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  • Européen de la semaine - Magdalena Andersson, une Première ministre éphémère
    Magdalena Andersson est entrée dans l’histoire de la Suède comme la première femme cheffe du gouvernement, mais aussi comme la plus éphémère d’entre eux : quelques heures après avoir été élue Première ministre, elle a dû démissionner après la décision des Verts de quitter la coalition gouvernementale. Mais la cheffe de file des sociaux-démocrates, ministre des Finances dans le gouvernement précédent, a toutes les chances d’obtenir une nouvelle fois la confiance du Parlement ce lundi et de prendre la tête d’un gouvernement minoritaire Quelques heures à peine après sa nomination au poste de Premier ministre, cent ans après que la Suède a accordé le droit de vote aux femmes, Magdalena Andersson affrontait une première déconvenue. Le Parlement suédois, aux équilibres très serrés, rejetait son budget et adoptait celui de l’opposition de droite, préparé pour la première fois, avec l’extrême droite. Si la ministre des Finances de Stefan Löfven s’est dite prête à s’en accommoder, ses alliés écologistes de coalition ont, eux, décidé de claquer la porte. Magdalena Andersson a alors estimé qu’elle n’avait d’autre choix que de se retirer, tout en annonçant au président du Parlement qu’elle était toujours « prête à devenir Premier ministre ».  Car Magdalena Andersson est quasi certaine d’être réélue lors d’un nouveau vote lundi, faute d’alternative sérieuse. Les Verts et les centristes ont déjà annoncé qu’ils accepteraient un gouvernement 100 % social-démocrate. À la tête de ce cabinet très minoritaire, Magdalena Andersson, devra faire preuve de talents de négociatrice. Pour Elisabeth Elgán, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Stockholm, spécialiste des mouvements féministes nordiques, ça n’est pas mission impossible. « C’est un personnage qui me fait penser à Angela Merkel, une Angela Merkel de gauche », note la chercheuse qui la qualifie de « franche, discrète et sérieuse », tout en n’étant pas très « charismatique ». À 54 ans, cette économiste de formation, mariée et mère de deux enfants, se définit elle-même comme une « femme sympa et travailleuse » aimant décider. Mais cette ancienne championne junior de natation, fan de heavy metal, connue pour son style direct, a aussi gagné le surnom de « bulldozer » au ministère des Finances. Un terme que réfute Jonas Hinnfors, professeur de sciences politiques à l’Université de Göteborg : « Elle a été un membre très loyal du gouvernement de Stefan Lövfen. Or ce gouvernement a fait preuve de pragmatisme en actant le fait que les socio-démocrates avaient une position très faible et qu’ils devaient, de ce fait, coopérer avec les partis de droite et du centre ». Pour le politologue, elle est avant tout « une pragmatique ».     Proche de Stefan Löfven, elle lui a succédé à la tête du parti social-démocrate au début du mois. Après de brillantes études à la « Handels » de Stockholm, équivalent suédois d'HEC, complétée par un passage à Harvard, elle se fait rapidement une place dans l’appareil social-démocrate. Si elle aime à raconter que dans sa jeunesse, elle servait le café dans les réunions du parti, comme le rappelle Jonas Hinnfors, son profil est très différent de son prédécesseur. Stefan Löfven a été le premier dirigeant syndical à avoir jamais assumé un rôle de Premier ministre dans l’histoire du parti social-démocrate, pour un parti ouvrier, « c’était quand même quelque chose, note Yohann Aucante, spécialiste de la Scandinavie à l’École des Hautes études en Sciences sociales (EHESS), pour lequel l’ancien soudeur était beaucoup plus « en rupture par son profil que Magdalena Andersson qui est un pur produit de l’aristocratie sociale-démocrate ». Membre des jeunesses du parti, SSU, à 16 ans, elle devient collaboratrice du Premier ministre Göran Persson en 1996 et alterne les fonctions au sein du parti et des postes de haut fonctionnaire, jusqu’à devenir ministre des Finances en 2014. « Comme beaucoup de membres de l’élite politique, elle a une trajectoire extrêmement classique et linéaire », souligne Yohann Aucante. Plutôt marquée au départ à l'aile gauche, elle a suivi « en pragmatique » le virage centriste de son parti, selon Jonas Hinnfors. Dans ce contexte, Yohann Aucante ne voit pas Magdalena Andersson comme « une grande innovatrice. La seule chose qui la pousse dans ses retranchements, ce sont les nécessités issues de la pandémie de Covid-19 », note le maitre de conférence de l’EHESS. En tant que ministre des Finances, Magdalena Andersson s’est illustrée en s’opposant au plan européen de relance pour faire face à la crise sanitaire, avant de s’y rallier. Ministre dite « frugale », qualifiée de « radine de l’Europe » elle a dû faire des concessions aux autres partis, en Suède, en desserrant les cordons de la bourse et « en acceptant une forme de « quoi qu’il en coûte » à la suédoise », note Yohann Aucante. Pour relancer son camp, Magdalena Andersson a fixé trois grandes priorités : « reprendre le contrôle démocratique » sur les écoles, le système de santé et les maisons de retraite après une vague de privatisations, faire de la Suède une championne du climat, et combattre la ségrégation et la guerre des gangs que la Suède ne parvient pas à enrayer. Mais le temps presse : les prochaines élections législatives auront lieu en septembre 2022.
    11/27/2021
    3:30
  • Européen de la semaine - Mateusz Morawiecki, la nouvelle bête noire de Bruxelles
    À son arrivée au poste de Premier ministre, il y a quatre ans, il était considéré comme un modéré, un partisan de l'ouverture au monde et à l'Europe. Mais aujourd'hui, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki apparaît comme l'un des champions en Europe du camp souverainiste, et comme le partisan d'une ligne dure face à Bruxelles.    L'image a marqué les esprits : celle du dirigeant polonais s'adressant, le 19 octobre dernier, aux députés européens à Strasbourg. Ce jour-là, Mateusz Morawiecki met en garde ses interlocuteurs et dénonce ce qu'il qualifie de « chantage » exercé par l'Europe contre la Pologne.  « La plus haute loi de la République de Pologne est sa Constitution, elle est au dessus de toute autre loi, lance le dirigeant polonais aux députés européens. Je rejette les menaces contre la Pologne. Nous respectons la loi européenne et nous ne nous laisserons pas intimider. »  La confrontation entre Varsovie et Bruxelles trouve son origine dans la réforme du système judicaire polonais qui met à mal l'indépendance des magistrats. Sommé de rendre des comptes, Mateusz Morawiecki se montre intraitable. Une posture qui tranche avec l’image de dirigeant modéré, favorable à l'Europe, qui l’avait accompagné, il y a quatre ans, à ses débuts à la tête du gouvernement polonais.  « Il était considéré comme un technocrate, comme un manager, qui était plutôt favorable à l’intégration de la Pologne, souligne Judy Dempsey, spécialiste Europe de l’Est au Centre Carnegie. Et à l’époque, on imaginait qu’il allait donner un peu plus de crédibilité au gouvernement polonais à l’intérieur de l’Union européenne. Mais il est naïf et un peu arrogant de penser : "Puisqu’il parle anglais, et qu’il a étudié à l’étranger, c’est l’un des nôtres !" En définitive, Morawiecki est le Premier ministre de Pologne ! Et ce qui compte à ses yeux c’est la Pologne, pas ce que les autres pensent de lui à l’extérieur. »  Compétences managériales Aujourd’hui âgé de 53 ans, Mateusz Morawiecki est entré tardivement en politique. Jusqu’en 2015, c’est dans les milieux financiers qu’il évolue : dirigeant de la filiale polonaise de la banque Santander, il en fait l’une des plus puissantes du pays. Et ce sont ses compétences économiques et managériales qui lui ouvrent les portes du pouvoir. « Il a fait sa première tentative pour entrer en politique avec Donald Tusk, le Premier ministre de centre-droit, à l’époque où celui-ci dirigeait le pays, rappelle Wojciech Przybylski du centre de réflexion Visegrad Insight. Et donc, on a cru que c’était un modéré ! Mais finalement, c'est Jaroslav Kaczynski, le dirigeant conservateur et nationaliste du parti au pouvoir aujourd’hui qui lui a donné sa chance. En tant que Premier ministre, il s’est montré très efficace : un peu comme le PDG d’une entreprise qui s'adapte à ce que veulent ses actionnaires. Et dans ce cas précis, il se trouve que ses actionnaires sont d’extrême-droite ! »  Un million d’euros par jour   Pour contraindre la Pologne à respecter ses engagements, l’Europe a choisi de la frapper au portefeuille. Plus de trente milliards d’euros d’aide ont été gelées dans l’attente d’une sortie de crise. Et le 27 octobre dernier, la Cour de justice européenne a condamné la Pologne à une astreinte d’un million d’euros par jour. Pour Wojciech Przybylski, cette pression financière pourrait faire vaciller les autorités polonaises, car elle fragilise leur assise politique. « Le noyau central du parti au pouvoir Droit et Justice approuve la politique de confrontation avec l’Europe, estime l’analyste polonais. Mais il y a un nombre croissant de personnes qui s’inquiètent des conséquences économiques de cette posture. Ces gens se disent que cela pourrait entraîner de l’instabilité et surtout que cela risque de mettre en péril les financements européens. Ce sont des pragmatiques ; à leurs yeux, le gouvernement peut dire ce qu’il veut, mais il doit assurer sur l’essentiel : les investissements, les services, la prospérité. »  Ligne rouge  Dans le bras de fer avec Bruxelles, un élément nouveau apparaît au cœur de l’automne : la crise suscitée par l’arrivée de milliers de migrants à la frontière avec la Biélorussie. Mateusz Morawiecki refuse l’intervention de Frontex, l’agence européenne chargée de surveiller les frontières, et préfère envoyer plus de 10 000 soldats sur la zone frontière, qu’il interdit aux journalistes et aux ONG. Pour Judy Dempsey, du Centre Carnegie, cette politique de fermeté pourrait donner une nouvelle vigueur au parti au pouvoir à Varsovie. « La crise à la frontière a renforcé Droit et Justice à un moment où il était en train de baisser dans les sondages. Les gens ont été très choqués par la mort d’une jeune femme à laquelle les médecins avaient refusé un avortement. Ce drame avait donné un nouvel élan à l’opposition. Mais, avec ce qui se passe à la frontière biélorusse, le point de vue nationaliste et conservateur a retrouvé de la vigueur – même s’il y a des critiques au sein de l’opposition et parmi les ONG. Il est clair que le parti au pouvoir va essayer de garder ce problème en haut de l’agenda pour gêner l’opposition et tous ceux qui espèrent un changement de gouvernement. »  Malgré ses prises de positions inflexibles, il est une ligne rouge que Mateusz Morawiecki ne franchira jamais : celle d’une sortie de l’Union européenne. L’ancien banquier devenu l’artisan d’une politique ultra conservatrice sait qu’une très large majorité de Polonais – près de 70% – reste attachée à l’idée européenne.
    11/21/2021
    3:30
  • Européen de la semaine - Bulgarie: le président Roumen Radev en quête d’un second mandat
    Pour la troisième fois en sept mois, les électeurs bulgares se rendent aux urnes ce dimanche pour des élections législatives, mais aussi présidentielle. Candidat à sa succession, Roumen Radev apparaît favori même si son taux de popularité a chuté sur fond de crise politique et sanitaire sans précédent. Aux commandes de son MiG-29, le général Roumen Raved effectue une série d’acrobaties périlleuses dans le ciel de Sofia lors d’une démonstration aérienne, sous les applaudissements du public. C’était en 2014, deux ans, avant son accession à la présidence de la Bulgarie. La vidéo de ses exploits aériens est devenue virale lors de la campagne électorale. Cinq ans plus tard, en lice pour un nouveau mandat, l’ancien pilote de chasse, continue de cultiver une image d’homme fort. « C’est un général, un homme viril, catégorique dans ses opinions, nationaliste modéré. Il s’est forgé une image de chef », souligne Anna Krasteva, professeure de sociologie politique à la Nouvelle université bulgare. Opération séduction  À 58 ans, l’ancien militaire « souhaite montrer qu’il est en parfaite forme physique à la différence d’autres candidats », poursuit l’experte. Le mois dernier, au cours d’une visite dans un complexe sportif de Sofia, le chef de l’État, en chemise blanche, a fait 50 pompes devant les caméras. Novice en politique avant la campagne présidentielle de 2016, il se révèle tacticien et gagne les sympathies d’un électorat qui s’étend bien au-delà du parti socialiste. Pour ce scrutin, il se présente en candidat indépendant, mais il ratisse large. « Formellement, il a toujours le soutien du Parti socialiste, mais il est plus ambitieux », explique le politologue Antony Galabov. Le chef de l’État sortant, dont les pouvoirs ont été accrus à la faveur de la crise politique qui s’éternise, entend bien se constituer des soutiens dans le prochain Parlement. Il est soutenu aussi par le parti du chanteur et comique Slavi Trifonov, Il y a un tel peuple, mais aussi par une nouvelle coalition, qu’il a plus ou moins inspirée, On poursuit le changement. ► À lire aussi : Bulgarie: les électeurs retournent aux urnes, en pleine flambée de Covid-19 Ce nouveau parti a été créé par Kiril Petkov et Assen Vassilev, deux entrepreneurs quadragénaires diplômés d'Harvard ayant pour toute expérience politique quelques mois au sein d'un gouvernement intérimaire, où ils ont occupé les portefeuilles de l’Économie et des Finances avant de démissionner pour se lancer dans la campagne des législatives. Comme ces deux ex-ministres, Roumen Radev entend toujours séduire les électeurs qui sont contre l’ancien chef du gouvernement conservateur Boïko Borissov, son ennemi juré. Radev cherche à rassurer son peuple À l’été 2020, le président bulgare avait apporté son soutien aux manifestants descendus en masse dans la rue pour protester contre la corruption du gouvernement dominé par le parti Gerb. Ce sont d’ailleurs les perquisitions au sein de la présidence, perçues comme un abus de pouvoir, qui ont déclenché le vent de contestation. Si Boïko Borissov reste son principal rival, il n’hésite pas, par moment, à adopter les mêmes postures, rappelle Anna Krasteva. « Sur la question de la République de Macédoine du Nord, par exemple, il n’a pas cherché à changer la politique restrictive du Gerb, qui au début, soutenait l’élargissement de tous les Balkans occidentaux, puis a fini par bloquer l’adhésion de la Macédoine du Nord. Roumen Radev s’est lui aussi installé dans cette niche qui correspond à l’opinion publique, telle qu’elle a été forgée largement par le gouvernement de coalition du Gerb avec les nationalistes », note la sociologue. Un président pro-russe Diplômé de la prestigieuse Université de la guerre aérienne de la base militaire de Maxwell aux États-Unis, Roumen Radev parle couramment l’anglais. Il maîtrise également l’allemand et le russe. Et même si l’ancien commandant des forces aériennes de Bulgarie ne compte pas remettre en question l’orientation euro-atlantique de son pays, il plaide pour de bonnes relations avec la Russie, se voyant qualifié de « général rouge » par ses détracteurs. Interrogé régulièrement sur sa proximité avec Moscou, Roumen Radev explique, comme lors d’une rencontre avec des étudiants à l’université d’Oxford en 2018 que « la Bulgarie est membre de l’Otan et membre de l’Union européenne. Mais le pays doit aussi défendre ses intérêts nationaux (...) des intérêts très variés, non seulement sécuritaires, mais aussi économiques et énergétiques ». Dans un pays largement dépendant du gaz russe, Roumen Radev a souvent été critiqué pour ses positions perçues comme pro-russes, ce qui lui vaut un certain isolement parmi ses homologues européens, selon Antony Galabov. Durant la précédente campagne, il avait effectivement appelé à la levée des sanctions internationales contre Moscou. Tout en reconnaissant que l’annexion de la Crimée constituait une violation de la loi internationale, il avait aussi estimé que c’était une « réalité dont il valait mieux tenir compte ». Le scrutin de ce dimanche se déroule à un moment où la Bulgarie est submergée par la quatrième vague de la pandémie de Covid-19. Dépassé, le pays qui déplore le plus grand nombre de décès au monde par rapport à la population après le Pérou, a fait appel cette semaine à l'aide européenne. Or, « pour la plupart des citoyens bulgares, c’est, de fait, Rouman Radev qui dirige », en l’absence d’un gouvernement stable. Mais si son taux de popularité s’est un peu érodé, dans ce contexte de crise politique et sanitaire, le chef de l’État sortant est donné largement favori. Les derniers sondages lui accordaient une avance de 20 points. Mais il ne devrait pas échapper à un second tour.
    11/13/2021
    3:27
  • Européen de la semaine - Royaume-Uni: la ministre Liz Truss, une «nouvelle Margaret Thatcher»?
    La nouvelle ministre des Affaires étrangères britannique, Liz Truss, nommée il y a un mois par Boris Johnson, rappelle la Dame de fer de par son tempérament, mais aussi de par son idéologie très libérale. En charge du déploiement de la nouvelle politique internationale d’un Royaume-Uni émancipé de l’Union européenne, Liz Truss est aujourd’hui la personnalité la plus populaire du parti conservateur auprès des militants. Liz Truss le clame : « [Le Royaume-Uni] est toujours au meilleur de lui-même quand il est ouvert vers l’extérieur, optimiste et confiant. C’est le Royaume-Uni que je veux voir : patriotique et positif. Les gens veulent se sentir fiers de leur pays, ils en ont assez des discours déclinistes concernant notre place dans le monde. Nous sommes un grand pays : un pays moderne, libéral, qui réussit grâce à la libre entreprise. » Souriante, toujours élégante dans ses complets aux couleurs vives, Liz Truss est du genre énergique, enthousiaste et de plus en plus médiatique. « Elle aime se mettre en avant. Elle se fait beaucoup photographier et est très active sur Instagram... », commente Jill Rutter, chercheuse au think tank « UK in a changing Europe » (Le Royaume-Uni dans une Europe qui change, ndlr) « Elle est d’un optimisme incorrigible, on l’entend très rarement dire quelque chose de décourageant. Elle se comporte un peu comme un coach qui serait là pour motiver le Royaume-Uni. Et en cela, elle est probablement la membre du gouvernement qui a le plus d’affinités avec Boris Johnson », ajoute-t-elle. ► À lire aussi : Royaume-Uni: Boris Johnson attendu sur plusieurs fronts au congrès annuel du parti conservateur Ambassadrice de la stratégie économique post-Brexit Soutien de la première heure du Premier ministre, elle est l’ambassadrice du « Global Britain », la stratégie post-Brexit de conquête britannique de nouveaux marchés et d’alliances renouvelées, comme l’analyse Jill Rutter. Elle se concentre sur la manière de maximiser les opportunités du Brexit... et les relations avec l’Union européenne ne sont pas bien haut sur sa liste des priorités ! C’était très clair lors de son discours à la conférence du Parti conservateur le mois dernier : elle a à peine mentionné l’Europe. C’est une atlantiste, proche des États-Unis et du Canada, et elle défend un rapprochement avec la zone Indo-Pacifique. D’ailleurs, juste avant, en tant que ministre du Commerce, elle a sécurisé une soixantaine de contrats, notamment avec des pays asiatiques, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande.  Pragmatisme et efficacité sont ses maîtres mots. Elle assume sans détours sa vision néo-libérale de l’économie et des relations internationales, mais pour le reste, son bagage idéologique n’est pas très marqué : elle ne s’est d’ailleurs pas franchement mouillée du temps du référendum sur le Brexit par exemple. « Elle garde toujours un œil sur sa carrière. Au début, elle a soutenu le camp du “Remain”, probablement pour rester fidèle au Premier ministre de l’époque David Cameron qui ne voulait pas sortir de l’Union européenne. Mais ensuite quand le vent a tourné, ça n’a pas été difficile pour elle de changer de camp. En partie, peut-être, parce que ce n’est pas la première fois », dit Jamie Gaskarth, professeur de sciences politiques à la Open University, qui poursuit : « À l’Université, elle faisait partie des démocrates libéraux. Au fond, ce qui l’intéresse avant tout c’est le libre-échange, déréguler le marché, baisser les taxes, réduire le rôle du gouvernement, favoriser les relations commerciales et c’est un fond idéologique qui raisonne très bien avec la base des militants conservateurs ».  La plus jeune ministre de l’histoire du gouvernement britannique Fille d’un père prof de mathématiques et d’une mère infirmière, elle devient en 2014, ministre de l’Environnement, la plus jeune femme nommée au gouvernement dans l’histoire britannique. L’occasion pour cette femme ambitieuse de 45 ans, d’affirmer son indépendance d’esprit et son humour aussi.  « J’ai grandi dans une famille de gauche où on parlait de Marx et Trotsky à table. Ma mère m’a emmené en manifestation, j’ai fabriqué des pancartes [contre Margaret Thatcher]. Je n’ai pas fait du ballet, je n’ai jamais eu de cheval ! Ce que j’ai appris de plus utile, c’est de me faire entendre dans une foule. Mais contrairement à d’autres qui sont restés dans le moule gauchiste, je me suis rebellé. Je suis devenue conservatrice ! », explique Liz Truss. Aujourd’hui, elle est la personnalité la plus populaire du Parti conservateur britannique. L’étoile montante à qui il reste une marche à franchir, celle, un jour qui sait, de Premier ministre.
    11/6/2021
    3:34
  • Européen de la semaine - Allemagne: Bärbel Bas, nouvelle présidente du Bundestag, de l'ombre à la lumière
    En Allemagne, une nouvelle page s'ouvre avec de nouveaux visages. Au pouvoir depuis 16 ans, les chrétiens-démocrates ont perdu aux dernières élections et le successeur d'Angela Merkel, Olaf Scholz, a choisi une femme pour présider le Parlement allemand pour ne pas avoir que des hommes aux manettes des principales institutions de la République fédérale. Le favori du SPD pour le poste s'est donc retiré, au profit d'une députée totalement méconnue du grand public : Bärbel Bas. Dans sa veste rouge, Bärbel Bas, souriante, échange une ferme poignée de main avec son prédécesseur, le patriarche Wolfgang Schäuble, qui quitte la présidence du Bundestag à l’âge de 79 ans pour laisser la place à cette députée de 53 ans, peu médiatique, mais bien connue des parlementaires, qui ont validé à 80 % sa nomination.  « Monsieur Schäuble, c’était vraiment l’homme d’expérience, avec un penchant pour la philosophie... Elle, elle veut du concret », prévient Nils Schmid, député social-démocrate comme elle, qui l’a côtoyée de près pendant 4 ans. Il met en avant son parcours : issue d’un milieu modeste au cœur du bassin industriel de la Ruhr, cette ancienne assistante de direction qui n’a pas de diplôme supérieur a su gravir les échelons du parti.   Elle est une élue de terrain. Elle est bien implantée dans sa ville natale, Duisbourg, en pleine Ruhr. Elle a aussi ce charme un peu particulier typique de cette région, un charme un peu acidulé, mais elle est très claire dans ses positions, droite dans ses bottes. Elle a une volonté très ferme, elle sait s’imposer, c’est pourquoi je pense qu’elle est une très bonne présidente du Bundestag.Moderniser l'image du Parlement Députée depuis 12 ans, elle a notamment siégé dans la Commission de Santé et connaît très bien les rouages du Parlement.  Dans son premier discours à l’Assemblée, elle s’est engagée à faire passer une réforme attendue du système électoral afin de faire baisser le nombre de parlementaires, mais aussi, à dépoussiérer l’institution. « Comme c’est une élue qui est très proche des gens, elle veut essayer de moderniser l’image que le Parlement donne. Essayer de trouver un langage plus proche des gens et de leur vécu quotidien, parce que souvent le langage qu’on emploie est assez technocratique », concède Nils Schmid. Une nomination qui a quelque peu surpris D’elle, on sait qu’elle aime jouer au football, faire de la moto, lire des romans policiers. Et qu’elle adore la currywurst (une saucisse assaisonnée de ketchup et de curry, ndlr). Mais jusqu’à maintenant, Bärbel Bas était plutôt dans l’ombre et sa nomination a quelque peu surpris : « On attendait le président actuel du groupe parlementaire du SPD, Rolf Mützenich, qui s’est effacé par féminisme probablement pour la vice-présidente du groupe Bärbel Bas », dit Paul Maurice, chercheur du Comité d’études des relations franco-allemandes à l’IFRI.  « Le président de la République allemande, Frank-Walter Steinmeier, étant un homme, le futur chancelier également un homme, le SPD tenait à ce que ce soit une femme qui occupe le deuxième poste de l’État allemand, puisque comme c’est une démocratie parlementaire, la présidente du Bundestag a le deuxième rang dans l’ordre protocolaire », poursuit-il. Compétente et porteuse d'un message politique Une femme donc, compétente et porteuse d’un message politique, selon Paul Maurice. « Elle appartient à un sous-groupe parlementaire, à un rassemblement de députés sociaux-démocrates, qui appartiennent à l’aile gauche du parti. C’est peut-être un rééquilibrage étant donné que le futur chancelier appartient plutôt à l’aile droite et va gouverner avec une coalition dans laquelle intervient le FDP, le parti libéral », analyse le chercheur. Bärbel Bas, la nouvelle présidente du Parlement allemand, aura en tout cas affaire presque exclusivement à des femmes puisque tous les partis ont élu une vice-présidente pour les représenter au Présidium. Sauf le FDP, le parti libéral.
    10/30/2021
    3:32

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