Partner im RedaktionsNetzwerk Deutschland
Página inicialPodcastsEconomía
RFI - Afrique Économie

RFI - Afrique Économie

Podcast RFI - Afrique Économie
Podcast RFI - Afrique Économie

RFI - Afrique Économie

Guardar

Episodios disponibles

5 de 23
  • Les frémissements de l'industrie au Gabon
    Le Gabon importe la plupart de ses produits manufacturés au point que sa population ne sait même pas que certains sont fabriqués sur place. Beaucoup l’ont découvert lors des journées de l’industriel gabonais organisées à Libreville du 10 au 12 novembre dernier. L’occasion de vanter le « made in Gabon », mais surtout d’imaginer un futur plus dynamique de ce secteur pressenti pour prendre la relève de l’après pétrole. Joanna et sa collègue Alice sillonnent les différents stands de l’exposition organisée à l’occasion des journées de l’industriel gabonais. Elles découvrent avec beaucoup de plaisir que plusieurs produits qu’elles achètent régulièrement dans les supermarchés sont fabriqués au Gabon. « Je ne savais pas que c’était "made in Gabon", c’est durant les journées de l’industrie que j’ai pu constater que ces produits étaient faits au Gabon », explique cette première. « Moi, j'ai découvert Chimiotechnic spécialisés dans les produits ménagers. Je ne savais pas que c’était un produit gabonais... » Produits de nettoyage, aliments, boissons, ferraille, meubles en bois, les industriels gabonais ont exposé leur savoir-faire. Une fierté pour le ministre gabonais de l’Industrie, Pacôme Moubelé Boubeya : « En si peu d’années, nous avons commencé un processus de transformation. Jusqu’en 2010, la part transformée du bois était très marginale. Aujourd’hui, le Gabon est devenu le deuxième producteur mondial en contreplaqué. En matière de minerais, tout le manganèse extrait du Gabon était aussi vendu de façon brute. Nous avons commencé toute cette transformation. Même l’or était raffiné à l’extérieur. Donc la route est en train d’être prise et les objectifs de plus en plus atteints. » Financer Durant ces journées, les industriels ont posé le problème d’accès au financement pour accroître leurs capacités de production. Henri Claude Oyima, président de la Fédération des Entreprises du Gabon a appuyé cette doléance. « On a fait une proposition de la création d’une banque d’investissement qui n’existe pas au Gabon, raconte-t-il. Comme les industries ont besoin de financements sur une période assez longue, nous avons donc proposé que l’épargne collectée au Gabon puisse accompagner les industries du Gabon aujourd’hui. » Fabriquant des transformateurs électriques utilisés dans l’éclairage public, Parfait Duffy Bibang, PDG de La Gabonaise d’Énergie, estime que l’État gabonais n’accompagne pas suffisamment les industriels locaux. « Il faudrait que l’État protège les entreprises existantes et leur alloue des marchés qui protègent nos entreprises », avance-t-il. Malgré un réel frémissement, la part de l’industrie au PIB du Gabon est encore marginale. Elle est d’environ 8% seulement. ► À lire aussi : Gabon: la pénurie d’huile de cuisine provoque la colère des habitants de Libreville
    11/30/2022
    2:15
  • RDC: boom immobilier à Lubumbashi, les commerçants grands gagnants [3/3]
    À Lubumbashi, les commerçants figurent parmi les personnes qui se frottent les mains grâce à l’expansion du secteur de l’immobilier. Le marché de matériaux et d’outils de construction est florissant. Que ce soit au centre commercial ou dans les quartiers périphériques de la ville, les magasins de vente de matériaux de construction sont de plus en plus nombreux, car la demande est forte.  De notre correspondante à Lubumbashi, Sur la route Kipopo, l’un des quartiers en pleine expansion, Serges tient un dépôt de matériaux de construction. Il vend des fers à béton, des tôles galvanisées, du bois, des clous… Chaque matin, des clients affluent, ce qui le réjouit malgré une conjoncture difficile en ce moment. « Il y a de plus en plus de constructions et ça nous permet de vendre, même si nous ne réalisons pas assez de bénéfice sur nos articles, explique-t-il. Des Indiens ont aussi ouvert des extensions de leurs magasins dans les communes et les quartiers, et vendent au même prix que nous. Mais nous arrivons à écouler nos marchandises. » Le boom immobilier a aussi motivé Dan Tshombe à se lancer dans le commerce de matériaux de construction. Il y a deux ans, il a ouvert un point de vente sur avenue Maniema, non loin du centre-ville de Lubumbashi, il y expose quelques échantillons : « Nous avons du gravier, du sable fin, du sable concassé, des pavés parcellaires, des bordures… Nous les exposons ici pour indiquer aux clients que ces produits sont disponibles. » Ce jeune ingénieur en construction n’exploite pas de carrières de gravier ni de sable. Par contre, il fait du courtage entre les détenteurs des carrières et les clients. ► À lire aussi : RDC : à Lubumbashi, les prix de l'immobilier s'envolent Dan Tshombe reconnaît que le marché est florissant et les affaires marchent bien. « Par exemple, avec la pluie qui commence, les pavés sont vraiment recherchés en ce moment, poursuit-il. Et cela nous permet de gagner suffisamment. De ce côté-là, on ne se plaint pas. On ne va pas dire que c’est le paradis, mais on réalise le minimum de bénéfice. » Le minimum de bénéfice, c’est aussi ce que recherche Patrick Mikombe. Il a monté un atelier de fabrication locale et vente de portes et fenêtres en aluminium. « Quand le marché est vraiment au rendez-vous, je peux avoir trois commandes par mois. C’est pour environ 20 portes et fenêtres. » En deux ans, il a vu son chiffre d’affaires augmenter de 10%.  Les experts du secteur de l’immobilier estiment que la demande en matériaux et outils de construction sera encore plus forte au cours des prochaines années, car la ville de Lubumbashi continue de s’étendre.  ► À lire aussi : RDC : Boom immobilier à Lubumbashi, quels débouchés pour les Congolais
    11/29/2022
    2:13
  • RDC: Boom immobilier à Lubumbashi, quels débouchés pour les Congolais [2/3]
    À Lubumbashi, des villas de standing, des immeubles, des hôtels, des complexes commerciaux poussent comme des champignons aussi bien dans le centre commercial que dans le nord et l’ouest de la ville. Mais quels débouchés ce boom de la construction crée-t-il pour les jeunes travailleurs congolais ? De notre correspondante à Lubumbashi, Un projet de construction va de l’étude de ce projet jusqu’à sa mise en œuvre. Or, l’essentiel de ce processus échappe aux jeunes Congolais. À Lubumbashi, des sociétés de construction comme Safricas, Forrest, Edile Construction, ou des sociétés chinoises et indiennes se taillent la part du lion, ce que déplore Isidore Dibala, vice-président provincial de l’ordre national des architectes.  « Nous sommes surpris de voir que des projets tombent du ciel et on commence à les construire », s’étonne Isidore Dibala. « Il n’y a même pas de plaque qui indique quel bureau d’études a conçu le projet et quelle entreprise de construction l’exécute. Donc, les architectes ne sont pas associés à ce semblant de boom immobilier. »  Un avis que partage Franck Shimba, ingénieur en construction. Pour lui, le seul marché qui reste aux Congolais est celui des petites et moyennes habitations des privés. Pourtant, l’expertise ne manque pas, estime-t-il. « En tout cas, ce n’est pas facile d’avoir de gros marchés. Souvent ce sont des particuliers qui ont recours à nous. Voyez, dans notre ville, ce sont plus des Libanais, des Chinois qui ont ces marchés-là. Nous Congolais… On dirait qu’on ne nous fait pas trop confiance », pense Franck Shimba.  ► À lire aussi : RDC: à Lubumbashi, les prix de l'immobilier s'envolent Un secteur qui attire les jeunes Certains ont cependant su trouver des débouchés. Ils ont créé leurs propres agences immobilières, même si là aussi, la concurrence est rude. Patrick Bondo est directeur de l’agence PDM crée il y a 2 ans. « Oui, nous avons des marchés. Nous faisons nos preuves. D’ailleurs, la plupart de nos clients ne viennent que par recommandation, c’est que nous avons montré de quoi nous sommes capables », avance-t-il Malgré les difficultés, la filière du bâtiment attire les jeunes. Daniel Kimpinde est étudiant en Bac 2 Architecture à l’université de Lubumbashi. Crayon à la main, il conçoit le plan d’une guest house pour enseignants. Daniel croit en l’avenir de son métier. « En sachant que le secteur de l’immobilier attire du monde aujourd’hui, on se dit que si l’on terminait les études, on pourra concevoir des projets pour nos proches. Toutefois, on garde à l’esprit qu’on pourra un jour participer à de grands projets », explique l’étudiant. Les jeunes Congolais œuvrant dans le secteur de l’immobilier espèrent voir l’État promouvoir l’expertise locale.
    11/28/2022
    2:16
  • RDC: à Lubumbashi, les prix de l'immobilier s'envolent [1/3]
    Avec un déficit d'environ 4 millions de logements selon Africa Property News, le secteur de l'immobilier en RDC présente une grande opportunité d’investissement. À Lubumbashi par exemple, deuxième ville du pays, la demande en logement est plus grande que l’offre. Ce qui attire non seulement des Congolais, mais également des expatriés qui souhaitent investir dans le secteur locatif. Et par conséquence, les prix des terrains s’envolent. De notre correspondante à Lubumbashi, Dans la ville de Lubumbashi, les chantiers de villas, d’immeubles, d’hôtels, de centres commerciaux, de boutiques se comptent par dizaines. Pour Éric Lubangu, chercheur en économie, la plupart des propriétaires se tournent vers l’investissement locatif pour échapper au contrôle du flux financier imposé par le circuit bancaire.  « Comparativement à d’autres placements, que ça soit dans une banque ou ailleurs, l’investissement dans l’immobilier est rarement impacté par la conjoncture », explique le chercheur. « Et puis il n’y a pas de contrôle rigoureux dans ce secteur et l’immobilier permet aussi d’assurer sa retraite. »  Côté logement, la demande est de plus en plus forte à cause de l’accroissement de la population dans une ville qui compte désormais plus de 4 millions d’habitants. « Actuellement, nous peinons à loger des gens », constate Evariste Ntolo, un agent immobilier. « Au centre-ville par exemple, il est difficile de trouver une maison dont le loyer coûte même 1 000 dollars. La demande est très forte par rapport à l’offre », ajoute-t-il. ► À écouter aussi : Les difficultés de logement des Kinois « Il y a vraiment de la spéculation » Le prix des locations dans les quartiers chics est élevé. Pour une villa de quatre chambres, il varie entre 3 000 et 4 000 dollars par mois selon la superficie et les prestations. Celui d’un appartement va de 250 à 500 dollars. Malgré ce coût, la vie en appartement attire les Lushois comme Lysette Lomami. Elle loue un appartement à 500 dollars car « dans un appartement, le bailleur respecte bien le locataire ». « En plus, c’est (le bailleur) qui prend en charge les travaux d’entretien de l’immeuble. C’est cher, mais nous acceptons car les conditions de vie sont acceptables », souligne-t-elle. La ruée des Lushois vers l’investissement immobilier et locatif fait aussi grimper le prix des terrains. Dans les quartiers proches du centre commercial, le prix d’un terrain va jusqu’à 120 000 dollars. « Il y a vraiment de la spéculation », analyse Nathan Kabayo, ingénieur en construction. « Dans le temps, un terrain d’une dimension de 60 mètres sur 30 se vendait à 700 dollars, voire 1 200 dollars. Maintenant, il y a une hausse des prix. Par exemple, un morcellement d’une parcelle de 20 mètres sur 30 coûte 30 000 dollars », détaille-t-il. L’investissement locatif en RDC est un secteur prometteur et les besoins annuels dans le pays sont estimés à plus de 250 000 logements, selon l'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI).
    11/27/2022
    2:14
  • Congo-Brazzaville: les communautés veulent sortir de la dépendance de la viande de brousse
    Vendre la viande de brousse a toujours été la principale activité génératrice de revenus pour les communautés de Kabo, localité située dans la périphérie du parc de Nouabalé Ndoki, dans le département de la Sangha, au nord du Congo-Brazzaville. Désormais, l’Agence américaine de développement international (Usaid) mène dans cette zone un projet permettant aux bénéficiaires de diversifier leurs activités et revenus. De notre envoyé spécial à Kabo, Ce matin dans les rues de Kabo le nombre de moutons et de chèvres, lâchés par leurs bergers, à la recherche de pâturages, est impressionnant. Plusieurs heures plus tard, nous retrouvons au moins une quarantaine de têtes dans la bergerie de Christelle, une femme de 34 ans. Elle est dans un micro-projet qui a bénéficié de l’appui technique du projet de diversification des revenus de l’Usaid. « Notre première préoccupation est de changer les habitudes alimentaires : au lieu de consommer seulement la viande de brousse, les gens peuvent manger également du mouton ou du poulet […] Les gens ne se désintéressent pas encore trop de la viande de brousse. C’est un début [pour nous, les éleveurs]. Il faut attendre au moins dix ans », affirme-t-elle. Pas de prix fixe C’est juste une épave d’un congélateur qui sépare la bergerie et le poulailler de Christelle, dans la cour arrière de sa maison. Citoyen d’origine sénégalaise, installé à Kabo depuis 20 ans, Boubou Ndiaye élève également les moutons. « Nos prix de vente dépendent de la grandeur des bêtes. Il y a certains mâles qu’on peut vendre à 60 000 francs CFA (91,40 euros). Certaines femelles reviennent à 45 000 francs CFA (68 euros) ou 40 000 francs CFA (60 euros). Il n’y a pas un prix fixe. Quand il y a la Tabaski, c’est une opportunité pour nous de vendre plus de moutons », témoigne-t-il. À côté, Boubou Ndiaye fabrique du pain local et s’intéresse aussi à la culture du cacao. « Aider les communautés à mieux se prendre en charge » Mohamed Ali Boucka Mouity, un des animateurs du projet de diversification des revenus de l’Usaid nous dégage son intérêt. « Notre objectif, c’est réduire le commerce de la viande de brousse. Dans ce cas, il faut des activités alternatives pour aider les communautés à mieux se prendre en charge », indique-t-il. Dans la zone de Kabo, les animateurs de projets qui travaillent à limiter la pression sur la faune, multiplient les initiatives pour concilier conservation et sécurité alimentaire. Fortuné Iyengué est conseiller technique principal du Progepp, Projet de gestion des écosystèmes périphériques du parc de Nouabalé Ndoki. « C’est vrai qu’on a souvent reproché aux acteurs de la conservation de se limiter seulement à la conservation. Maintenant, on s’est dit qu’en travaillant avec les communautés, il faut les activités alternatives. C’est quelque chose de bienvenu pour que les communautés puissent souffler », relève-t-il. Dans la périphérie du parc de Noubalé Ndoki, les conservateurs estiment que le niveau du braconnage a un peu baissé depuis l’inscription de ce site sur la liste du patrimoine mondial en 2012.
    11/24/2022
    2:15

Radios similares

Acerca de RFI - Afrique Économie

Sitio web de la emisora

Escucha RFI - Afrique Économie, RFI - Radio foot internationale y muchas más emisoras de todo el mundo con la aplicación de radio.es

RFI - Afrique Économie

RFI - Afrique Économie

Descarga la aplicación gratis y escucha radio y podcast como nunca antes.

Tienda de Google PlayApp Store

RFI - Afrique Économie: Podcasts del grupo

RFI - Afrique Économie: Radios del grupo