceux qui semblent faits pour rallumer des polémiques, comme l’affaire du burkini à la piscine de Grenoble. Face à cela, Nupes promet de revoir pas mal de choses dans les médias avec une loi anti-concentration, un Conseil national des médias ou encore des mesures de protection contre les influences politiques et financières dans les rédactions.
    5/20/2022
    2:32
  • Quelle enquête sur la mort de Shireen Abu Akleh?
    Le journaliste d'Al Jazeera Shireen Abu Akleh a trouvé la mort à la suite d’un raid israélien en Cisjordanie occupée le 11 mai dernier. C’est maintenant la question de l’enquête sur les circonstances de sa mort qui se pose. Les violences qui ont éclaté vendredi à Jérusalem, devant le cercueil de la journaliste d’Al Jazeera en témoignent : la dépouille de Shireen Abu Akleh est aujourd’hui un enjeu pour tout le peuple palestinien comme pour les autorités israéliennes. Cette journaliste de 51 ans, employée par une chaîne qatarienne, de nationalité palestinienne et américaine, et de confession chrétienne, est devenue le symbole d’une population martyre qui reste dans le viseur des forces d’occupation. Et pourtant, Shireen Abu Akleh pouvait se sentir protégée par son éducation, son professionnalisme ou sa renommée internationale. ► À lire aussi : Jérusalem : des heurts lors des obsèques de la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh Désormais, l’armée israélienne cherche à contrôler ce que pourrait dire sa dépouille, comme lorsqu’elle a investi la maison de la journaliste, mercredi, quelques heures après sa mort d'une balle dans la tête. L’Autorité palestinienne a rejeté la participation d’Israël à son autopsie ainsi qu’à toute forme d’« enquête conjointe » et certains ont pu trouver cela suspect. Mais c’est qu’en réalité, les Palestiniens veulent garder la maîtrise des éléments matériels du crime. Alors que les confrères de la journaliste, présents à Jénine, peuvent attester qu’il n’y avait que des tirs israéliens au moment où elle a été abattue, le Premier ministre Naftali Benett a déclaré « probable » que des « Palestiniens armés » soient responsables de sa mort, tandis que Tsahal poursuivait des militants du Hamas. La nécessité d’une enquête « internationale » Pour l’Autorité palestinienne, l’enquête doit être confiée à la Cour internationale de justice. « International », ce sont d’ailleurs les mots de Reporters sans frontières comme du président des Assises du journalisme, Jérôme Bouvier. Il faut une enquête « indépendante et internationale ». La double nationalité de Shireen Abu Akleh ne l’implique-t-elle pas ? Pourtant, cette demande n’est reprise ni par la Maison Blanche, qui se contente de demander la transparence de l’enquête, ni par l’Union européenne ni par le Quai d’Orsay qui préfèrent parler d’enquête « approfondie » ou au mieux « indépendante ». ► À lire aussi : L’hommage de Ramallah à Shireen Abu Akleh, journaliste palestinienne tuée en Cisjordanie occupée Une vidéo en atteste pourtant : une journaliste avec un dossard « press » a été abattue alors qu’elle faisait son travail face à des tirs israéliens. Ce sera à l’enquête de déterminer la chaîne de responsabilités même si elle met gravement en cause Tsahal, dont les soldats jouissent d’une forme d’impunité qui ne s’arrête plus au mot « press ». Après tout, l’exemple vient de haut puisque c’est bien l’état-major israélien qui a demandé il y a un an de détruire la tour Al Shorouk qui abritait plusieurs médias palestiniens à Gaza. Depuis 2000, une trentaine de journalistes palestiniens ont trouvé la mort.
    5/13/2022
    2:28
  • Les madeleines de la télévision
    Quel renouvellement des programmes de télévision avec la fin annoncée du feuilleton Plus Belle la Vie sur France 3 et le retour de la Star Academy sur TF1 ? C’est ce que le producteur de Fremantle, Bruno Fallot, appelle des « madeleines de Proust » : ces programmes qui vous rappellent immanquablement votre enfance ou une forme de jeunesse. Plus Belle la Vie a été lancée en 2004, dans le plus grand scepticisme d’ailleurs, et avec des audiences décevantes les six premiers mois, avant de faire les beaux jours de France 3. Le feuilleton quotidien s’arrêtera en novembre tandis qu’une autre marque de programmes légendaire, Star Academy, reviendra sur TF1 21 ans après son lancement et 14 ans après sa disparition de TF1. À la fois télé-réalité et télé-crochet sur les performances musicales des candidats, le programme a révélé Jenifer, Nolwenn Leroy ou Grégory Lemarchal. C’est encore Nikos Aliagas, la star de la Une, qui l’animera cet automne. La Star Ac, comme on l’appelle, ne sera d’ailleurs pas le seul exemple de retour sur les antennes de grandes émissions musicales. Chercher à rassembler avec de grandes émissions de divertissement Au Royaume-Uni, Match Game est revenu sur BBC1 tandis que Name That Tune est de nouveau sur Fox, aux États-Unis, après sa disparition en 1985. C’est que face à la concurrence des plateformes de vidéo à la demande, les chaînes généralistes cherchent de plus en plus à rassembler avec de grandes émissions de divertissement. Même France 2 n’a pu résister à une forme de téléréalité avec MasterChef, un programme culinaire qu’elle s’apprête à relancer au second semestre, après son arrêt par TF1. Une façon aussi de répliquer aux géants du streaming qui investissent de plus en plus le champ du divertissement. C’est l’émission Love Island pour Amazon, The Circle Game par exemple sur Netflix ou Dancing with the Stars aux Etats-Unis pour Disney+, après dix-sept ans sur ABC. Signe d'usure face aux plateformes ? France 3, avec Plus Belle la Vie, a incité TF1 ou France 2 à lancer ensuite leurs propres feuilletons quotidiens avec Demain nous appartient ou Un si grand soleil. Son arrêt marque peut-être le signe d’une usure face aux plateformes et à leurs séries. Car le programme qui avait été conçu pour séduire les jeunes, était surtout transgénérationnel avant de s’adresser au public plus âgé de France 3. Il n’en reste pas moins un phénomène sociologique avec ses 17 auteurs depuis les studios de la Belle de Mai, à Marseille. C’est sur fond d’intrigue vaguement policière que beaucoup de téléspectateurs ont découvert le mariage homosexuel dix jours après la promulgation de la loi ou les difficultés de la transidentité avec un acteur transgenre. Finalement, Plus Belle la vie rendait la vie moderne, avec ses marginalités qui le sont de moins en moins, plus compréhensible à pas mal de parents et grands-parents.
    5/6/2022
    2:33
  • Liberté de la presse et lanceurs d'alerte: débâillonnez la vérité!
    Mercredi 27 avril a été présenté à la Commission européenne un projet de directive européenne pour lutter contre les poursuites abusives visant à faire taire les journalistes et les lanceurs d’alerte. On les appelle les « procédures bâillons » et elles peuvent prendre toutes les formes d’intimidation. Ce peut être la multiplication d’attaques judiciaires comme on l’a vu avec la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia qui en était à 47 poursuites au moment de son assassinat en 2017. Ce peut être une plainte pour diffamation, comme celle qui a visé Tristan Waleckx et France 2, lorsqu’ils ont été attaqués par Vincent Bolloré pour un portrait diffusé en 2016 et récompensé par le prix Albert Londres. Ce peut être des attaques pour dénigrement devant un tribunal de commerce, comme l’avait fait ce même Vincent Bolloré à propos de ce reportage en réclamant 50 millions d’euros à France Télévisions. Ce peut être du harcèlement judiciaire comme en a connu le journaliste camerounais Nestor Nga Etoga, qui depuis plus de cinq ans a comparu une centaine de fois devant un tribunal à Douala ou à Mfou après des poursuites de la société forestière Fipcam dont il a dénoncé la corruption, selon Reporters sans frontières. Ce peut être même une contre-offensive pour « dénonciation calomnieuse », comme vient le faire Patrick Poivre d’Arvor, l’ancien présentateur de TF1, à l’encontre de seize femmes alors que six d’entre elles ont déposé plainte contre lui pour viol. 118 « procédures bâillons » recensées en 2021 Très souvent, et c’est notamment le cas avec Vincent Bolloré, ces attaques systématiques ne donnent guère de résultat, au moins devant la justice européenne. Elles aboutissent à une relaxe ou elles sont retirées. Mais les puissants plaignants escomptent que c’est suffisant pour intimider des journalistes ou des lanceurs d’alerte qui pourraient s’en prendre à leurs intérêts. C’est pourquoi la commission européenne a présenté mercredi 27 avril un projet de directive pour « tuer les procédures-bâillons dans l’œuf, en neutralisant leur effet », comme l'explique la commissaire Věra Jourová. Il y a urgence, car sur 539 cas recensés entre 2010 et 2021, 118 ont eu lieu l’an dernier, année record pour ce type de procédures. La directive se concentre sur les affaires transfrontalières, car des informations touchent plusieurs pays et certains accusateurs sont tentés de faire leur marché pour trouver la juridiction qui leur est le plus favorable. Mais il y a aussi une recommandation aux États pour les affaires nationales. L’idée est de permettre un rejet anticipé de plaintes abusives ou infondées et un refus de jugements rendus hors de l’Union européenne. Des sanctions et des mesures dissuasives sont aussi prévues pour les plaignants, ainsi qu’une indemnisation pour les victimes de ces procédures bâillons qui payent souvent cher, à la fois en frais de justice et dans la durée, leur opiniâtreté. ► À écouter aussi : Le débat du jour - Journalistes et lanceurs d’alerte : faut-il davantage les protéger ?
    4/29/2022
    2:39
  • Talk TV, la nouvelle chaîne d’info de Rupert Murdoch
    La nouvelle chaîne Talk TV de Rupert Murdoch sera lancée lundi prochain au Royaume-Uni. « Rien de mieux qu’un ennemi illustre pour se lancer ». Ce conseil de Balzac dans Illusions perdues a peut-être été suivi par Rupert Murdoch, ou plutôt par le présentateur Piers Morgan dans sa nouvelle chaîne Talk TV. Dans la bande-annonce qu’il a diffusé de la nouvelle émission quotidienne du soir, Uncensured, qui commence lundi, Piers Morgan met en scène une prise de bec avec Donald Trump autour du résultat des élections américaines de 2020. Y aurait-il eu une authentique, une véridique friction avec l’ancien président qui n’en démord pas sur la fraude qui lui aurait volé sa victoire ? Ou bien est-ce un échange d’intérêts bien compris entre Rupert Murdoch, qui avait déjà mis sa chaîne Fox News au service de l’élection de Trump, et l’inconditionnel de Twitter qui avait été exclu des grands réseaux sociaux après la prise du capitole début 2020 ? Les deux sont en réalité possibles, car on sait que Murdoch reproche à Trump d’être englué dans le passé et de ne pas être suffisamment tourné vers l’avenir. Lors d’une assemblée des actionnaires de Fox News, le magnat a même estimé crucial que les conservateurs jouent un « rôle actif et énergique » dans les débats sur l’éducation, la santé et l’économie. Bref, à 91 ans, le tycoon australo-américain est loin d’avoir renoncé à ses visées idéologiques, y compris en Grande-Bretagne. Et ce, même s’il a vendu sa chaîne Sky News il y a quatre ans à Comcast, et alors qu’il devra ferrailler avec une autre chaîne, GB News, qui occupe déjà depuis neuf mois le terrain du débat incessant contre la culture « woke », ou pour un conservatisme décomplexé. Seulement par rapport à cette chaîne GB News, qui a perdu son présentateur vedette après le départ d’Andrew Neil, Talk TV a quelques atouts. D’abord, son journaliste star Piers Morgan est très connu pour être un ancien d’ITV qui avait déclaré qu’il ne croyait pas un mot de Megan Markle quand elle déclarait avoir des pensées suicidaires ou que son fils était stigmatisé pour la couleur de sa peau par un membre de la famille royale. Ensuite, Murdoch aurait consenti un pont d’or pour avoir ce journaliste non seulement tous les jours sur Talk TV, mais aussi sur le streaming deFox News, sur sa chaîne australienne ou ses journaux The Sun et le New York Post. Pour le reste, en dehors de cette émission, Talk TV ressemblera à de la radio d’info filmée. Tout a été fait en faveur de ce talk plutôt réactionnaire dans une Angleterre de Boris Johnson qui veut privatiser la chaîne publique Channel 4 et qui fragilise le financement de la BBC en gelant sa redevance, voire en imaginant d’y mettre fin.
    4/22/2022
    2:41

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